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Voici le témoignage de Marina

Publié le 3/11/2019

Merci pour ce témoignage

Hypèremèse gravidique...Peu de monde connait cette maladie, même moi lorsque je suis tombée enceinte, et pourtant, elle allait me pourrir la vie pendant des mois...

Novembre 2012, je suis la plus heureuse. Après une douloureuse fausse couche 1 mois auparavant, je suis de nouveau enceinte...A Noël, je commence à ressentir de violentes nausées, ce qui me rassure car à ma 1ère grossesse, je n'ai tout bonnement eu aucun symptôme... Dans les jours qui suivent, je n'arrive plus à avaler quoi que ce soit, la moindre odeur est insoutenable. Le médecin me dit que tout est normal et me prescrit du primperan. Le traitement est un échec, je n'arrive pas à le garder dans mon estomac.

 

Le corps médical est sourd à mon sos et mes proches qui vivent loin, trouvent mes symptômes normaux, mais ne voient pas ce que j'endure. Les jours passent, les semaines...et mon mari assiste impuissant à mon mal-être, essayant de tout faire pour me soulager, il essai de me cuisiner tout ce que j'aime, me masse pour me détendre et me réconforte comme il le peut. Malgré tout, il m'arrive parfois de culpabiliser, j'ai tellement désiré cette grossesse et pourtant, je déteste ce qu'elle me fait ressentir, je passe mon temps à pleurer...Je suis une vraie loque, je ne me lève que pour aller aux toilettes et me laver (même ça  devient un calvaire quotidien).La moindre odeur, la moindre image de bouffe, même en entendre parler me donne des haut le cœur, et je vomis tellement de fois dans la journée que je ne les compte plus. Et comble du "bonheur", je souffre également d'hypersalivation, et ça je crois que c'est pire que tout! Arrivée à 4 mois de grossesse, je suis arrivée à -10 kilos, et je suis si faible que je commence a faire un malaise si je suis plus de 2 minutes debout. Les seules sorties que je m'autorise sont les rdv médicaux et l'achat de la poussette de mon bébé.


Et puis en l'espace d'une semaine, miracle, je me sent de mieux en mieux.Je ressent de nouveau quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis 3 mois : la faim.Je dois réapprendre à manger de petites quantitées progressives car mon estomac ne supporte pas encore d'etre trop rempli.Malgré tout, sans faire d'excès, le mois suivant j'ai repris 5 kilos en un mois.À partir de ce moment là, le reste de ma grossesse à été parfaite.
18 mois plus tard, non sans craintes, j'attend mon petit deuxième.Au bout d'un mois, les nausées et quelques vomissements apparaissent mais contre toute attente, au bout de 3 semaines je mène ma vie normalement, je n'ai plus de nausées.Je ne pense meme pas pouvoir dire que l'hg était de retour car le fait de ne rien pouvoir manger n'a duré qu'une semaine sur les 3.


Aujourd'hui, j'attend mon troisième enfant et l'hg et l'hypersialorhée sont de retour, et ce coup-çi avant même mon test de grossesse positif. C'est toujours très dur, mais les choses se deroulent un peu mieux pour moi par rapport à la fois précédente car entre-temps, j'ai pris connaissance de l'hyperemèse et qu'en plus, ayant changé de maternité pour mon suivi, je suis tombée sur une super sage-femme qui a su m'orienter vers des solutions. Sous ses conseils, je suis sous donormyl, ce qui ne me permet pas de calmer completement les nausées et ne m'empêche pas d'être malade, mais qui au moins me permet de m'alimenter et boire. Par contre pour l'hypersalivation, aucun remède, et c'est un cauchemar! Cette semaine je vais voir un ostheopathe car à force de vomir, je me suis bloqué les cervicales, ce qui est une souffrance supplémentaire.


Le plus difficile pour moi est de ne pas pouvoir jouer et m'occuper de mes enfants autant que d'habitude, même si je me sent bénie d'avoir un super mari qui est un bon père et s'occupe d'eux, et qui est toujours comprehensif et aux petits soins avec moi. Il ne minimise pas ce que je ressent et il est d'un soutien sans failles.


Dans tous les cas, j'espère que tout ça s'arrêtera vite, pour enfin vivre le reste de ma grossesse sereinement et calmement. Mon petit troisième sera aussi mon dernier, car meme si une grossesse n'est pas l'autre, je ne me sent pas le courage de reprendre le risque de revivre l'hg une fois de plus.
Je n'en tire qu'un côté positif : je me dis que si un jour ma fille, ou belle-fille souffre d'hg plus tard (même si d'ici là j'espere que ce sera reconnu et mieux traité/suivi), je serai là pour l'aider, la soutenir et la comprendre.

Marina.

 

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Voici le témoignage de Mélanie
 

Publié le 27/08/2019

Merci pour ce témoignage 

Grossesses du diable :


- 2 fausses couches.
-Ma première "vraie" grossesse -10kilos, 2 hospitalisations pour vomissements incoercibles et 1 pour risque d'accouchement prématuré. Finalement ma fille se porte a merveille. Elle est arrivée 15 jours avant terme. Elle a aujourd'hui 14 mois.
J'ai haï cette grossesse, je ne voulais plus qu'un seul enfant. Puis à l'accouchement, quand j'ai eu ma fille dans les bras, ma première pensée en regardant le papa fut "on aura un deuxieme". L'accouchement fut une réelle délivrance, ma grossesse un enfer.

Aujourd'hui j'en suis a ma seconde grossesse. Nous voulions des enfants rapprochés. J'apprends que je suis enceinte pour les 11 mois de ma fille. Nous sommes tellement heureux mais en même temps j'ai peur de cette grossesse. Comment gérer ma fille si tout recommence...

Et puis tout recommence... a 1 mois et 1 semaine de grossesse les nausées et vomissements apparaissent soudainement. Incontrôlables, ingérables. Ils font parti de mon quotidien.
Tres vite je suis affaiblie. Je ne parviens plus a m'occuper de ma fille. Changer ses couches sont un calvaire. Tout me dégoûte.
Une journée type :
-Je me lève avec bien du mal.
-Je prends e mon petit dejeuné. Epuisée.
-Une tartine grillée. Immobilisée pendant au moins 30min. Je ne dois sentir aucune odeur, aucun courant d'air, je ne fais aucun geste. Sinon j'ai le malheur de ne pouvoir la digerer.
-Je me douche assisse, les jambes ont du mal a soutenir le haut du corps. Les reins sont broyés par les nausées et vomissements. Le brossage des dents est une réelle epreuve car il finit toujours avec une crise de nausées et de vomissements.
-Sieste jusque 11h30.
-Le repas du midi est impossible, je me force mais ca ne passe pas. Je mange moins que ma fille.
-Sieste toute l'après-midi jusque 17h.
-Pas de goûter ou si oui il ne passe pas.
- Pas de souper.
-19h30 je commence ma nuit.

Sans alimentation, sans eau puisque même boire une gorgée me fait rendre des litres, Coupée du monde, sans ma fille (justr le cododo pour les siestes) sans jouer avec elle, lui chanter une berceuse m'est impossible, la porter me fait mal dans tous les membres, impossible de tenir une conversation, pas de sorties, pas de visite, sans reseaux sociaux, sans télévision. Tout me dérange, tout m'epuise. Je suis incapable de preparer un repas qui pourtant est une véritable passion.
Voilà une journée de mon Hyperemese Gravidique.

Je suis aujourd'hui a 4 mois de grossesse. Le mal disparait de jours en jours.
J'arrive a m'occuper de ma fille progressivement et surtout a lui rechanter ses berceuses. J'arrive a tenir une conversation et a me reconnecter sur les réseaux sociaux. J'arrive a reboire de l'eau. J'arrive a remanger certains aliments le midi et le petit déjeuné n'est plus un probleme.
Je commence a revivre.

Je suis a -8 kilos.
Mon poids de base a ma seconde grossesse etait de 64kilos. Heureusement que j'avais pris du poids volontairement pour préparer cette 2eme grossesse (+5kilos) car j'aurais surement pas échappée a l'hospitalisation.

J'ai un gynécologue de rêve. Il comprend tout a fait ce que je vis... ou survis... pourtant pas de traitement médicamenteux.

Je souhaite temoigner aujourd'hui pour vous dire de ne pas vous bloquer pour un 2eme... mais soyez extrêmement bien entouré par votre gynécologue et par vos proches.
Le papa travaillant énormément, sans ma maman qui vit a 2 heures de route, je ne sais vraiment pas comment j'aurais pu gérer cette grossesse avec ma fille a charge. Elle consacre tout son temps pour nous. Le papa est un super papa qui me porte sur ses épaules. Je me vois en lui sa "Wonderwoman"

Sachez que je pense véritablement que nous avons un pouvoir inestimable d'avoir passer nos grossesses ainsi. Et j'envie toujours les futures mamans qui elles sont en super forme... Je ne connaitrais jamais une belle grossesse...

Je croise les doigts pour que bébé arrive en bonne santé lui aussi et dans les meilleures conditions possibles...

 

 

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Voici le témoignage de Myriam

Publié le 24/08/2019

Merci pour ce témoignage

Bonjour à tous.


C'est avec beaucoup de joie que nous avons accueilli notre petite Emy le 9 août dernier.
Ce bébé nous l'avons vraiment désiré, nous étions prêts et lorsque j'ai appris que j'étais enceinte, le 25 novembre 2018, nous étions tous les deux particulièrement ravis.
Malheureusement, une semaine tout juste après la nouvelle, je commence à avoir des nausées et très vite des vomissements. D'abord 4-5 fois par jour. Je lis partout que c'est un signe de bonne santé du bébé, qu'il faut que je me réjouisse de ce "petit bobo de grossesse". A 6sa je vomis déjà plus de 10 fois par jour et vais voir le remplaçant de ma gynécologue. Lui aussi me parle de petit bobo et me prescrit du vogalène. Ça ne marche pas.
A 7sa je vomis 20 fois par jour et vais voir mon généraliste. Celui-ci me dit qu'il n'y a rien à faire d'autre que d'être patiente, il me prescrit du primpéran et me dis que je serais contente d'ici peu d'avoir perdu quelques kilos...
J'en suis déjà à 9kgs de perdus, je n'arrive ni à avaler les cachets, ni à manger. Je n'arrive pas à prendre mes vitamines de grossesse. Je me force à boire mais je vomis tout, je vomis même du sang.
Je tiens encore 3 semaines comme ça. Mon conjoint vide ma bassine à vomi, me fait couler des bains parce que je ne tiens pas debout, fais le ménage quasi tous les jours pour éliminer ces odeurs qui m'insupportent. Il ne dit rien lorsque c'est son odeur qui me rend malade.
A 10sa j'ai perdu 15kgs et je ne tiens plus. Nous allons aux urgences. Là un médecin odieux me reçoit alors que je suis en détresse et me dit que je lui fais perdre son temps, que ce ne sont que des vomissements et qu'il ne pourra rien faire pour les arrêter. Finalement un gynécologue de la clinique me fait hospitaliser à la maternité. Protocole à l'ancienne, dans le noir, pas de visite, perfusion. Je reste 5 jours sous Zophren. Contre toute attente, les vomissements cessent et je mange à nouveau. A la sortie je revis.
Seulement cela ne dure que 4 jours. De nouveau je ne supporte plus les odeurs de ma maison, je vomis de plus en plus chaque jours.
Je songe à l'IVG mais en regardant l'échographie de mon bébé je décide de tenir le coup.
Retour à la clinique à 12sa. Même protocole. On me met d'abord sous primpéran mais je vomis du sang à longueur de journée. Au bout de 3 jours on me remet sous Zophren et cela marche en peu de temps. Je sors une semaine plus tard. Je supplie le médecin de me prescrire du Zophren mais il ne me donne que du primpéran. L'ordonnance part directement à la poubelle, je suis désemparée.
Évidemment, les vomissements reprennent très vite. Devant le manque de soutien du corps médical, avec mon conjoint nous décidons de nous débrouiller seuls. Je tente le donormyl, je bois par petites gorgées, je marche dès que mes jambes veulent bien me porter pour sortir de la maison. Peu à peu les vomissements diminuent.
Je salive énormément, je me déplace en permanence avec un crachoir à la main, je déplore de violentes remontées acides, je déprime d'autant que ma vie sociale a énormément pâtit de la maladie mais je me découvre une force insoupçonnée pour tenir le coup.
Ce qui m'aide à tenir, c'est aussi le fait qu'à chaque visite médicale, je vois mon bébé qui, malgré tout, se développe normalement.
À partir du 6ème mois, je ne vomis plus que quelques fois par semaines, presque une renaissance. Du coup je reprends beaucoup de poids sans pour autant manger excessivement. Alors qu'aucun médecin ne s'inquiétait de me voir maigrir, j'essuie de nombreux reproches pour la prise de poids. Encore une fois, je serre les dents et ne pense qu'à mon bébé qui va bien.
Et puis finalement il y a 12 jours, la délivrance. Emy est là. Je ne salive plus, je ne vomis plus. Non, contrairement à ce que l'on dit, on n'oublie pas les "petits bobos de grossesse". Mais le bonheur de tenir son bébé dans ses bras fait que l'on sait pourquoi on s'est battue pendant 9 mois.
J'entends déjà des membres de ma famille parler de deuxième bébé, je me retiens de leur hurler dessus. Je n'envisage pas de tomber enceinte à nouveau un jour mais pour rien au monde je ne ferai marche arrière à présent.
Je souhaite beaucoup de courage à toutes celles qui sont actuellement dans la tourmente ou à celles qui auront le courage de tomber enceinte à nouveau en sachant ce qui les attend probablement. Nous sommes des guerrières et nos bébés sont de petits miracles. Bon courage à tous ces conjoints qui se sentent impuissants mais qui sont pourtant essentiels pour surmonter la maladie
Merci d'avoir pris le temps de lire mon petit roman 😘

Myriam.

