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LE TEMOIGNAGE DE MANON

18/03/2020

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Parce que peu de gens connaissent l'hg j'ai décidé de mettre les mots sur cette pathologie.
Car oui "la grossesse n'est pas une maladie"
À force de nous le rabâcher, on a enregistré...
Par contre, l'hyperemese gravidique en est une.


Rien que son nom n'est pas beau à entendre, mais la vivre au quotidien c'est juste un cauchemar de chaque instant.
Parce que les "nausées matinales" sont loin de s'arrêter le matin, ni la nuit d'ailleurs, c'est quelque chose qui fait partie de nous du matin au soir, qui nous réveille la nuit, ça ne s'arrête jamais.
Ça représente des vomissements tous les jours sans un jour de répit, parfois des dizaines de fois par jour pour certaines, de la bile, des glaires, parfois même du sang...


Alors je vous laisse imaginer le mal être que ça provoque !


Des douleurs physiques, au ventre, à l'estomac, ça nous brûle de l'intérieur, des douleurs morales, quand est ce que ça va s'arrêter ? On ne peut plus ni boire ni manger en quantités suffisantes, on ne peut plus rien faire, nous sommes coupées du monde, plus de vie sociale et même à la maison, nous ne sommes plus vraiment là...


Quand je vois que la plupart des gens sont au bout de leur vie au bout de 48h de gastro... imaginez ça tous les jours pendant des mois...


Petit à petit la grande joie d'attendre un bébé donne place à de la tristesse, de la culpabilité, de la solitude, du désespoir.
Et tout ça bien malgré nous car bien sûr qu'on aime déjà ce petit être qui grandit en nous, plus que tout, et c'est ce qui nous donne de la force !! Car on doit continuer d'avancer, on doit être forte jusqu'à ce que bébé soit là, dans nos bras, et on comprendra à quel point ça en valait la peine de tenir le coup.


Quand on voit qu'il y a 800 000 naissances par an en France, et que cette maladie touche 3% des femmes, ça veut dire que nous sommes 24000 à souffrir de ça chaque année sans qu'on en entende parler. Personne ne connaît cette maladie.
On passe donc pour des femmes qui s'écoutent trop, trop fragiles, qui ne se rendent pas compte de la chance qu'on a de pouvoir attendre un enfant alors que tant d'autres ni arrivent pas, nous n'avons pas le droit de nous plaindre qu'on nous dit.
Mais excusez moi de vous dire que vous mélangez tout ! Bien sur qu'on sait la chance qu'on a d'attendre un bébé mais du coup nous devrions souffrir en silence ? Sans traitement efficace ? Dépérir de jour en jour, perdre plus de 10% de notre poids alors qu'on devrait plutôt en prendre, ça sera toujours ça en moins à perdre après qu'on nous dit... on ne peut même plus se regarder dans une glace tellement notre reflet fantomatique nous fait peur. Alors que doivent subir nos proches ? De nous voir dans cet état en étant totalement impuissant face à notre douleur. Comment leur faire comprendre que même l'odeur de leur parfum nous dégoute, tout nous dégoute, l'odeur de l'eau du riz nous dégoute. On ne supporte même pas un câlin alors qu'on a tellement besoin de tendresse et de réconfort.
On finit par faire un tour à l'hôpital tellement on est déshydratée et en carence de tout. Et là, déjà que le moral est souvent au plus bas, on nous pulvérise le moindre petit restant de moral qui nous reste en nous faisant subir un protocole barbare, où on nous met dans le noir, sans écran ni visite. On doit rester seule, avec nos pensées. Je ne vois vraiment pas en quoi cela va nous aider à nous sentir mieux. Ça nous isole encore un peu plus qu'on ne l'est déjà, ça nous oblige à penser encore plus à nos nausées sans avoir d'échappatoire, ça nous détruit tout simplement.