 

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Voici le témoignage d'Elodie

Publié le 18/07/2019

Merci pour ce témoignage

Tout à commencé le 31 mai 2014. Je me mari. le plus beau jour de ma vie. J arrête la pillule.
nous voulons un bébé.

voyage de noce fait , j annonce au papa fin août 2014 que nous sommes partis à 2 mais revenus à 3! nous sommes aux anges. Mais tout cela va très vite se transformer en cauchemard ....

des 6 sa , j avais nausées , vomissements, chutes de tension, puis descente aux enfers...
impossible de manger ni de boire. descendu à 6 de tension.... hospitalisation , perfusion, mise dans le noir sans visites ni télé ni téléphone. il fallait que je me repose... après plusieurs jour sous Prinperan , puis zophren, je remange un peu puis je sors....
quelques jours après , je rechute.... bébé va très bien et grossit bien. C est déjà ça. ..
j ai été hospitalisé en moyenne toutes les 3 semaines jusqu au 7 ème mois.... Je vomissai 20 fois par jour...j ai perdue 12 kg.Je deprimais,je vivais dans le noir et seule car je ne supportais aucune odeur...Je pleurais beaucoup mais mon bébé allait bien!
lesmédecins me disait que j avais la maladie de kate middleton.
puis d un coups, ne reste que les nausées matinales et le degout de manger.
quelques tour sur les toilettes de temps en temps mais ça allait...
au 9eme mois , c est reparti pour un tour... les vomissements reviennent quotidiennement ... jusqu a l accouchement....
ce jour , mon Fils est né . le 31 mai 2015 à 3h13, après 6h de travail, une péri bien trop dosee, une ventouse et beaucoup de fatigue, mais je suis délivrée de cette maladie . le matin, je mourrais de faim , de soif et je n avais plus de nausées!

mais voilà, 3 ans après, nous voulons un 2eme bébé .
nous voilà en essaie en février 2018. finalement , bébé 2 arrivera comme son frère, pour mai 2019! tout le monde est heureux de cette nouvelle. sauf que, les vomissements matinaux ont commencé à 3 sa ... et c est à causes d eux que j ai su que j étais enceinte.....
me revoilà partie dans la galère ...
comment un si heureux événement peut se transformer en si gros cauchemard?
c est la rentrée des classes, petite section pour mon grand qui voit maman souffrir... C est dur de se lever le matin et d assumer, il le voit... C est dur de lui faire à manger le midi car papa travaille mais il faut que lui mange, même si moi, je vomis....
papa rentre et je vais me coucher, il n y a que quand je dors que je vais bien.... J essaie des médicaments, je suis hospitalisée une première fois vers 8 sa avec déjà moins 6kg au compteur. déshydratation , tensions 8 ... directement mise sous zophren , sortie 3 jours après sans ordo....mon médecin accepté de m e prescrire 5 jours. Je re vie . Je mange un peu, bois , arrive à me prendre en mains... Mais 5 jours c est peu et ça fini vite.... me revoilà hospitalisée quelques semaine après et à 3 mois de grossesse , j avais moins 10 kg ... bébé va bien . ....

je suis alors prise en charge par mon médecin traitant qui accepte de me prescrire du zophren tant qu' il y en a besoin. ouf!
je suis sauvée! ça va mieux, encore de vomissements de temps en temps , mais surtout des nausées et beaucoup de fatigue. mon grand me voyait malade, et mon coeur se déchirant lorsqu' il me refaisait en train de vomir.... à 6 mois de grossesse, je reprend le travaille, je suis épuisée , mais à mon compte , je ne peux plus prendre ma remplaçante .... J adapté au mieux. je n en peu plus... me voilà en congés patho , enfin. puis la voilà, la délivrance. ce 11 mai 2019 , j y ai cru, finalement fausse alerte, puis ke dimanche, j ai su que c était le moment. elle allait arriver! ce 2eme enfants . cette petite merveille.elle est née sans péri , avec accompagnement hypnotique. une naissance merveilleuse ,le 12 mai 2019 . debout en 2 h, une soif énorme , l eau était merveilleuse. le goût revenais . en 2 h j étais sur pied pour aller dans ma chambre .C était fini. ce cauchemard avais pris fin.

2 grossesses, garçon et fille, 2 hg , 2 cauchemards qui finissent avec les plus beaux cadeaux du monde. Mais probablement deuil d un troisième.....

merci de m'avoir lu.

Elodie.

 

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Voici le témoignage de Sophie

Publié le 11/07/2019

Merci pour ce témoignage

Je suis maman de 3 enfants, hg pour le 3ème et 2 hg avec interruption de grossesse. La 1ère en 2006 (ivg), la 2ème en 2008 (3ème enfant) et la 3ème en 2017 (ivg).

Avant la grossesse de Kate Middleton je n'avais jamais entendu le nom médical de cette maladie alors que j'en ai souffert bien avant elle et à 2 reprises, je pensais que j'étais la seule femme au monde à avoir vécu ça, les médecins me regardaient comme une bête curieuse, j'avais l'impression d'être un cas d'étude pour la science.

Pour mes 2 premières filles j'ai été malade au-delà des fameuses nausées matinales du 1er trimestre mais ça n'était encore rien comparé à ce que j'ai vécu par la suite.

En 2006, je suis tombée enceinte et les nausées et vomissements ont commencé rapidement. Je vomissais des dizaines de fois par jour, je ne pouvais plus rien avaler même l'eau repartait aussi vite qu'elle était entrée mais pire encore je ne supportais plus aucune odeur y compris l'odeur de dehors, le simple fait d'ouvrir la fenêtre de la pièce où je me trouvais me déclenchait une série de vomissements. Encore pire je ne supportais aucun contact physique, je ne pouvais pas prendre mes filles dans mes bras, leur odeur me déclenchait des vomissements. Je maigrissais à vue d'œil (-7 kg en 5 jours), je n'avais plus aucune force, j'étais une loque,on aurait cru une morte-vivante. Le gynéco m'a fait hospitaliser dans le noir, sans visites ou presque, sous perfusion de primperan évidemment , ça ne marchait pas, rien ne marchait (primperan, vogalène, péridys...)on a tout essayé. Il me disait que c'était à cause du nerf sympathique ail porte pas vraiment bien son nom celui là! Les seuls moments où je ne vomissais pas c'était quand je dormais, mais dès que j'ouvrais les yeux, ça recommençait. J'ai passé 1 mois à l'hopital, je pleurais tous les jours toutes les larmes de mon corps, j'avais les idées noires, je tombais en dépression, alors j'ai pris une décision! J'ai avorté juste avant le délai légal, je n'en pouvais plus physiquement et moralement. Tout de suite après l'ivg, les vomissements se sont arrêtés instantanément.

2 ans plus tard, mon mari et moi voulions tjs avoir un bébé, alors je suis retombée enceinte, j'appréhendais le jour où je me réveillerais avec la nausée, pendant 3 semaines rien, je croyais presque que je ne serais pas du tout malade (comme certaines de ces femmes qui disent qu'elles n'ont jamais été autant épanouies que pendant leur grossesse, qui se vantent de n'avoir même pas eu une petite nausée, je les détestais !) Bref, je suis vite revenue à la réalité quand les nausées ont commencé... rebelote, c'était reparti pour un tour, vomissements, perte de poids extrême, nouveau gynéco qui n'avait jamais vu ça de sa carrière qui ne me croyait pas, qui pensais que je ne désirais pas mon bébé, qui pensais que j'exagérais et que je me complaisais dans mon état (biensûr, j'adore vomir!) finalement, après avoir perdu 10 kg en 10 jours il s'est décidé à me faire hospitaliser, il a compris que le primpéran et compagnie ça servait à rien alors il m'a mise sous Largactyl en perf, c'est un neuroleptique qu'on donne aux schizofrènes. Résultat, ça marchait plutôt bien, je ne vomissais plus que 4-5 fois/jour, par contre j'étais déphasée, comme shootée, ça m'endormait le cerveau. J'ai passé 15 jours à l'hosto, je suis sortie et je suis restée sous ce médicament jusqu'à mon 7e mois de grossesse, j'avais une vie à peu près normale, je vomissais 4 fois/jour, je souffrais de régurgitations acides atroces. Quand j'ai ralenti puis finalement arrêté le traitement, je déprimais, je pleurais tout le tps et j'avais les idées noires, les vomissements ont augmenté mais son restés stables à 5-6 fois/jour jusqu'à mon accouchement à 8 mois de grossesse d'un beau bébé de 54 cm et 3,490 kg quand même!

Après la naissance de mon fils c'est clair, les grossesses c'était terminé pour moi, je ne voulais plus revivre ça, mon 3ème enfant était donc le dernier.
Mais les années ont passé, mon mari n'ayant qu'un enfant (notre fils) rêvait d'un 2ème, d'un petit dernier et moi je le voulais aussi et j'étais prête pour un 4ème et dernier.

J'ai su que j'étais enceinte mi-août 2017, c'était donc une grossesse désirée, j'ai ressenti les 1ères nausées vers début septembre, pendant une semaine j'ai continué à travailler avec des nausées et les vomissements qui commençaient. Finalement les vomissements étant de plus en plus rapprochés, j'ai dû arrêter de travailler. À partir de là, l'enfer a (re) commencé. Je vomissais au moins 30 fois par jour, du matin en ouvrant les yeux, jusqu'au soir en les fermant. Je ne pouvais plus rien avaler , même l'eau ne passait pas, plus aucune forces, je ne pouvais plus rien faire seule, me laver était un calvaire, je ne supportais plus l'odeur du gel douche, le goût du dentifrice. Je n'arrivais plus à tenir une conversation, le fait de parler me déclenchait des vomissements. En 1 semaine j'ai perdu près de 8 kg. Je passais mes journées dans le canapé avec ma bassine que mon mari vidait et rinçait régulièrement. J'étais dans l'impossibilité de m'occuper des enfants, de la maison, des repas... De rien en fait. Au bout d'une semaine mon mari m'a conduite à l'hôpital, j'y ai passé 4 jours, la gynécologue le Dr Maisonneuve, m'a prise en charge, je lui ai expliqué que c'était la 3ème fois que je vivais cette situation, elle semblait connaître. C'était la 1ère fois que j'avais affaire à un médecin qui connaissait l'hg et qui ne m'a pas prise pour une folle qui rejetait sa grossesse.