Au Canada et en Angleterre (merci à la princesse) les choses ont déjà commencé à bouger, les recherches avancent et on sait déjà aujourd'hui que cette maladie est génétique et hormonale, donc NON ce n'est pas dans notre tête. C'est physiologique, ça nous tombe dessus comme ça et on subit.

des patientes doit changer, être dans la bienveillance et le soutien, les indications de traitement déjà donnés au Canada doivent être mises en avant dans notre pays. Il y a des solutions, nous pouvons être un minimum soulagées, par des médicaments, par un soutien, en stoppant la culpabilisation avec des réflexions toutes faites et irréfléchies.


(Il faut arrêter de maigrir, il faut manger, il faut boire, il faut arrêter de se plaindre, il faut se bouger un peu, c'est pour un heureux événement faut pas être triste, il faut patienter, il faut arrêter d'y penser etc...)


Alors maintenant que vous en savez plus, essayer de comprendre le mal être que cette maladie provoque et apportez votre soutien aux femmes qui en souffrent, et épargnez leur vos jugements tout fait car, ce serait vous à notre place, comment vous sentiriez vous ?


Merci de partager au maximum pour mettre en lumière ce sujet, si ça peut aider ne serait ce qu'une seule femme qui vit la même chose que moi, ce sera une victoire.
Merci.

Manon.

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LE TEMOIGNAGE DE D'ALEXIA

08/03/2020

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Bonjour je m’appelle Alexia, j’ai 21 ans, je suis en couple depuis presque 4 ans avec Julien.
Je suis mamange d’un petit garçon, Lou.

Je suis tombée enceinte 1 mois après l’arrêt de ma contraception, j’étais super heureuse, ce bébé était désiré, attendu et je l’aimais déjà beaucoup. Savoir que j’allais devenir maman me comblait de bonheur !

Mais très rapidement j’ai commencé à être malade, je ne parle pas de petites nausées matinales, je parle d’hyperémèses gravidiques :
- 15, 30, 50 vomissements par jour,
- hypersalivation,
- perte de poids (-12Kg en 3 semaines),
- douleurs abdominales,
- hypotension,
- perte de conscience,
- problème de foie, anémie…

J'ai été diagnostiquée tôt, à 6 SA suite à plsusieurs passages aux Urgences mais malheureusement aucun suivi médical approprié n’a été trouvé.

Impossible de manger, de me tourner dans le lit, de boire ou encore de dormir, je restais dans le noir à gémir de douleur.

Mon compagnon rentrait du boulot régulièrement dans la journée pour me donner de l'eau, me porter pour aller au WC, me nettoyer un peu, vider la bassine à vomi.

J’ai essayé de lutter comme j’ai pu mais malgré les traitements prescrits rien ne s'est arrangé.

Suite à un énième passage aux urgences, j’ai été hospitalisé, mais à ma grande surprise, on m’a mise en isolement, dans le noir, perfusée en eau et au Zophren qui me shootait complètement, pas d’eau, pas de nourriture, pas le droit aux visites, ni au téléphone, ni à la tv, ni à la lumière du jour. Un protocole d'un autre siècle qui m’a profondément traumatisé !

Le seul médicament qui a fonctionné c'était le Zophren, très connu dans le milieu de l'hyperémèse gravidique car il a sauvé la vie à plus d'unes, mais qu'aucun médecin n'a voulu me le prescrire suite à cette hospitalisation. J’ai sombré dans la dépression, j’étais en train de mourir et aucune solution se dessinait devant moi. Je commençais à avoir des douleurs dorsales atroces et une plaie à force des rester allongée.

A 12 semaines, et sur les conseils de médecins, j'ai donc eu recours à une IVG afin de me sauver la vie. Depuis l'opération, j'ai pu recommencer à manger et boire, à dormir, mais ma vie s'est arrêtée en même temps que celle de mon fils, le 1er octobre 2019.

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LE TEMOIGNAGE DE NOEMIE

02/03/2020

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Début septembre, nous apprenons que je suis enceinte. Bébé voulu, nous sommes très heureux. Mais très vite j’ai commencé à avoir des nausées, puis des vomissements, puis ne plus arriver à me nourrir ni à m’hydrater. À 8 SA je suis en plein pic perdu 8 kg en même pas 15 jours. Je décide de me faire hospitaliser.

À mon arrivée je suis mise à l’isolement, comme une folle. Dans le noir, pas de visite, pas de téléphone, pas de télé, pas le droit de manger, pas le droit de boire. Je suis nourri par perfusion. Je reste hospitalisée 4 jours puis ressort encore plus mal qu’à mon arrivée. N’ayant plus de Force je suis incapable de tenir debout donc pas possible de prendre une douche seule d’aller aux toilettes seule etc... Le quotidien devient compliqué, heureusement mon conjoint et ma famille m’aide beaucoup. Je vais prendre du Primpéran jusqu’à la fin du 4 ème mois de grossesse.

Le 1er janvier je décide de prendre de bonnes résolutions et de l’arrêter. Plus de nausées plus de vomissements le cauchemar est enfin fini. Par contre tous les à côté de cette maladie continue, c’est-à-dire l’hypersalivation, et les gros problèmes de digestion. Bébé est né sans problème et je pense que cette grossesse à créer un lien encore plus fort.

En attendant je ne suis pas prête à recommencer et surtout à me retrouver dans cet état. J’ai du mal à imaginer mon quotidien avec un enfant et supporter cette maladie. C’est pour ça que je consacre énormément de temps et beaucoup d’amour à mon fils.

 

Noémie.

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LE TEMOIGNAGE DE MATHILDE

25/02/2020

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"Hypermérèse gravidique (HG pour les intimes) , tu ne m'auras pas, je serais une survivante

NON les toilettes n'est pas ma pièce préférée dans l'appart et pourtant j'y passe des heures !!!

Vomir jusqu'à 50 fois par jour, perdre du poids
Se traîner chez le médecin en pyjama
Se traîner à quatre pattes dans les toilettes des urgences, du médecin et un peu dans toutes les toilettes des lieux où tu vas
Etre dépendant des autres pour tout sinon tu mangerais et boirais pas
Ne supporter aucune odeur,même pas la nôtre, ni celle du conjoint, ni des chiens, ni du shampoing, ni du gel douche,ni de la lessive, ni du déo, ni de la nourriture, ni de la cigarette, ni du café,ni de la terre ou des plantes, ni des bougies, ni d'une odeur dont on ne sait pas d'où elle vient


Ne plus avoir la force de se lever pour aller chercher de l'eau et crever de soif pendant 3 heures
Ne plus avoir l'énergie de s'habiller,se brosser les dents,se coiffer,s'épiler
Avoir la peau qui gratte et pèle à cause de la déshydratation et les cheveux secs
Prendre une douche est une épreuve du combattant du coup bah on se lave au lavabo comme on peut
Se vomir dessus
Finir à l'hôpital,perfusée,pas écouté,
T'entendre dire qu'on ne peut rien faire pour toi et que c'est psychologique,te demander si tu veux garder ton bébé
Avoir mal partout et souffrir le martyr,l'utérus qui grossi,les ligaments qui s'étirent,les abdos à force de vomir et l'estomac qui on dirait se tord dans tous les sens


Se retourner pendant des heures et des heures pour trouver une position où on à le moins mal possible
Avoir des prises de sang tous les jours,des perfusions,ne plus supporter d'être touchée
Avoir l'estomac vide pendant plusieurs jours et avoir super faim mais l'impossibilité de manger
Avoir faim mais être dégoûtée de tout et ne pas savoir quoi manger
Regarder le plafond pendant des heures sans rien faire