Bref, à l'hôpital, on m'a réhydratée avec une perfusion, je leur ai dit que le primperan, vogalène et compagnie ne me faisaient strictement rien, du coup ils ont mis du zophren. Au début, ça a marché, je me sentais mieux mais très vite les effets positifs se sont dissipés et les vomissements ont repris de plus belle. Après, on a testé le donormyl, en comprimés ça a marché également au début ça me faisait dormir, du coup quand je dormais je ne vomissais pas. Alors après 4 jours je suis sortie de l'hôpital avec le donormyl. Mais après quelques jours, le médicament ne me faisait plus d'effet et les vomissements revenaient et mon état se dégradait de nouveau. Je suis retournée à l'hôpital 15 jours après ma sortie. Ils m'ont de nouveau gardée 3-4 jours sous perf de zophren mais ça n'allait pas beaucoup mieux, mon moral était au plus bas, je pleurais tout le temps, le personnel soignant était attentionné avec moi, le Dr Maisonneuve à l'écoute mais malgré tout je n'en pouvais plus et je ne me voyais pas revivre la même grossesse que pour mon fils où j'ai vomis jusqu'à l'accouchement. J'ai pris la décision d'interrompre la grossesse. Le Dr voulait me laisser le tps de réfléchir à ma décision, j'ai rencontré la psychologue avant de sortir de l'hôpital. Une semaine après j'avais rdv avec l'anesthésiste, j'avais des sacs en plastique pour vomir dans la voiture et dans la salle d'attente, mon mari me tenait pour marcher, j'étais vidée de toutes mes forces. Le 13 octobre je suis retournée à l'hôpital pour l'ivg, je suis arrivée à 8h du matin, on est venu me chercher vers 11h, l'attente était atroce, je vomissais, j'avais froid, je tremblais de tout mon corps. Après l'intervention, plus rien, plus de vomissements ni de nausées, fin du calvaire !

Désolée pour la longueur du texte, merci de m'avoir lue.

 

Sophie.

 

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Voici le témoignage de Morgane

Publié le 19/06/2019

Merci pour ce témoignage

Mon enfer nommé HG.

Maman de 31 ans de deux petites filles de 28 mois et 2 mois. Ma première grossesse a été un calvaire jusqu’à 30 vomissements par jour jusqu'à un mois après l'accouchement, une perte de 18kg en 9 mois. Je ne pouvais manger que du kiri et de la compote les meilleurs jours. À la fin de cette grossesse, j avais dit plus jamais car psychologiquement je ne pouvais plus revivre cet état léthargique et culpabilisant. J ai donc fait le deuil de mon envie de famille nombreuse.

Et puis 18 mois plus tard,je suis tombée enceinte sous pilule. Avant même le test de grossesse je savais que j'étais enceinte puisque dès le début j'ai commencé à vomir une dizaine de fois par jour. Le premier mois j ai perdu 10kg. Petit à petit plus aucun aliment ne restaient dans mon corps plus de deux minutes. Je vomissais 20-30 fois par jour. Ma gynécologue privée qui m avait suivi sur la première grossesse m'a de suite prescrit primpéran vogalene puis zophren et donormyl mais aucun traitement ne fonctionnait. Alors j ai su que la grossesse serait longue et difficile, je me preparais à supporter la baisse de régime et les vomissements mais j étais bien loin d'imaginer le cauchemar qui m attendait.

Au cours du deuxième mois, j ai été hospitalisée deux fois pour déshydratation sévère. Mon premier séjour a été inhumain : « je n étais pas malade et je prenais la place de vrais malades, c est psychologique il faut arrêter de vomir, dans 1 mois et demi c est fini… être enceinte n est pas une maladie mais si vous ne le supportez pas vous pouvez avorter» voici le florilèges des paroles de soignants du service.

J en suis ressortie abattue psychologiquement mais je tenais physiquement debout avec une perfusion de glucose quotidienne pendant 15jours. Mais cela n'a pas suffit. Quand j ai revu ma gynécologue 15 jours plus tard, elle était atterrée que je ne puisse plus m'alimenter ni boire et que je n'avais que 500 ml de PG5 pour survivre. Le bilan sanguin commençait à montrer une dénutrition. Elle a elle-même appelée la maternité pour mettre en place un protocole pour m aider à survivre à cette grossesse. Elle nous a sauvé.

J ai donc été hospitalisée de nouveau. Après une réhydratation, on met en place l hospitalisation à domicile avec quotidiennement 1l de PG5 pour pallier à mon manque d alimentation et bilan de sang et rdv avec une gynécologue hospitalière tous les 15 jours. À partir du 1 novembre et jusqu’au 20 avril j ai vécu perfusée tous les jours pour vivre. Mais n'ayant pas beaucoup de veines, les perfusions ont eu lieu en sous-cutanée. J'ai découvert les douleurs liées à l'amas d'eau sous la peau. D'énormes oedemes se formaient sur 12h et diffusaient les 12h suivantes. J'ai du temporairement renoncer à jouer mon rôle de mère ne pouvant plus me lever sans malaise, plus manger sans vomir, ne supportant quasiment aucune odeur. Mais pour elle il fallait supporter en silence et avec le sourire, les douleurs des piqures, des perfusions, des vomissements, le goût de sang puis de métal dans la bouche.

Je remercie les sage femmes de l HAD et le docteur C. qui ont été d'une bienveillance extrême, qui se sont adaptés chaque jour à mon état autant physiologique que psychologique, qui m ont aidé à accepter cette grossesse, à réguler mon corps qui a sombré sans force, sans énergie.
J ai perdu 25kg. Ma première fille n a pas vu sa mère pendant ces 9 mois mais une zombie qui dormait ou vomissait. Je n étais plus capable de la porter, de la bercer ni même de lui donner à manger : lever une cuillère c était comme faire une séance d haltères pour vous dire. J ai cru devenir folle tellement la sensation de soif a été présente. La sensation de faim m a quitté dès le deuxième mois mais la soif jamais à tel point que j en rêvais la nuit. Je rêvais que je me noyais dans de l eau fraîche. La première chose que je voulais après l'accouchement, c'était boire un grand verre d'eau fraîche qui s'est finalement transformé en quelques gorgées mais quel bonheur intense se fût. Je crois que sans la bienveillance des soignants qui se sont occupés de nous, ma jolie petite Alix ne serait pas parmi nous.

Aujourd’hui, le traumatisme est toujours là 2 mois après l’accouchement. Je ne mange actuellement que l équivalent de 100g de nourriture par jour avec des douleurs atroces aux intestins après 9 mois sans rien dur dur la reprise. Je ne peux m empêcher de boire beaucoup de peur que la soif revienne. J ai peur de trop manger et de vomir et surtout j ai peur de retomber enceinte.
Je suis heureuse d être mère mais je suis loin d être remise émotionnellement en tant qu‘ individu et femme.

Morgane.

 

 

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Voici le témoignage de C

J'ai été confrontée à cette maladie lors de mes deux grossesses mais plus particulièrement lors de la première... en 1984. Même s'l y a plus de trente ans, je peux vous dire que je me souviens de pratiquement tous les détails.



Dès que j'ai su que j'étais enceinte, j'ai commencé à avoir des nausées (donc environ 1 mois après). Ma situation était plutôt normale, j'étais mariée depuis 7 mois et nous étions heureux de cette grossesse même si je ne m'y étais pas vraiment préparée. Les nausées ont commencé à se faire de plus en plus fréquentes et puissantes pour atteindre un stade de 24/24 avec des vomissements.



Mon poids normal était de 57 kilos pour 1m69 et je suis descendue à moins de 45 kilos. J'ai été hospitalisée 3 fois pendant 10 jours à chaque fois, afin d'être sous perfusion. Je ne pouvais pas me lever seule pour aller aux toilettes, ni pour marcher tout simplement. Mon mari et moi-même avions même envisagé l'IVG mais heureusement, on ne nous a pas écouté.



Je dois dire que mon gynécologue a fait tout ce qui était possible pour que je sois mieux lors de mes séjours à l'hôpital de Grasse (repas bien présentés spécialement conçus pour moi par une dietéticienne, isolement pendant plusieurs jours (il paraît que cela pouvait aider), mais rien n'y faisait. Les nausées ne me quittaient pas et j'étais extrèmement faible. De plus, je vomissais encore plus lorsque mon mari venait me voir et je lui demandais de bien vouloir s'asseoir à l'autre bout de la chambre !



En outre, je ne voulais pas rester chez moi et je suis allée vivre chez mes grands-parents où une infirmière venait me faire des piqûres. Je n'avais pas la force de parler à des amis, je ne pouvais pas lire ni regarder la télévision, j'étais complètement isolée avec mes nausées fortes et constantes.



J'ai commencé à avoir moins de nausées à presque 4 mois de grossesse et au 5ème mois, j'ai pu partir en vacances en Angleterre et manger du bacon et des oeufs à 9 heures du matin ! Absolument incroyable ! Petit à petit j'ai repris mes 12 ou 13 kilos que j'avais perdus et en ai repris autant. Ma fille est née à 4.280 kg.

Tout avait l'air psychologique pourtant j'étais persuadée que cela ne l'était pas. En effet, ma grand-mère paternelle me comprenait car elle me disait avoir eu ces mêmes symptômes ainsi que ma tante, sa fille. C'est aussi pour cela que je pensais que c'était héréditaire et non psychologique. Ma maman, quant à elle, n'a pas connu ce problème et a eu une belle grossesse.



Quant à ma 2ème grossesse en 1989, j'ai eu des nausées mais celles-ci étaient beaucoup moins fortes dans la journée (j'ai eu des vomissements le matin pendant 5 mois). J'avais quand même perdu 6 kilos mais je n'ai pas eu besoin d'être perfusée et ai pu continuer mon travail. Les 6 kilos ont été vite repris et je crois que j'en avais pris en tout 26.



Voilà, je tenais à vous adresser mon témoignage. Je suis ravie que l'on puisse maintenant mettre un nom sur cette terrible pathologie et vous félicite pour votre initiative.

C.

 

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Voici le témoignage de Aude

Publié le 11/06/2019

Merci pour ce témoignage.

Ayant souffert de cette pathologie jusqu’à mon 5 eme mois de grossesse ainsi que d’hypersalivation.
J’ai subis de multiples hospitalisations dont une à st Jean et mon gynécologue m’a dit que j étais folle et devais restée enfermée dans ma chambre dans le noir sans téléphone tv et visite !!!! Autant prendre une corde et se pendre ne croyez vous pas !!! Nous sommes en 2019 il y a quand même des protocoles mis en place pour cette pathologie mais apparement pas partout!!!
Je suis infirmière au bloc opératoire je suis une femme stable me semble t il mais lui n’a rien fais pour moi a part me prescrire sur une ordonnance banale du zophren (alors qu il faut une ordonnance spécifique mais ce cher docteur n’est pas habilité à la délivrer à quoi sert il ????) bref j ai finis par partir à la Ciotat où j ai fais plusieurs séjours car au bout d’une semaine sous perfusion de zophren ma vie redevenait normal mais je ne pouvais rester qu’une journée chez moi et encore car de suite les vomissements toutes les 15min réapparaissaient... perte de 10kg en moins de 3 semaines.
Cette maladie est horrible à vivre pour nous mais pour l entourage également mon mari était là et ma famille aussi bien sûr on m’a parler d’IVG mais impossible pour moi de mettre fin à cette grossesse.

Je suis retombée enceinte malheureusement les symptômes sont réapparus aussi vite mon premier n’ayant que 7 mois et étant né très grand préma ( a 31SA) je ne pouvais pas me permettre de ne pas être là pour lui... alors j ai eu recours à l ivg médicamenteuse je le regrette chaque jour mais quand je vis les moments magiques avec mon enfant j aurai regretter de passer mes mois de grossesse loin de lui !!!
Cette maladie vous fais vous enfermer sur vous même plus rien ne vous intéresse vous vous isolez vous ne pensez plus à rien c est un cercle vicieux juste vous pensez aux prochains vomissements qui vont encore vous brûler de l intérieur et quand est ce que cela cessera !
Après on oublie avec le temps et surtout avec son enfant dans les bras .... mais que les jours sont longs lorsque vous vivez avec votre bassine sous le bras.

La photo est celle de ma chienne qui a vécue cette grossesse en jouant les gardes malades, qui a oublié de vivre sa vie de chien et qui a beaucoup souffert de mes nombreuses hospitalisations....
J’ai omis de parler de la sophrologie qui dans certains cas aide bien moi c était trop engrené mais par contre il serait interessant d’expliquer aux futures mamans que faire des séances d’ostéopathie / etiopathie en agissant sur les cervicales permet de soulager les vomissements et de les stopper en plusieurs séances mais à faire dès le début des symptômes c’est grâce à ça que j ai pu vivre à partir de mon 5 eme mois passé de grossesse. 

Plein de courage aux futures mamans le chemin paraît long et il l’est mais l’issue est magique.

Aude.

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Voici le témoignage de Justine

Publié le 06/06/2019

Merci pour ce témoignage.

Tout a commencé le 29 janvier 2017 anniversaire de ma mamie on me sert une coupe de champagne je la laisse a mon conjoint je suis nauséeuse depuis le matin le lendemain test positif youou après juste 1mois je suis enceinte sauf que les nausées ont continué je vois notre médecin de village qui me dit que c’est normal bon ok 👌 si tôt dans la grossesse je trouvais ca bizzare bref les vacance ce termine je reprend le travail et je me prend un coup de transpalette urgence dans la foulée car perte de sang je pause alors la question des nausées a l’hôpital ont me dit si vous vous plaignez déjà vous avez pas fini bon bébé va bien je ressort vite c’etait le 14fevrier .Trés vite les nausées m’empêche de travailler je suis adjointe chef de caisse dans une grande surface je suis a l’arrêt et je vomis deja plus de 10* par jour je vois ma gynécologue pour la fameuse première échographie elle me dit que c’est normal pas de soucis particulier. Sauf que je vomi de plus en plus jusqu’à ne plus quitter ma bassine mais pas la nuit le soir je m’allonge je dors pas trop mal mais des que je me réveille c’est repartie je vois le docteur de famille qui s’occupe de mon conjoint il me demande depuis quand sa dure et me prescrit un vogalen qui na jamais marché je vous ma gynécologue quelque jour plus tard qui me dit que je suis doudouche que c’est mon corps qui rejette mon bébé je suis frustré épuisé mal dans ma peau rien ne va ...

 

Je rentre avec mon conjoint je lui dit que j’en ai mare que je suis déjà une mauvaise mère avant même que mon bébé ne soit la je suis a bout je revoir le médecin traitant qui me pèse et me dit que je perd pas mal de poids mais sa rester raisonnable il me met sou donormyl et me dit que je souffre de vomissements incoercibles HG sa a marcher 1 semaine de répit puis sa a repris de plus belle je ne savais plus manger ni boire rien ne passer j’ai dit a mon conjoint que j’avais des envie d’avortement mais que je devais tenir il ma promis que sa irai j’ai tenue quelques jour après ont retourne chez le docteur sa ne va pas mieux il me pèse -10kg et la je dois être hospitalisé d’urgence dans l’heure je serais prise en charge dans une maternité on m’isole interdit de télévision pas de téléphone pas de visite volet baisser je ne mange rien donc on ne me donne pas grand chose la gynécologue qui me suis la bas me met sous zohpren j’y reste 5jours et miracle je remange.

Je serais suivie la bas régulièrement pour vérifier que bébé va bien mais une fois sortie une semaine apres sa recommence les vomissements je suis allonger dans le canapé sans savoir manger volet baisser je ne supporte pas la lumière ni la tv ma mamie et ma maman passe dans la semaine pour aider au ménage et me remonter le moral je suis blanche fatigué mon medecin me met sous primperan les nausées je calme mais je vomis encore le liquide passe on passe au primperan en suppo pour être sur que je les gardes je me nourri de liquide puis de pomme de terre vapeur j’ai beaucoup de mal a remanger normalement pour dire j’ai repris une alimentation vraiment normal au 3 mois de ma fille...

 

Puis sa va mieux je n’ai plus que des nausées je decide de reprendre mon travail sa a était très difficile mais j’en avais besoin je prenais des petite portions de fruit cacher sous ma caisse pour tenir le rythme j’ai repris le travail le 1er mai on me disait que je ne manger pas assez puis 1 semaine apres j’ai commencé a avoir des contractions je vois mon docteur qui me dit que ce sont des fausse contraction je continu de travailler puis fin juillet arret complet je contracte toute les 5min je suis alité pour le restant de ma grossesse je fissure la poche des eau a 30sa picure pour stoper le travail on me dit dans les 24h je suis susceptible d’accoucher c’est la panique je suis hospitalisé 2semaine puis hospitalisé à domicile les contractions ne se son jamais calmer j’ai accouché de ma fille a 34,5sa un petit bout de 2,840kg et 45cm elle est en parfaite santé pas de neonat ouf enfin voila grossesse fatiguante et stressante mais moi nausées stopper complètement début juin courage les filles sa en vaut la peine vraiment ma princesse est née le 12septembre 2017 le même jour que mon petit frère <3

 

Justine.

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Voici le témoignage de Laura

Publié le 04/06/2019

Merci pour ce témoignage.

Bonjour à toutes,

Quel soulagement d’avoir découvert cette association et tous vos témoignages !

Je soufre actuellement d’HG, première grossesse, désirée, actuellement à 12SA, vomissements depuis 5SA.

J’ai vécu l’enfer, réveillée vers 4h du matin par les nausées puis vomissements toutes les 15-20min jusqu’à ce que je m’effondre, épuisée, vers 1h du matin. Impossible de boire ni manger, de prendre une douche ou de faire quoi que ce soit.

Premier passage aux urgences à 7SA dans un premier hôpital, où le médecin de garde me perfuse pour me nourrir et m’hydrater, bien que la jeune interne en gyneco me dise que j’avais l’air d’aller bien, et qu’il fallait continuer le Donormyl, Vogalene et Primperan (qui ne m’ont jamais rien fait).

Deuxième passage aux urgences dans un second hôpital à 9SA, mon gyneco voulait que je sois hospitalisée au vu de ma perte de poids importante (-7kg en 3 semaines).
C’est là que j’ai ressenti véritablement le manque de connaissance de tout le corps médical au sujet de cette maladie. Quand tu entends les infirmières te dire (sur un ton hyper culpabilisant bien sûr) que ces symptômes sont normaux, que la plupart des femmes en soufrent, qu’on n’hospitalise pas pour ça, qu’il faut te forcer à manger, à boire etc, et bien tu perds vraiment confiance.

J’ai la chance d’avoir un super gyneco dont la femme a souffert d’HG, et qui m’a donc prescrit du Zophren assez rapidement. Au début un peu effrayée par la notice et les éventuelles conséquences, j’ai fini par me résigner à le prendre à partir de 9SA.
Le Zophren m’a permis de manger et boire normalement et donc de stopper la perte de poids. J’ai toujours de fortes nausées, et tous les 2/3 jours les vomissements reprennent, mais au moins je peux stopper les vomissements grâce au Zophren.

Psychologiquement, les premières semaines d’HG ont été extrêmement dures. Même si tu désires ton bébé, tu en arrives à penser qu’il vaudrait mieux avorter pour abréger tes souffrances et ne pas infliger de séquelles au bébé. Une énorme pensée à toutes les Mamanges.

Merci mille fois aux créatrices de cette asso et à vous toutes pour vos témoignages qui me font me sentir moins seule. J’espère que cette maladie sera bientôt mieux reconnue en France. Bon courage à toutes !

Laura.

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Voici le témoignage de Sarah

Publié le 29/05/2019

Merci pour ce bout de vie intime.

Merci, je suis bien contente qu’on en parle enfin ! Je n’ai jamais été aussi mal physiquement que lorsque j’étais enceinte. Mes proches m’ont vu dépérir , je ne saurais même pas vous dire combien d’aller retours j’ai fait à l’hôpital en vomissant des caillots de sangs, complètement déshydratée. On me prescrivait un traitement anti nauséeux très lourd en perfusion, il en fallait bien 2 avec entre, 6 heures d’intervalle pour que cela commence à me soulager un peu.

Au bout de quelques jours à l’hôpital je repartais avec ce même traitement à prendre en cachet, mais très vite les vomissements reprenaient le dessus, et je retournais à l’hôpital dans le même état pour une nouvelle perfusion.

Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, et cette maladie, qui commence tout juste à être doucement reconnue, les médecins ne l’évoquait pas.

On m’a envoyé des tas de psy à qui je répétais mais bon sang, mon bébé est désiré, je vous jure que c’est physique, il y a un truc qui ne va pas, mais je suis heureuse d’être enceinte et cet état m’empêche de savourer ce bonheur. Je pèse mes mots lorsque je dis que c’était horrible. Je me souviens même d’une fois où, après avoir été perfusée deux fois, je ne ressentais aucun changement, qu’au bout de 48h un médecin est venu me voir, j’étais paniquée que ça ne me fasse plus effet. Il a vu mon état et m’a expliqué qu’ils avaient décidé en relève de diminuer largement la dose sans me le dire pour voir comment je réagirais. Je pense qu’il a bien compris à ce moment là, que c’était bien physique.

Il aura fallu 3 perfusions après ça pour que cela fonctionne, et j’ai ensuite dormi presque 2 jours d’affilée tellement j’étais à bout, tellement mon corps n’en pouvait plus. J’allais très mal moralement aussi car j’avais peur que mon bébé ait un problème à force de ne rien pouvoir avaler ( même une glace à l’eau ne passait pas à certains moments, je mangeais une cuillère de compote de pomme par ci, une cuillère de purée par là) à force de déprimer aussi.

Heureusement ça n’a pas été le cas, elle devait bien savoir, elle ❤, que je la désirais plus que tout. A partir du moment où, un peu après l’accouchement, les hormones de grossesse sont redescendues, j’ai été totalement guérie. ( et très vite pris 20 kilos au passage XD ) j’ai appris un peu plus tard aussi que l’une de mes tantes que je vois rarement car nous habitons loin l’une de l’autre, avait également vécu ça et qu’elle n’avait pas pu aller au terme de sa grossesse. Je ne souhaite à personne de vivre ça, et il faut que toutes les femmes qui l’ont vécu en parle, pour qu’on nous prenne au sérieux, et qu’on cherche un réel moyen de nous soulager. Ces 9 mois sont censés être merveilleux mais se transforment en cauchemars quand on en souffre.

Sarah.

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Voici le témoignage de Marine

Publié le 17/04/2019

Merci pour ce témoignage touchant.

Mon enfer a duré pendant toute la grossesse. Je dis mon enfer mais mon mari l'a aussi subi.
Je suis tombée enceinte un mois avant mon mariage au bout d'un mois d'essai. Surprise énorme. Je m'en suis rendue compte en préparant des haricots verts... Mon mari a fini de cuisiner car j'avais déjà la tête dans la bassine...

Enceinte de 6 semaines à mon mariage je n'ai pas profité du repas.
Je n'ai pas non plus profité de la gastronomie de l'île Maurice... Mais le famenpax suffisait pour le moment.

À l'échographie de datation, je découvre que je suis enceinte de 2 enfants. Joie mais surtout angoisse car c'est une grossesse à risques. Le famenpax ne suffit plus... On me prescrit du donormyl.

Je ne l'ai pris que deux fois. Je dormais et me réveillais même la nuit pour rendre le peu que je pouvais manger, une moitié de biscotte au maximum dans la journée et de la boisson de riz.

Le primperan me soulage une semaine.

Je sais que je perds des forces mais je tiens bon et je refuse de me faire hospitaliser. Mon mari me traîne tout de même de force dans le 12e à Trousseau où je suis suivie pour ma grossesse.

Il s'avère qu'en 3 semaines j'ai perdu 9 kilos. Je reste hospitalisée surtout pour me réhydrater mais je n'arrive toujours pas à manger.

La dose de primperan augmente et fait effet... 4 jours.

La tête dans la cuvette, j'avoue à mon mari que je ne tiens plus, je pense à me faire avorter... Mais il me soutient et rien que pour cela je tiens bon, il va jusqu'à me porter dans la baignoire et me surveiller dans la douche. Je vais à 4 pattes jusqu'aux toilettes même la nuit... 