Avoir les gens de ton entourage qui te soûlent avec d'une part ceux qui ne peuvent pas se mettre à ta place car ils n'ont jamais été enceinte et les femmes qui elles ont été enceintes mais qui ont eu une grossesse sans pathologie.
Oui effectivement c'est pas grave de gerber une fois de temps en temps,sauf que dans mon cas c'est une maladie et c'est pas des conneries si je dis que je ne peux rien avaler et il y a une réelle différence entre avoir la nausée et vomir des dizaines de fois.
Quelle personne se laisserait mourir de faim volontairement?Cela ne me fait vraiment pas plaisir de vomir comme un vieux qui agonise.
Moi qui suis une grosse mangeuse,n'ait pas peur des kilos en trop,moi qui ne sait pas ce que c'est qu'une balance et qui ne vas pas au restaurant pour commander une salade.Moi qui adore la bonne bouffe je ne me reconnais plus..Même avec une gastro je mange comme quatre ,vais vomir après l'apéro mais retourne m’asseoir pour manger du foi gras.


Avoir des vertiges à force d'avoir perdu du poids et des forces


Travailler n'est même plus envisageable et pourtant mon travail me manque.
Avoir l'impression d'être incompris par tout le monde,même de son conjoint
« Manges » « Va te promener » « Vas en ville » « Lis un peu » Si je le pouvais je le ferais
Ne plus pouvoir sortir seule par peur de vomir comme une merde ou de s'éclater la gueule par terre à cause d'un vertige
Avoir peur de se retrouver seule
Aimer son bébé plus fort que tout mais détester être enceinte
Gober ,gober,gober des médicaments plus dégueulasses les uns que les autres qui la moitié du temps finissent dans les toilettes
Se souvenir que la première fois qu'on a vomi on était contente parce que c'est un « vrai » symptôme de grossesse
Avoir la tête dans le brouillard à cause des médicaments et plus se souvenir de ce qu'on vient de dire
Avoir l'impression que son corps est possédé,ne plus en être le propriétaire.Avoir l'impression que l'âme et le corps sont séparés.
Avoir l'impression d'être comme Jésus qui s'est sacrifié pour sauver les hommes,moi je fais don de mon corps pour donner la vie
Sentir qu'on se rapproche de la mort petit à petit
Ne plus être considérée comme une personne mais comme une poule pondeuse.Le bébé va bien à l'intérieur,le fait que sa mère se meurt n'est pas grave de toute évidence.
Avoir envie d'avorter pour supprimer toutes ses Souffrances,avoir envie de supprimer ce qui nous rend pourtant si Heureuse et si Fière.Avoir envie de partir au Paradis.


Se cacher pour pleurer pendant que son conjoint mange une nourriture dont on ne supporte pas l'odeur,haïr le bruit du couteau et de la fourchette dans l'assiette et les bruits de mastication.Prier pour qu'il mange vite.
Avec tout ça même pas réaliser qu'on est vraiment enceinte et que notre vie va changer
En vouloir au monde entier mais surtout au personnel médical français qui ne fait aucun effort pour comprendre et soigner cette Maladie.Si des hommes étaient touchés leurs Souffrances ne seraient pas considérées comme psychologique.On n'oserait pas leur dire qu'ils ne veulent pas être enceinte et vomissent leurs bébés.
On oserait pas non plus les mettre dans le noir,sans visites,ni téléphones,télévisions ou livres.
Dire que les femmes souffrant de cette maladie finissent souvent en psychiatrie car on n'écoute pas leurs souffrances et qu'on ne sait pas les soigner


Beaucoup de femmes sont OBLIGEES d'avorter car leur douleur n'est pas prise en charge.Parce qu'on les ridiculise et qu'on les humilie.Parce qu'on les laisse pleine de vomi dans le noir et qu'on les appelle « les vomisseuses » .Certaines sont tellement humiliées et pas respectées par le personnel soignant qu'elles ravalent leur propre vomi pour faire croire qu'elles vont mieux et pouvoir se barrer vite fait de cet enfer.