Début juillet, en pleine échographie, mon corps lâche tout simplement. Je tombe dans les pommes dans les bras de l'obstetricien alors que mes jumelles se portent comme un charme. 

Une semaine d'hospitalisation, un cœur qui fatigue plus tard, le Zophren est magique. C'est mon petit moment de bonheur mais malheureusement je bloque psychologiquement sur la nourriture. Moi qui adore manger, je me mets à pleurer devant 3 pauvres pâtes car je redoute de vomir.

Mon entourage en profite pour me donner un coup de pied dans les fesses, le Zophren fonctionne contre les vomissements mais pas contre les nausées. Alors je remange même si je n'ai plus la sensation de faim. Petit à petit en 2 mois, mon corps se remet en route mais je n'ai toujours pas la force de me coiffer les cheveux.

En septembre, à 20kg de moins par rapport au poids de forme, je réussis à reprendre le travail 15 jours pour sauver ma santé mentale.

Jusqu'à fin novembre j'ai toujours des nausées. J'essaye d'arrêter le Zophren mais je ne peux que réduire la quantité alors que mes multiples carences sont toujours là.

Hospitalisée à 32 semaines de grossesse à cause d'un pré travail suite au décès d'un proche, je ressors avec des œdèmes au poumons mais je réussis à arrêter totalement le Zophren.

Emma et Alison sont nées après un déclenchement voie basse à 36 semaines le 21 décembre 2018.
L'accouchement s'est bien passé mais j'ai fait une hémorragie post partum (transfusion) et Alison a fait un arrêt respiratoire d'une minute.

Pendant l'hospitalisation en maternité, on m'a servi des haricots verts et j'ai fini la journée avec d'horribles nausées. 4 mois plus tard, j'ai réessayé et je ne peux toujours pas en supporter l'odeur.

J'ai perdu au final 20kg et je perds toujours du poids alors que je mange énormément, mon corps ne récupère pas très vite...

Les filles, battez vous. Chaque sourire de notre enfant nous permet de savoir que nous n'avons pas souffert pour rien.

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Voici le témoignage de Maëva

Publié le 10/04/2019

Merci pour ce magnifique témoignage plein d'espoir et de force.

L’hyperemese gravidique 
Mon combat pendant 9 mois. 

Je m’appelle Maëva et j’ai 21 ans. Je suis actuellement l’heureuse maman d’une petite fille, Mia qui est née le 3 Avril 2019 à 22h29. 
L’HG a commencé pour moi aux alentours de 5Sa. C’était en Août, j’étais en vacances avec mon conjoint au bord de la mer, nous avons passé nos derniers jours enfermé dans une chambre d’hôtel, où je restais agenouillé devant les toilettes. Je ne savais pas encore que ce n’était que le début de longs mois que j’allais passer dans cet état. Une fois rentré à la maison, forcément ça a continué, une vingtaine de vomissements par jours, je me suis affaiblis, je suis passé de 61 kilos à 54 kilos en quelques jours, alors je suis passé par la case hospitalisation à 6Sa, pendant quelques jours on m’a re hydraté sous perfusion. Ça m’avais remonté un peu.. mais retour à la maison et ça recommence ! Mon séjour en hospitalisation s’étant passé moyennement bien je ne voulais pas y retourner. ( remarque du personnel médical très marquante pour moi, ‘’vous rejetez votre bébé, votre grossesse n’est pas désiré, vous avez 21 ans vous êtes trop jeune’’ ) j’ai donc décidé d’essayer de tenir, seule. Et j’ai réussi, un peu, quelques temps, quelques semaines de gagnées, chaque jour de passé c’était ma petite victoire. Mais à 17Sa mon état était tellement critique je n’ai pas eu le choix, on m’a re hospitalisée.

Puis j’ai craqué je suis sortie contre avis médical à cause des pensées malveillantes que le personnel médical avait envers moi. Ils restaient tous persuadés que ma grossesse n’était pas désirée ! En parallèle j’étais sur le Groupe ‘’ 9 mois avec ma bassine’’ un groupe de soutien qui m’a beaucoup aidé ! Je les remercie du fond du cœur ! Sur ce groupe j’ai découvert un médicament. Le Zophren. Très très compliqué pour obtenir se médicament j’ai réussi à en avoir sur du court terme ce qui m’a pas mal aidé en effet, après avoir tenté vogalib, primperan en cachets, suppositoires et injections sans effet, le Zophren m’a bien soulagé également un peu le donormyl mais mon corps s’est habituée ça n’a fonctionné que quelques semaines.. vers 20Sa j’ai eu une petite accalmie. Jusqu’à 20Sa je m’hydratais en croquant des glaçons. La nourriture, je ne gardais casiment rien c’était l’horreur. Après 20Sa j’ai réussi à boire coca, eau, eau citronnée. Et à manger cornichons et concombres seulement. Avec le Zophren je remontait un peu.. je me suis stabilisée comme ça jusqu’à 30Sa puis ça a recommencé. Nausées affreuses toute la journée, moins de vomissements que dans mes débuts mais quand même plusieurs vomissements par jours.. à 32Sa je suis prise de fortes douleurs au ventre. Direction les urgence, verdict : MAP. A cause des vomissements probablement, je contractais énormément, les monitorings montraient de jolies contractions.

Alors repos forcé jusqu’à 37Sa, traitement adalate contre les contractions ( ça me faisais vomir encore plus ) et puis sage femme à domicile jusqu’à 37Sa . J’ai tenu tant bien que mal, malgré que je détestait ma grossesse, je me rapprochais de la fin et pensais être tranquille mais non ça ne s’arrangeait pas, j’accumulais sans cesse. J’ai souffert de ces contractions qui était finalement des faux travails jusqu’à 39Sa+3j. Je vomissais encore sur la table d’accouchement, avant pendant après les contractions, entre deux poussées, mon conjoint me tenant la main, parfois une jambe et une bassine. Au bout de deux heures de poussées, bébé en position ‘’ les yeux vers le ciel + cordon autour du cou’’ on m’a dit que ça allait finir en césarienne, que je n’avais plus assez de force pour pousser que mes poussées n’était plus efficaces. Bébé se fatiguait, moi aussi, je me suis évanouie pendant l’accouchement. Puis j’ai repris mes esprits, la Medecin était là, l’anesthésiste ainsi que deux sage femmes. J’ai continué de poussé malgré tout bébé est finalement sortie avec l’aide de la ventouse et moi j’ai eu une épisiotomie. Chose que je redoutais énormément mais il n’y avais pas le choix. 


Mon bébé est née, avec un poids de 3,345kg à la naissance. Par chance l’HG n’a pas infecté le développement de mon bébé. Les vomissements auront duré jusqu’à 2h après l’accouchement. Après tout s’est envolé. Nausées et vomissements. Je suis donc l’heureuse maman de Mia, une fois notre bébé dans les bras je ne vais pas vous dire qu’on oublie tout, c’est pas vrai, pour ma part je n’oublierai jamais ce calvaire, mais on se dit que malgré tout ça en valait la peine. 
 

Aujourd’hui je me remet difficilement de mon episiotomie car j’ai quelques soucis de cicatrisation et d’œdème mais mon bébé est là et c’est le plus beau des cadeaux. Je suis épuisée, fatiguée, je souffre encore de cette grossesse. Moi qui depuis jeune jeune rêvait d’être maman, j’idéalisais la grossesse. Je suis tomber de haut. La vie ma montré que pour arriver à mon but ça allait être un long combat. Très long. Les 9 mois les plus long de toute ma vie. J’ai une pensé également pour les mamans qui craquent et font l’IVG à cause de l’Hg. Je voudrais qu’on les soutiennent, c’est tellement horrible d’en arriver là ! Je vous avoue, j’y ai pensé aussi, simplement si je le faisais je n’aurai pas eu le courage de recommencer. Mon rêve de devenir maman se serait donc effondré. Hors de question. C’était une première grossesse. Aujourd’hui je ne veux pas en revivre d’autre. J’ai gagné, ma victoire est arrivée. Mon bébé est là. Prêt de moi dans mes bras. À toute les futures mamans ! Svp, tenez bon! Ne laissez pas cette HG prendre le dessus! Battez vous! N’écoutez pas les gens qui ne comprennent pas la maladie, n’écoutez pas les femmes qui ont eu des ‘’magnifiques grossesse’’ tant mieux pour elles. Tenez bon, demandez de l’aide ! J’ai eu un suivit psychologique avec la psychologue de ma maternité c’est la seule avec qui jetait un minimum comprise. 
 

Si vous vous sentez trop faible c’est dure je sais, mais l’hospitalisation sous perf reste actuellement la meilleure solution. Ne doutez pas de vous ! Ne laissez pas l’HG détruire votre couple ! Pour ma part avec mon conjoint on a réussi à passé à travers les mailles du filet mais de nombreuse fois on a faillit craquer. Trop dure à surmonter. Ne vous en voulez pas de pas supporter l’odeur de votre mari, ne vous en voulez pas de tourner la tête si il veut vous faire un bisous parce que vous avez l’impression que vous allez lui vomir dessus, ne vous en voulez pas de laisser la panière à linge sale se remplir parce que vous êtes cloué au lit avec votre bassine ! Ne vous en voulez pas de tester tout les traitements possible contre ces affreux vomissements! Soyez fier, fier de vous, de ce que vous endurez! Attendez la délivrance. Votre accouchement. Ce magnifique jour où vous allez rencontrer le véritable amour de votre vie. Le résultat magique malgré ces 9 mois de souffrance ! Vous êtes toutes des battantes ! Une fois ce combat terminé profiter de vos bébé, laissez vos souffrances derrière vous. J’ai choisi de laissée l’HG derrière moi, mais de continuer à soutenir les femmes qui le vivent. Voilà mon parcours, retenez simplement que aujourd’hui je suis une heureuse maman, ayant fais le parcours du combattant. 

MAEVA . Le 10.04.2019

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Voici le témoignage de D

Publié le 31/03/2019

Merci pour ce témoignage belle victoire face à l'hg.

En ce début d’année 2015, j’apprends que je suis enceinte à 34 ans. Je ressens une immense joie. J’étais dans un état d’euphorie. Puis quelques jours après cette merveilleuse nouvelle le début de l’enfer commence. Nausées, vomissements et fatigue arrivent, chaque jour c’était pire jusqu’à devenir insoutenable.
Je suis en errance thérapeutique, mon gynécologue m’explique qu’il ne me donnera aucun médicament que cet état va durer 3 mois et que je dois fractionner les repas et me reposer. Je n’en reviens pas. 
La dépression pointe le bout de son nez. Chaque journée me paraît une éternité. Je n’arrive plus à prendre ma douche tellement que je suis fatiguée, me brosser les dents est un calvaire. Je reste parfois 2 semaines sans me laver les cheveux, j’étais trop faible, je n’y arrivais pas.


Je change de gynécologue, je suis sous primperan mais aucun effet. Mon médecin me dit de me changer les esprits. Je me force à sortir, à aller marcher, mais c’est trop difficile. 
Je me souviens de ce jour, ou je devais impérativement aller m’acheter de nouveaux soutiens gorges. Ayant pris de la poitrine, je ne pouvais plus mettre les miens. J’évite de trop manger. Sur l’autoroute dans ma voiture je me vomis dessus. C’était horrible. Je prends la première sortie et je rentre chez moi. C’était un échec. Je suis effondrée, je pleure toutes les larmes de mon corps. Je réalise que je ne peux pas lutter contre ces vomissements. Je suis obligée de subir la situation.
Je perds du poids, je suis de plus en plus faible. Je suis hospitalisée. Je ne supporte aucune visite à part mon mari et ma mère. Le fait de parler me fatigue, je ne peux pas regarder la télévision, ni lire cela augmente les nausées. Je n’ai même pas la force de répondre au sms qu’on m’envoie.


Je fais 2 séjours à l’hôpital qui me soulagent un peu. Je tombe sur un gynécologue de garde qui comprend ma souffrance et me met sous Zophren. Je suis un peu soulagée des vomissements mais la fatigue, les nausées sont toujours très présentes. 
Je rencontre une psychologue à l’hôpital qui m’explique que les raisons de mes vomissements sont le rejet de mon futur bébé et de mon mari et que je suis dans les délais des 12 semaines pour une IVG. Elle est convaincue que ces vomissements sont d’ordre psychologique. D’après elle je ne suis pas prête à enfanter. Je suis tellement faible et fragile mais pas au point de commettre l’irréparable. Mais combien de femmes ont recours à l’IVG?
Ce calvaire a duré 4 mois. Je passais mes journées entre le canapé, mon lit et les toilettes. J’ai eu 2 grossesses HG. La 2ème je m’y étais préparée, cela a eu un coût important. Nous avons pris une nounou à plein temps pendant 3 mois, afin de s’occuper de ma fille qui avait 18 mois. Nous voulions 2 enfants. Je suis fière de m’être battue contre cette maladie. Mon mari a été d’un énorme soutien. 
J’ai eu mes grossesses volées, gâchées par cette maladie. Personnellement, je n’ai aucune séquelle de ces grossesses à part beaucoup d’émotions quand j’y repense.

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Voici le témoignage de C



Publié le 21/03/2019

Merci pour ce difficile témoignage.



Merci pour votre association, j’espère que certaines choses pourront changer, aussi bien du côté des traitements que du regard de certains professionnels du corps médical.

J’ai été confrontée à l’HG lors de ma 2e grossesse, début 2018. Environ à 1 mois de grossesse ont commencé les nausées et très rapidement les vomissements... Autant les nausées avaient été sévères à la 1e grossesse (au point de ne presque rien manger et de perdre quand même 5kg) mais je n’avais quasiment pas vomi, j’ai donc été rapidement déstabilisée par ces vomissements.
J’ai tenté les divers « trucs de grand-mère », puis des médicaments antivomitifs classiques et même le Donormil, mais rien n’y faisait...
Des nausées puissantes et constantes, des vomissements de plus en plus fréquents avec rien qui ne veut plus rentrer à moins d’être vomi dans le quart d’heure qui suit... mon mari m’a finalement amenée à la clinique, directement à la maternité pour être prise en charge par des personnes connaissant cette problématique liée à la grossesse.
La sage femme qui nous a accueilli a été très bien et m’a rassurée en me disant que j’allais être prise en charge et notamment réhydratée.
Dans la perfusion on me met un médicament qui manifestement marche puisque je ne vomi plus. Mais dès le 2e jour, la sage femme présente en journée me dit « bon bah maintenant que vous ne vomissez plus on va vous faire rentrer rapidement !, ça ne sert à rien de rester là, vous serez mieux chez vous ! ». Et lorsque je dis que je suis encore hyper nauséeuse et que j’ai toujours très très mal à l’estomac, cette même sage femme répond « bah vous êtes enceinte quoi !! ».....
Me voilà presque à culpabiliser d’être là sur ce lit d’hôpital... Et voilà donc que le 3e jour on me dit presque joyeusement que je peux sortir... Moi je ne me sens pas du tout capable de rentrer, mais pas le choix... Quand la gynécologue vient pour valider ma sortie je lui demande « vous allez me faire une ordonnance de ce médicament qui était dans ma perfusion ? ». Mais elle me répond que non, c’est du Zophren et il ne se donne qu’en clinique pas en dehors......... Là c’est le gros coup de massue ! On me fait sortir parce que je ne vomi plus mais le médicament qui m’empêche en effet de vomir je ne vais plus l’avoir dès que je vais sortir !!!! On se fiche de moi ou quoi ????!!!! Mais la gynécologue ne fait pas dans le sentiment et me laisse donc un ordonnance de Primperan, dont je sais l’inefficacité sur moi...
Et de fait : l’après-midi même de mon retour je me remets à vomir.
Et c’est reparti pour 8 jours, jusqu’à ce que je prenne rendez-vous chez mon médecin traitant pour prolonger l’arrêt de travail car je suis « au fond du trou », passant de mon lit ou du canapé au wc, en passant par la bassine si pas le temps d’y arriver... 
Mon médecin traitant était en fait absent et je demande à sa jeune remplaçante pourquoi on n’a pas la droit au Zophren alors que j’ai regardé sur le site du Crat et que manifestement ça se donne (certes en dernier recours) depuis pas mal d’années aux USA et Canada... Elle se renseigne, appelle la pharmacie et se débrouille pour trouver l’ordonnance pour médicament d’exception : Milles mercis à elle !!!
Et ensuite milles mercis à mon médecin traitant que j’ai revu par le suite et qui a accepté de continuer à me le prescrire !!!
Ce médicament n’a pas été complètement « miraculeux » mais m’a permis de beaucoup moins vomir (plus que 1 ou 2 fois par jour...). Les nausées sont restées constantes jusqu’au début du 4e mois de grossesse. Mais j’ai réussit a manger des biscottes 4 a 5 fois par jour et à boire pour tenir le coup. Je passais mes journées à « tenir » en attendant le moment où j’allais finalement vomir.
Au final, quand j’ai enfin eu les symptômes qui se sont atténués et que j’ai pu diminuer le Zophren, j’avais perdu 9kg.

Quand, de retour au travail je racontais à certains mon calvaire, on me disait parfois « ha oui, vomir ça doit fatiguer ». Mais en moi je hurlais (pour ne pas hurler en vrai !) : non ça n’est pas juste « fatiguant » !!!! C’est carrément l’enfer !!!!! J’ai été un zombi pendant 2 gros mois !!! Je ne pouvais plus rien gérer du tout et en particulier pas m’occuper de ma grande fille qui voyait sa Maman dans un état pitoyable ! Je pouvais à peine me laver... il a fallu que j’installe un tabouret dans la douche pour y arriver. J’ai pensé à l’avortement, et aussi à la fin pour moi... c’était tellement dur que j’aurais préféré ne plus exister...... 
J’ai eu la chance que ça s’arrête au 2e trimestre. Quand je lis les témoignage de celles qui ont eu ça toute la grossesse : quelle horreur.... je n’aurais pas pu tenir autant.
Merci à mon médecin (et sa remplaçante). Et d’infinis remerciements aussi à mon mari et à ma Maman qui ont tout gérer et ont su me soutenir pendant cette immonde période.

Mon bébé est né dans les temps (2 semaines d’avance comme ma 1ère), et avec un très bon poids.
Mais pour témoigner aussi des conséquences post naissance : j’ai fait une dépression post-partum (et n’en suis pas encore complètement sortie...). J’ai toujours des craintes quand même d’éventuelles conséquences plus tardives du Zophren sur mon bébé.
Au niveau de mon travail : bizarrement les comportements de mes responsables ont changés depuis que je suis rentrée de l’arrêt de début de grossesse, malgré mon investissement constant et ma volonté de rattraper tout mon retard avant de partir en congé maternité... Je suis plus ou moins mise au placard, et les relations sont désagréables...

Vers la fin de ma grossesse j’avais lu un article disant qu’une étude récente montrerait que l’HG pourrait être due à 2 gènes (codant pour 2 protéines). Alors j’espère que la recherche va continuer pour trouver des traitements adaptés. Car je pense déjà au futur de ma fille : quand elle-même voudra être enceinte (bon ok y’a le temps elle n’ que 5ans ! mais comme ça semble assez génétique...), j’espère qu’elle ne sera pas confrontée à l’HG ou qu’au minimum des traitements efficaces seront apparus d’ici là !

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Voici le témoignage de M

Encore une grossesse gâchée par l'hg... merci de nous faire partager ce vécu douloureux

Jeune femme de 30 ans, aide soignante, vive et active dans la vie de tout les jours. J'apprends ma grossesse à 7 semaines.(bébé désiré) Rapidement les nausées matinales et la fatigue se fait lourdement sentir. Mais les nausées et vomissements au fil du temps ne me quitte plus la nuit comme le jour. La fatigue extrême. Mon lit et mon canapé son désormais mon meilleur ami. Difficile à vivre quand on très spide dans la vie quotidienne. Mon médecin traitant me mais directement en arrêt maladie et me dit que c'est l'histoire des 3 mois d'être patiente. (Prescription de supo de primperan et spasfon). Mon état au fil du temps ne s'arrange pas je pleure, culpabilise et sans force pour chaque acte de la vie quotidienne. Faire 3 pas dans l'appartement est une mission du combattant. Impossible de faire ma toilette seul je fais des malaises. Mon conjoint me conduit aux urgences de la maternité. Je reste hospitalisé une semaine sous perfusion pour déshydratation et mes vomissements. Quel bonheur se médicament Zophren sous perfusion. Bilans sanguin en chute. Thyroïde en hypo. Je sors de la maternité sous donormyl et re vomissements nuit et jours. Cela à durée plus d'un moi. Une perte de poids de 10kilos.. Je vomis du sang. Je pleure déprime et ne sors plus de mon lit. Mon conjoint doit gérer tout les actes de la vie quotidienne. Sans oublier mon petit garçon de 5 ans que je n'arrive plus à m'occuper se qui est très dure car très fusionnel avec lui. heureusement mes parents gère avec le papa.( première grossesse avec des nausées matinales les 3 premiers mois). Mon conjoint me ramène une seconde fois à la maternité. Le gynécologue de garde me dit directement que c'est psychologique d'accepter ma grossesse. Sinon isolement dans le noir. Je sors des urgences avec du primperan... Bref j'ai enchaîné les urgences de la maternité. Des allez retours pour me dire que c'est dans ma tête... Chez moi c'est un calvaire pour moi je déprime, pleure ne peut rien faire cloué au lit. Je me sans seul et incomprise de tout le monde. Je vomis du sang et décide de mettre fin à cette grossesse. J'ai horriblement mal au ventre et me sens si faible 8 voir 9 de tension. Je fait revenir mon médecin traitant. Lui fait part de mette terme à ma grossesse et me dit d'être patiente. Mais je n'en peut plus d'être malade et de vomir tout le temps. Aucun traitement soulagé mes nausées et vomissements. Sauf le Zophren qui ne peut pas être délivrés sauf en milieu hospitalier. Moi et mon conjoint nous rendons au planning familial afin de mette terme à ma grossesse. Aujourd'hui 1 mois après l'intervention je me sens vide et très en colère de ne pas avoir était prise en charge correctement. J'ai très peur pour peut être une future grossesse suis choqué d'avoir vécu un calvaire pendant ma grossesse être malade à se point ma clairement fait peur. Incompréhension total du personnels et des médecins.

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Publié le 17/06/2019

Merci pour ce témoignage

 

Voici le témoignage de A

Publié le 20/08/2018

Merci infiniment de t’être livrée à nous , d’avoir pris le temps malgré ton état et surtout j’espère que désormais la souffrance de l’hg va être derrière toi.

J’ai découvert cette maladie lors de ma première grossesse en 2009, j’étais sur grasse et j’ai été suivi à l’hôpital de grasse 06. 
Au bout de quelques semaines de grossesse j'ai été prise de vomissements qui étaient tres répétitifs, et rapprochés , je n'arrivais à rien garder. 
Apres plusieurs visites aux urgences et 8 kilos en moins au bout de deux mois, les urgentistes ont fini enfin par prendre mon cas au serieux. 
Ils m'ont gardé la journée le temps de contacter des confrères sur Paris . Un medecin est revenu pour m'expliquer le nom de cette maladie et que malheureusement , ils ne connaissait pas grand chose sur les origines et les consequences. 
La seule solution etait de prendre du zophren (anti vomitif puissant généralement prescrit pour les personnes sous chimiothérapie ) j'ai donc pris se medicaments. 
Il a tres bien fonctionné et j'ai enfin pu revivre. Je revenais de plus de deux mois de vomissements et 8 kilos en moins. J'avais peur pour mon bébé mais j’étais heureusement tout allait bien. 
Il aura fallu que j'attende mon 5 ieme mois de grossesse pour stopper le medicament complètement et ne plus vomir. 
Et en 2018 je revis cette maladie, enceinte de 15 semaines aménorrhée et ayant des vomissements depuis la 4 ieme semaines. en une semaine j'avais perdu 4 kilos, et en allant voir la sage femme de proximité, elle a pris la decision de me transférer pour une hospitalisation cette fois ci à tarbes 65. Je suis restée 3 jours a l'hopital. Je suis ressortie avec en traitement du donormyl le soir et du primperan le jour qui a été remplacé par du anausin récemment. Mais malgré ces médicaments, je vomi encore par moment. 
J'ai hate que ça se calme car l’hg a un eu un reel impact sur ma vie au quotidien et dans ma vie de famille. 
Heureusement que j'ai un compagnon qui assure sur tous les fronts. 
Je souhaite que les recherches avancent pour vraiment connaitre la source et soigner cette maladie. 