Médecins?Infirmières?Aides soignantes?N'avez vous pas honte d'osez vous faire appeler comme telles?A quoi vous ont servi vos années d'études?Si des vies sont brisées c'est de votre faute.Aucune femme ayant cette maladie n'avorte par plaisir et toutes le Regrette.
Non je ne me laisserais plus dire que mes vomissements sont psychologiques.Non on ne me dira plus que je ne veux pas de mon bébé.Non on ne me dira plus que je me laisse aller.Non je ne fermerais pas ma gueule et je défendrais toutes les femmes qui ont cette maladie et je me ferais un devoir d'aider à ce qu'elle soit reconnue et mieux prise en charge en France.Je n'ai pas honte d'être malade ,j'ai honte d'être mal soignée.


Si je survie j'en serais Fière et j'aimerais mon enfant plus que tout mais jamais je ne pourrais survivre à une deuxième grossesse comme ça.


Les médecins n'ont absolument rien compris , il faut beaucoup ,beaucoup d'Amour pour son bébé , l'Amour que ce bébé représente entre nous et notre conjoint , pour pouvoir se donner soit même et supporter ça .
Bébé & A

« On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres,il suffit de se souvenir d'allumer la lumière » "

Mathilde.

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LE TEMOIGNAGE DE D'HELOISE

19/02/2020

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J'ai eu une première grossesse qui c'était a peu près normalement passée, sauf que j'avais eu des nausées jusqu'à l'accouchement mais pas trop de vomissements. On m'a évidemment dit que c'était normal, qu'il fallait faire avec... mais bon, quand à chaque fois que je rentrais dans mon appart je me precipitais aux toilettes pour vomir, l'odeur de mon appart me rendait dingue 😱 mon mari hallucinait de voir mon etat...

mais ce ne fut rien comparé à ma deuxième grossesse, mes nausées etaient tellement fortes que rien ne m'aidait, je me suis mise à respirer des mouchoirs d'huiles essentielles de menthe... résultat j'ai perdu mon bébé au bout d'un mois de grossesse...

ma troisième grossesse à été la pire : enceinte de jumelles, double dose !!!! RIEN ne passait mes nausées et je vomissais 10 à 20 fois par jour. L'odeur de ma maison ( on a un poele, on se chauffe au bois 😱), c'était horrible, l'odeur des repas que mon mari faisait, mais aussi les odeurs de produits pour le corps, les gels douches les savons les crèmes.... au secours !

Très rapidement j'ai du arreter de travailler, au bout d'un mois et demi, je donne des cours, c'était horrible je ne pouvais plus me concentrer, mon dernier cours je suis sortie toutes les demi heures pour vomir.... mes élèves ne pouvaient pas comprendre...

On est épuisée, on ne peut rien faire, se lever se laver s'habiller deviens le parcours de la combattante. Je ne supportais même plus mes odeurs corporelles... malgré tout, je voulais absolument continuer à accompagner mon fils à l'école à pieds mais j'ai du y renoncer à la suite d'un gros malaise sur le chemin de l'école, les pompiers m'ont transportée aux urgences... c'était terminé : plus d'efforts : alitée le plus possible.

La maternité dans laquelle j'étais s'est toujours bien occupée de moi... mais on sent bien qu'ils sont démunis face "aux vomisseuses" (c'est comme ça que j'ai entendu qu'ils m'appelaient...) dans le noir, sous perf de primperan, à déprimer, à ne pas pouvoir lire, ou regarder la télé ou meme ecouter la radio, à culpabiliser de fou par peur de perdre mes jumelles !!! Et puis on fini par vous dire : vous comprenez vous occupez un lit juste parce que vous avez des nausées, va falloir rentrer chez vous 😭😭

Moi aussi décollement du placenta à force de vomir.... je pleurais beaucoups... et puis les vomissements c'est horrible, mais le pire c'est les remontées acides... oh la la, comme j'ai eu mal.... impossible de dormir allongée... je pleurais en disant à mon mari que j'avais l'impression que l'on m'avait empoisonnée, j'avais le sentiment que j'allais en mourir.