Aujourd’hui à l’heure de la publication de ce témoignage , je suis de nouveau hospitalisée, les urgentistes ont enfin décidé de me mettre sous zophren pour me soulager ! 

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Voici le témoignage de M

Publié le 27/08/2018

Merci de ton témoignage il nous prouve que l’hg a un retentissement pendant et même après la grossesse, que notre vie change et tout est bouleversé.

Toutes les grossesses commencent par une absence de règles…

La mienne non ! La mienne a commencée par des nausées violentes.

Nous sommes le 10 juin 2017, il fait chaud et je pense que ces fichues nausées sont causées par la chaleur, on avoisine les 30 degrés et mon travail est physique. Avec les vilaines qui doivent pointer le bout de leur nez, je me dis que je dois être déshydratée. J’achète 2 tests de grossesse au cas où! Je fais le premier le vendredi soir… NEGATIF ! Bon OK ça sera pas pour ce mois çi, j’attends alors l’arrivée des règles. Mes cycles ne sont pas réguliers mais celui là je le trouve long, et ces nausées qui ne passent pas, qui m’empêche de profiter de l’arrivée de l’été, quand je monte en voiture c’est le pire …

Dimanche soir, J32 de mon cycle, j’en peux plus d’attendre un matin pour faire le deuxième test… Hop un petit pipi et on attend. Je sors mes chiens pour patienter. Je rentre en 4ème vitesse, attrape le test et là… un joli + qui s’est affiché !!! Je suis aux anges mais ne dis rien au papa. La fête des père approche, belle occasion pour lui annoncer … Je passe sur sa réaction, toute en contraste et nuances de joie et d’inquiétude, là n’est pas le sujet.

J’ai toujours voulu être maman, les nausées sont toujours là mais je m’en fou, je suis heureuse. Pour l’instant j’arrive à les gérer même si je ne mange pas beaucoup ! Le premier mois passe, je sais que le premier trimestre est souvent synonyme de nausées matinales avec quelques vomissements. Bon ok mes nausées ne sont pas que matinales et je vomis souvent le soir… peut être que je mange trop, trop riche !!! Je commence à vite être dégoutée de la nourriture, j’arrete alors de manger mais je continue de vomir … Je commence à perdre du poids (que j’avais en trop ) …Raaaha vivement la fin de ce premier trimestre !!! J’ai ma première échographie le 08 aout, plus que quelques jours à tenir avant de rencontrer mon petit bébé. Je ne pense plus qu’à ça et ça m’aide à tenir. Je lui parle déjà beaucoup à l’intérieur de moi. Une semaine avant l’écho je lui demande d’arrêter de me rendre malade, je lui en veut pas mais je sais que bébé est là donc c’est plus la peine de se manifester comme ça… Je commence a beaucoup vomir 10, 15 même 20 fois par jour… De la bile principalement, vu que je ne mange plus. Même l’eau a du mal à passer et ressort la plus part du temps dans la seconde. Un dimanche soir, je rentre de promener les chiens en bas de l’immeuble et je me sens faible … je me tiens au mur pour pouvoir arriver jusqu’à la cuvette (qui est devenue ma meilleure amie)… Bon je dis à mon homme que demain je ne pourrais pas aller travailler et qu’il faut que je retourne voir notre médecin, c’est lui qui suis ma grossesse et là ça va pas du tout … Pas de RDV avant mardi, le 08 août… Ok le jour de la première écho ! J’arrive chez le médecin, il me fait monter sur la balance et là, le choc … J’ai perdu 5 kg en 20 jours et pour couronner le tout j’ai une tension à 9/6 !!!

Bon inutile de dire qu’il me met en arrêt de travail sur le champs et me donne une prescription de Primpéran … Le premier cachet fait effet. Les autres ? plus du tout. Je recommence à vomir tout ce que j’avale… je fais une retraite de 3 semaines chez ma belle mère, elle est en vacances et du coup peut me gérer et les chiens aussi. Ça me soulage mais je vomis toujours. Vite la fin du 1er trimestre approche ! Le médecin me dit que ça devrait se calmer aux environs de la 15 semaines… 16 semaines, 17, 18 et 20 semaines et toujours ces fichus vomis qui m’empoisonnent la vie et la santé… la nuit j’arrive à dormir et je dois faire une sieste l’après-midi si je veux « digérer » mon pseudo repas du midi ! Je fais plusieurs aller retour aux urgences où ils ne font rien à part des prises de sang mais pour eux rien de catastrophique… J’étais en surpoids avant ma grossesse donc j’avais des réserves pour bébé « C’est normal d’être malade pendant la grossesse, y a des femmes plus touchées que d’autres vous savez… », « vous êtes enceinte, pas malade » … tout le monde y va de sa petite remarque et personne ne met de nom sur ce que j’ai… l’hyperémèse Gravidique… Personne connait mais si on dit la maladie de Kate Middelton là oui ça parle à tout le monde ou presque. « c’est psychologique » … On aurait du me donner 1€ à chaque fois que j’ai entendu ça😔

4 mois de grossesse, 5 mois , 6 mois, 7 mois … je commence à perdre patience… « Je t’aime ma puce, mais pitié arrete de me donner des coups de pieds dans l’estomac » !! Début des cours de préparation à l’accouchement, RDV individuel où je raconte ça à la sage femme… elle me dit que c’est peut être une intolérance aux hormones de grossesse !!! Bon encore un énième diagnostique médicale ! Elle me prescrit des anti-acides mais je n’y crois pas trop … et enfin au bout de près de 8 mois, j’arrete de vomir… Les nausées sont là et les remontes aussi mais ça fait du bien de pouvoir remettre des choses dans la bouches … bon y a que le sucré qui passe et qu’en petite quantité. Résultat de ma grossesse -11kg avant l’accouchement et un petit bébé de 2kg850 pour 48 cm … Pas très grosse la crevette mais comme elle est belle 😊

L’accouchement n’est rien du tout comparé à la maladie et ses conséquences : ma princesse a 2 mois et demi et je me suis fait opérer en urgence pour me retirer la vésicule biliaire. Rapport ou pas avec les vomissements, aucun personnel soignant n’a su me dire, ni le chirurgien, ni la sage femme mais il parait que les calculs provoquent où sont provoqués par la grossesse …

Bref aujourd’hui Capucine à 6 mois, je me remet doucement de mon ablation de vésicule biliaire. Entre la grossesse HG (comme on dit entre nous), l’accouchement, l’allaitement exclusif et l’opération j’ai perdu 21kg … ça tombe bien il fallait que je les perde mais j’ai l’impression d’être complètement passée à coté de ma grossesse…

Je pense prendre RDV avec le psychologue de la PMI pour en discuter, pour faire le deuil de cette grossesse que pourtant j’attendais depuis mes 8 ans … J’ai pas envie de reprocher ça à ma fille, même inconsciemment … Alors bien sur tout le monde demande quand on fait le deuxième. Je réponds simplement : « quand je me serais remise et que j’aurais digéré cette grossesse ». 
C'est impossible pour moi de revivre ça avec un bébé en bas âge ou du moins qui ne marche pas.

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Voici le témoignage de A

Publié le 20/09/2018

Merci à toi de nous faire partager une période intime et lourde en émotion.

7 semaines et quelques... J’apprends que je suis enceinte, tellement heureuse et épanouie, un miracle de la vie, notre miracle ... Surprise, je suis la maman. Quelle joie ! Un bébé naturellement conçu qui pointe le bout de son nez.

7 semaines et 5 jours. Les nausées, bon, je connais, c’est ma troisième grossesse ! Elles sont faciles à faire disparaître, elles ne sont pas constantes. Un peu de jus de citron et hop, ça repart et au boulot ! Mais non. Pas cette fois ! Pourquoi ?
Combien de fois je me suis posée cette question. Des centaines d’heures, allongée dans mon lit, me vidant de tout liquide et de tout solide. Une gastro ? Une indigestion ? Une grippe intestinale ? A priori, rien de tout cela ! Au début, ça a commencé par la nourriture. Plus rien ne passait : ni pâtes, ni jambon, rien. Rien de rien ! Tant que je peux boire, ça va. Et puis ça a continué à se dégrader. Je buvais l’eau à la petite cuillère (recommandation pour les nausées), je prenais du jus de citron efficace sur mes précédentes grossesses, mais quand ça ne veut pas ça ne veut pas ! Ma bassine ne me quittait pas : une gorgée, un haut-le-cœur, un vomi ! Une autre gorgée etc., etc. ... A longueur de journée, des dizaines de fois. Qu’est-ce que j’ai ? C’est quoi ça ?
Mon homme me regarde avec tristesse, mes enfants s’inquiètent, lui demandent ce que j’ai, si je vais mourir. Je perds du poids, beaucoup de poids ! Ma nourriture de la journée se résume à une petite cuillère de glace à la poire. Mes pantalons sont trop grands, mes mouvements se font plus lents, mon cerveau aussi a des ratés ! Et tout cela en une semaine. Alors le samedi, je monte sur la balance, je vois un chiffre que je ne comprends pas : j’avais perdu 8kg en 8 jours (1kg par jour), depuis le début des nausées.
Mon homme décide de m’emmener aux urgences ! Plus le choix, je ne bois plus rien, la déshydratation me guette et puis, n’oublions pas que je suis enceinte. Mon bébé, j’ai peur pour lui, peur de le perdre (et oui je l’aime déjà mon miracle). 

Je surveille si j’ai des saignements constamment. Nous arrivons aux urgences. Bien sûr il y a beaucoup de monde, nous attendons longtemps ! Je vomis sans arrêt, je suis épuisée, j’ai la tête qui tourne ! Pourquoi je ne réussis pas à manger ? Je suis une bonne vivante, quelqu’un de solide physiquement et psychiquement ! J’ai l’impression de faiblir et de devenir un marshmallow tout mou et malléable ! Mon bébé pourquoi je te fais subir ça ! Je me dis dans ma tête : « Ressaisis-toi ! Je dois manger, je dois boire surtout pour toi, au moins pour toi » ... Dans cette salle des urgences, jaune pâle, aux odeurs de trop propre, j’ai la nausée et des vomissements au point que l’on nous met dans une salle à part des autres patients (je dois les incommoder avec mes haut-le-cœur constants, je suis si fatiguée). 
Un médecin m’ausculte et me fait une échographie. Heureusement mon miracle va bien, le cœur bat ! Il s’accroche petit chat. Je fais une prise de sang et on me pèse : et oui c’est bien 8kg de moins ... Je suis épuisée, à la limite de l’évanouissement, ma tête tourne, j’ai la nausée et on me renvoie en salle d’attente pour attendre les résultats du bilan. Une heure … deux heures … et enfin les résultats ! « Madame vous allez rester avec nous mais vos résultats ne sont pas si catastrophiques (pardon ?) ». Je suis quelqu’un de solide, heureusement. « Il faut manger madame, il faut boire (ben oui, essaye donc quand ton estomac refuse et rejette tout, je ne suis pas un super héros, je n’ai pas un contrôle total sur mon estomac sinon j’aurais gardé un repas de force !) On va vous garder et vous mettre sous perfusion pour vous réhydrater ! ».

Je passe 5 jours dans un service que je ne décrirais même pas ! 5 jours dont j’ai très peu de souvenirs ! Je ressors et 10km de route plus tard, je me remets à vomir. Mon homme a été obligé d’arrêter la voiture ! 4 jours plus tard me revoilà aux urgences. « Cette fois vous rentrez chez vous tout va bien ! » (Quoi ?!).