J'ai perdu 8kilos les 3 premiers mois...

Le truc aussi avec cette maladie, c'est l'hyper salivation. Moi aussi je ne supportais plus d'avaler ma salive. J'avais en permanence une bouteille dans laquelle je crachais... c'était vraiment dégoûtant... le pire c'est que il m'est arrivé de la renverser cette bouteille 😓 et que c'est mon amour de mari qui nettoyait, j'en etais incapable. Heureusement qu'il était là pour s'occuper de notre petit garçon... et de moi. Il a été exemplaire mon homme.

Cette maladie est la pire chose qui me soit arrivée dans ma vie, et c'est très compliqué à expliquer à l'entourage car c'est combiné à une grossesse, donc les gens nous disent que ça va bientot passer, que c'est normal, qu'on doit etre surement bien plus douillette que les autres, que "ça reste QUE une grossesse quand même faut pas exagérer !"

Je ne souhaite ça à personne... et je ne veux absolument plus avoir d'enfants après ça !!! Mes filles vont bien et l'accouchement fut du gâteau comparé aux 7 mois et demi de calvaire !!!

Je souhaite beaucoups de courage aux malades et aux hommes courageux qui accompagnent, car eux aussi ils souffrent de nous voir comme ça.
J'espère sincèrement que la recherche va avancer...

Héloïse.

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LE TEMOIGNAGE DE T...

13/02/2020

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Dès le début de la 3ème semaine j'ai commencé par avoir des nausées et jusque là ça allait car j'arrivais à me nourrir un peu. Mais au bout de la 6ème semaine les vomissements ont commencés.

Pour le moment je suis à -3kg sur la balance et la sage-femme n'a pas l'air inquiète. Et il faut savoir que je suis déjà pas épaisse et en dessous de la courbe d'imc.

J'abuse du DONORMYL, toutes les techniques des gens..NUL NUL NUL.. Acupuncture, gingembre etc etc etc.. et j'ai tout essayé !
Je pleure à bout de forces envie inconsciemment que cette grossesse se termine et/ou de passer ce premier trimestre rapidement.

Je rêve de manger et de boissons, rien ne passe. J'ai eu en tout 3 jours de répit sans vomir ou j'ai réussi à manger 1 repas en fractionné.
Autrement je me force à manger même si c'est 1 ou 2 gâteau sec ou une mandarine avec un verre d'eau afin de ne pas vomir de la bile.
Traumatisé par cette douleur de vomir rien.

Bien sûr je ne suis pas épargnée par les douleurs au ventre.
Je passe la plupart de mon temps au lit sous la couette avec un seau pour vomir.

T.

 

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LE TEMOIGNAGE D'EMA

30/01/2020

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Bonjour,

J’aimerais apporter mon témoignage, parler non seulement de ma souffrance mais aussi de la violence de l’incompréhension du corps médical et de la culpabilité qu’on a essayé de me faire porter. Ça va être un peu long, excusez-moi d’avance, mais ce témoignage me sert aussi de catharsis.
Mon compagnon et moi même avons décidé d’avoir un enfant. Nous l’avons voulu, désiré, rêvé : je le précise pour la suite.
En mars 2019, après près d’un an d’essais, je me trouve nauséeuse devant mon assiette et réalise que j’ai 4 jours de retard de règles. Je me lève de table et file faire un test : je suis enceinte ! Nous baignons dans le bonheur, et je me surprend à sourire quand pour la première fois je me retrouve la tête dans la cuvette, parce que ça rend la chose un peu plus réelle.
Deux semaines plus tard, je suis si malade que je ne peux me rendre à mon travail. Mon médecin m’arrête, me prescrit de l’homéopathie et m’assure que ça ira mieux dans quelques semaines.
Les jours passent et rien ne va : je ne supporte plus d’être autrement qu’allongée, ne tolère aucune odeur, aucun contact physique, le bruit, parler, lire, tout cela me fait vomir. J’essaye de m’alimenter mais rien ne passe, et lorsque je bois une gorgée d’eau je vomis des quantités sorties de nulle part. Mon entourage est plein de conseils inutiles, et mon compagnon me regarde dépérir sans pouvoir rien y faire. Un soir, après avoir vomi une dizaine de fois dans l’heure, je me retrouve avec du sang dans la bouche. Mon compagnon appelle SOS médecins, qui lui disent d’appeler le samu, ce qu’il fait. Réponse : c’est normal de vomir en debut de grossesse. Après qu’il ait raccroché, je fais une sorte de malaise : je n’arrive plus à ouvrir les yeux et mon discours est décousu. Il m’emmène aux urgences, et l’infirmière qui m’examine dans un premier temps me dira , agacée, que « vomir 12 fois c’est pas la grossesse, ça s’appelle une gastro hein » et que « toutes les femmes vomissent ». Un médecin m’examine ensuite et m’annonce pas très rassuré que je souffre d’une grande déshydratation, que je dois rester à l’hôpital.

Pendant ce séjour, je me suis sentie comme la « chochotte » de service, qui en fait des tonnes à repousser les plateaux repas (merci pour la saumonette, le veau aux olives, le gratin de choux-fleurs, tous les plats en sauce et odorants à souhait) et à rester dans le noir. Des infirmières qui n’ont pas fait cas de la porte de ma chambre laissée ouverte m’ont appelé « la vomisseuse ». Une sage-femme est venue m’expliquer que si je vomissais autant, c’était psychologique parce que je n’acceptais sans doute pas ma grossesse, que mon corps me signifiait le REJET de mon enfant, que je n’étais peut-être pas prête pour la maternité, que des problèmes dans mon couple y étaient sans doute pour quelque chose (il n’y avait AUCUN problème). Elle m’a parlé de mon enfance qui était peut-être problématique (non). J’étais au bout du rouleau, j’avais espoir que la solution à mes vomissements se trouve dans sa longue liste, alors j’ai accepté de voir une psychologue. Parce que peut-être que sans m’en rendre compte, je ne voulais pas cet enfant...

Et puis on m’a fait une échographie, ma première échographie (je devais normalement voir mon gynéco pour la première écho quelques jours plus tard). J’ai vu mon minuscule, mon microscopique bébé-embryon, et j’ai compris que non je n’avais pas de problème, oui je voulais cet enfant, oui je l’aimais déjà de toutes mes forces. J’ai demandé à rentrer chez moi, parce qu’il était hors de question que je reste dans cet endroit où je ne me sentais pas respectée. Les sages-femmes ont essayé de m’en dissuader, me racontant qu’il me fallait encore leur soutien (quel soutien?), mais le gynécologue de garde (qui s’est avéré être mon gynecologue de ville) à qui revenait la décision a accepté ma sortie. On m’a retiré ma perfusion (primperan), et je me suis remise à beaucoup vomir : une sage-femme a osé me dire que « comme par hasard » je recommençais à vomir alors que j’allais rentrer chez moi : c’était « sûr » que c’etait psychologique! Elle m’a dit qu’il fallait que je pense à être suivie et que j’accepte mon bébé.
Je suis rentrée chez moi, je me suis allongée seule, dans le noir, et j’ai parlé à mon bébé. Je lui ai dit que je l’aimais, que les vomissements et la nausée n’etait pas de sa faute, pas de la mienne non plus. Je lui ai demandé de bien grandir, de prendre tout ce dont il avait besoin de moi. Je lui ai dit que si mon état était le prix à payer pour qu’il aille bien, alors je l’acceptais, qu’il n’avait qu’à s’occuper de grandir et que moi je gérais le reste. J’étais enceinte de huit semaines, et j’ai pu tenir jusqu’à 38 SA en lui répétant ses mots quasiment tous les jours. J’ai continué à voir des médecins qui m’ont assuré que le premier trimestre passé, ça irait. Puis quand arriva le seconde trimestre, on m’a prescrit du Donormyl, et on m’a dit que parfois ça débordait un peu mais que le dernier trimestre, ça irait. Pendant le troisième trimestre, on m’a dit que c’était pas de chance, que c’était bientôt fini de toutes façons. La veille de la naissance de ma fille, je n’ai pas vomi, je n’ai pas eu la nausée.

Mon accouchement a été idéal, mon bébé a presque trois mois, est une merveille et je l’aime de tout mon être. J’ai clairement été traumatisée par ma grossesse, j’ai peur de reprendre les rapports avec mon conjoint, même protégés car je redoute une nouvelle grossesse. On n’a pas été accompagné comme il le fallait. « On », car mon amoureux, qui a été une ressource inépuisable d’amour, de tendresse et de secours, a souffert lui aussi de me voir vomir mes tripes, hurler de nerfs, pleurer à n’en plus pouvoir. On a minimisé mon état, on a voulu m’en rendre coupable et même si j’ai su passer au dessus, j’ai mal qu’on ait pu penser que je n’aimais pas mon enfant.

A toutes celles et ceux (on oublie pas les papas qui souffrent avec nous) qui passent par là, je ne peux que vous souhaiter du courage, beaucoup de courage. Ne laissez personne vous faire croire que ceci est de votre faute. Ne laissez personne vous faire douter de vous et de votre amour pour votre enfant. Courage.

Ema.

 

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LE TEMOIGNAGE DE B...

17/01/2020

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Pour mon 1er bb les premières nausées on commencé après 6semaines quand jai appris ma grossesse et j'ai vomis jusqu'à 8mois et demi ..c'était dur j'ai beaucoup pleuré ..pour tt le monde c'était normal..faut supporter... j'ai eu une césarienne et j'étais toute maigre et hyper fatiguée et lepideptie est arrivé derrière.... pour bb 2 grossesse surprise ..vomissements et nausées avant retard de règles...3 jours avant retard règles test positif et les 2 mois qui suivent c'était l'enfer...vomissements tous les jours de la bile douleur gastrique sang perte de poids faiblesse ..2 mois comme ça j'ai supporté ..j'ai fini par appeler les pompiers évidemment sans suite ....et un membre de ma famille ma emmené à l'hôpital ou j'ai été prise en charge sans jugement sans remarque ni de psy..ils m'ont perfusée pansement gastrique.. vogalene .....et j'avais un soucis de urine rouge ça a été traité. je suis resté 5 jours. ils m'ont prise au sérieux et pris soin de moi comme les autres malades....je suis sortie de l'hôpital en forme avec plein de médicaments ordonnance ....soulagée..j'ai manger de la pizza kebab des fruits.....2 semaines de bonheur !!! et voilà le calvaire recommence petit à petit...les médicaments plus aucun effet... vomissements plusieurs fois par jours ....le bb veut plus de médoc ni de nourriture à part la mangue .....plusieurs jours j'ai rien mangé..je vais supporter et je veux plus aller à l'hôpital mais je suis suivis la bas donc je vais expliquer ma situation .......le bb lui en pleine forme et tant mieux .....je rêve déjà un 3 ème bb pour plu tard mais j'avoue que jai peur de revivre ça car c insupportable. Juste a cause de l'hg je ne ferais pas ce 3 ème bb ....c'est un calvaire.
j'ai compris que la nature est plus forte que les médicaments.....si je vais jusqu'au bout c'est pour tenir mon 2eme amour dans mes bras comme le premier .....si c'est pas une preuve d'amour de supporter ce gros calvaire pour mettre au monde un bb c quoi alors !!!!! mais le 3 ème je déclare forfait !!!

 

B

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