3 jours plus tard retour, encore 4kg de moins. De nouveau en chambre, je ne peux plus marcher, mon cerveau a du mal à réfléchir. Ils me mettent en isolement pendant 2 jours. Pas de visite, dans le noir, pas de télé, pas de téléphone ! (Je ne m’en souviens pas). Je recommence à manger grâce au Largactil. Puis vient la visite de sortie où j’entends depuis le couloir le chef de service parler de moi, de la « vomisseuse », et demander à son interne pourquoi je suis encore là ! J’ai honte, honte de lui, honte de moi, d’être dans cet état, j’ai envie de me lever et de lui faire sa fête mais je suis trop faible.
J’ai ensuite découvert le Donormyl en rentrant chez moi. Je l’ai pris en cachette, en changeant de pharmacie pour les achats. Il a sauvé ma grossesse car il a été efficace dès le premier jour.

Après la naissance, on m’a découvert un placenta accreta non détecté aux échos (anomalie où le placenta s’intègre dans le muscle utérin trop profondément).
Je n’oublierai jamais les mots. Je ne pardonnerai jamais le mépris. Aujourd’hui je regarde mon fils, je l’aime comme les autres mais l’HG m’aura changé, elle restera gravée à jamais dans mes souvenirs.

Merci à mon conjoint, ma meilleure amie et ma sage femme qui ont été présent toujours avec bienveillance.

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Voici le témoignage de C

Publié le 20/09/2018

Merci de nous faire partager cette douloureuse expérience d'un point de vu extérieur et merci d'avoir été un soutien pour elle.

Je suis la maman de deux enfants, avec des grossesses compliquées, des craintes, des angoisses, hospitalisée et alitée pendant 6 mois.
Je pensais avoir vécu le pire jusqu'à ce que ma sœur tombe enceinte....
Ce qui devait être une fête et une joie est devenue un cauchemar... pour elle... Et donc pour moi.
Je l'ai perdu, je l'ai vu dépérir et je me sentais impuissante.
Ce qui devait être une fête et un partage entre sœurs est devenu tabou.
Au début, comme toute personne qui ne connaît pas l'HG je lui ai dit qu'elle pouvait surmonter cette fatigue, cette douleur, ses vomissements.
Et je l'ai radicalement vu dépérir.
Elle ne pouvait plus manger, plus se lever, ni parler.
Je voyais ses efforts mais un à moment, à bout de force, elle a perdu le contrôle et moi je perdais ma sœur.
Plus de rire ou de joie de vivre, plus de complicité, elle devenait l'ombre d'elle même.
J'ai vu sa force, elle faisait semblant d'aller bien pour s'éviter toutes les remarques blessantes auxquelles elle a eu droit : tu es enceinte pas malade, tout le monde a des vomissements ça va passer, tu vas pas en mourir etc...
En tant que personne extérieure, en tant que maman, ce que je peux dire, c'est que personne ne devrait vivre ça, c'est assez douloureux de porter et mettre un enfant au monde, même si la joie et le bonheur de le prendre dans ses bras fait tout oublier.
Vivre l'HG c'est mettre 9 mois de sa vie en suspend, perdre sa vie sociale, vie professionnelle, vie de couple... Se mettre entre parenthèse et subir encore et encore. 
Il faut beaucoup de courage pour endurer tout ça. 
Et quelque soit la finalité, une ivg, une mise au monde ou une fausse couche, chacune de ses femmes, méritent le respect ! 

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Voici le témoignage de M-H

Publié le 25/09/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

C’est en janvier que nous découvrons que je suis enceinte avec mon compagnon , grossesse souhaitée et arrivée rapidement ! Au début tout ce passe bien jusque début février ou les premières nausées apparaissent. 
je les gère , je ne cuisine plus , je n utilise plus aucun produit d hygiène ou bougie trop parfumée car tout m’écœure ... 
Puis tout s’est enchaîné les vomissements arrivent matin et soir , je me dis que c est normal , ce sont des maux de femmes enceintes comme on me le répète dans mon entourage . 
Puis je vomis la journée jusqu’à 30 vomis par jours , plus aucun aliment ne passe , je ne garde même plus une gorgée d’eau . 
Je vis dans mon lit , dans ma chambre dans le noir , je ne fais que des aller retour lit-toilette et mon compagnon doit m’aider pour me déplacer . Je n’arrive plus à me laver seule ni à faire quoique ce soit , je suis arrêtée au boulot . 
Ma gynéco et mon médecin me donnent d abord des médicaments légers ou traitements naturels qui ne servent à rien du tout ! Puis je passe au primperan que je ne garde même pas . Puis un jour je fais un malaise tout début mars, à ce moment là mon compagnon insiste pour que j’aille à l’hôpital... Je téléphone à la gynécologue qui me pousse dans ce sens aussi et puis arrivée à l hôpital. J’ai perdu 7 kilos en un gros mois , je suis déshydratée, exténuée, à bout de force, j ai juste envie que tout s’arrête même si ce bébé je le veux et que ce n’est pas sa faute ... Perfusion pour m’hydrater et de Litican , je suis hospitalisée 5 jours au final . 
Je repars avec une médication Litican 3x fois par jour en comprimé . Ça va déjà un peu mieux je ne vomis plus que 3 ou 4 fois par jours puis les semaines passent je vomis un jour sur deux étc jusqu’à la fin du 4ème mois où nausées et vomissements disparaissent et où je remange un peu « normalement » ...Mon compagnon et ma maman furent mes seuls véritables soutiens compréhensifs ! Tout mon entourage me répétant que la grossesse n est pas une maladie , que les nausées sont normales , que je suis douillette en somme ... 
Je n’étais pas du tout préparée à cela en envisageant une grossesse et je trouve que cette maladie devrait être connue du grand public ! 
j’avais très peur que bébé sente que j’avais du mal à établir un lien avec lui pendant ces moments où je souhaitais que tout s’arrête , j’ai bcp culpabilisé car je ne réussissais pas à m’investir, à lui parler, à échanger..... l’hg m’avait totalement envahi 
J’avais très peur que bébé sente que j’avais du mal à établir un lien avec lui pendant ces moments où je souhaitais que tout s arrête , j’ai beaucoup culpabilisé car je ne lui parlais pas ni rien ...trop malade pour envisager ça.

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Voici le témoignage de A

Publié le 30/09/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

On a tellement désiré cet enfant. Plusieurs mois d'essais, plusieurs fausses joies, on est jeunes on a 24 ans, mais on m'a décelé une infertilité inexpliquée depuis mes 18 ans. Alors on tente, parce qu'on a peur que ça "s'aggrave", et de ne jamais avoir d'enfant. Plusieurs tests négatifs. Encore et encore.

Et un jour, alors que je me rend à la fac, je fais un détour par le monoprix à côté de la gare. J'ai quelques doutes depuis plusieurs jours, mais je n'ai rien dis cette fois à mon amoureux de peur d'être déçue encore une fois. J'achète un test et arrivée à l'école, je fonce aux toilettes. Une amie est dans la confidence et m'attend derrière la porte. 
Je fais le test et le pose à terre. J'ai à peine le temps de me rhabiller que le 2ème trait apparaît. Je sors en trombe, me lave les mains et montre le test à mon amie "je ne suis pas folle si ? Tu vois quoi toi ?!"
Euphorie dans les toilettes, elle partage mon bonheur. 
Toute la journée je ne fais que d'ouvrir mon sac et regarder ce petit test positif je n'y crois tellement pas.
En rentrant le soir, je fais la surprise à mon chéri. Il est abasourdi. Nous sommes si heureux enfin ça a fonctionné !
Puis vienne les premières analyses. Je suis à 5 semaines. Je ne ressens que la joie en moi.
Un soir je me sens vaseuse. Et demande la bassine à mon homme. 
Ce fut la descente aux enfers. Le lendemain, je vomis au minimum 20 fois. Rien ne passe, aucune nourriture. Puis 3 jours après, c'est l'eau qui ne me va plus. 
On m'amène aux urgences où l'on me renvoit à coup de "c'est la grossesse madame supportez un peu aussi !" Ou de "quand on est pas capable de gérer quelques vomis, on ne fais pas d'enfant !"
Je vais le docteur tout les 2 jours. Lui non plus ne me prend pas au sérieux. 
Puis viens la déshydratation. Je fais malaise sur malaise, commence à avoir des sortes d'hallucination où 3 hommes en capuche me pointe du doigt en permanence. 
On m'hospitalise. J'avais déjà perdu 10kg en une semaine. Je suis à moins 15kg. Isolement forcé. Une épreuve terrible. Je ne peux plus me nourrir, même avec les cachets en intraveineuse (du primperan). Les sages femmes me regardent de travers. 
Puis vient le soir où mon chéri peut me rendre visite. Je fais ma énième crise de panique. Je hurle que je ne veux pas de cet enfant, que je regrette ce que j'ai fais, que j'ai compris que je suis punis d'être aussi mauvaise... Je délire. 
Le docteur de garde prend alors mes mots pour une décision. Le rendez vous est prit pour l'IVG. 
Je rentre à la maison, et commence à douter. Je suis toujours aussi mal et dans ces moments je ne doute plus. 
Puis viens l'échographie avant la prise de cachet. On me dit que je suis à la limite de la voie médicamenteuse. Le gynéco me fait écouter le coeur en me demandant si je suis bien sûre. Ce fut un supplice, je voulais arrêter ce cauchemars. 
Au moment d'avaler les premiers cachets, mes mains hésitent, les larmes coulent à flot. Et puis la sage femme présente me presse. J'avale alors difficilement. "C'est pour arrêter le coeur" me dit on après. 
Je rentre à la maison, je parle à ce petit être qui n'a rien demander, je lui demande de me pardonner, qu'il n'y est pour rien, que sa mamie l'attend là haut. Je regrette. Mais il est trop tard. 
Je ressens encore cette sensation, comme si j'avais senti l'instant où le coeur c'était arrêté. Je me revois caresser mon ventre à peine naissant, en souhaitant un "bonne nuit" final, à ce petit ange qui n'avait rien demandé.

Je vis avec ça tous les jours depuis presque 3 ans. J'ai un enfant à l'heure qu'il est, la plus belle chose qui me soit arrivée, et avec mon amoureux, nous sommes plus fort. C'est grâce au soutien et à l'information qu'on a pu me donner après tout ça que j'ai pu affronter cette deuxième grossesse qui n'a pas été sans HG. 
J'ai changer d'hôpital, de médecin et de vie.
Je remercie la vie de m'accorder le droit d'être maman aujourd'hui.

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de C
Avec pour illustration une toile peinte par ses soins.

Publié le 05/10/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

J’ai voulu témoigner pour contribuer à changer le regard sur l’hyperémèse.
J’ai vécu 4 grossesses ‘normales’, avec quelques nausées matinales, un brin d’acidité, et quelques autres maux classiques. De ces grossesses galopent sur Terre 3 magnifiques garçons. Et un ange dort dans mon cœur (fausse couche tardive).
J’ai aussi vécu 4 hyperémèse … Deux filles pétillantes, un œuf clair et … un ange victime de la violence de cette maladie, du manque d’écoute des gynécos, de ma détresse…

Une hyperémèse, ça commence comme une grossesse normale… Dans mon cas j’étais heureuse et déjà impatiente de voir sa petite frimousse… Et puis les nausées arrivent… Au début ça va, j’arrive à travailler, m’occuper des enfants, faire les courses… J’espère y échapper…
Mais leur intensité augmente chaque jour… Le gingembre et le grignotage ne fonctionnent plus. Chaque odeur perçue, chaque mouvement, chaque bruit, chaque pensée provoque des vomissements… Je dois rester dans une bulle sans stimulus… Faire de courses, cuisiner sont devenues des missions impossibles. Me lever, c’est vomir… Me laver, c’est vomir… Passer par la cuisine, c’est vomir… Mes enfants qui viennent me faire un bisou, c’est vomir…
C’est ne plus pouvoir dormir couchée à cause des remontées acides… C’est avoir continuellement comme un feu , comme une barre de feu du ventre à la gorge… Le matin, le midi, le soir… La nuit… C’est se lever en catastrophe à 3 h du mat pour courir aux toilettes… C’est être en enfer, sans avoir de moment de répit.
C’est aussi avoir faim, et être dégoûtée de tout ce qui se mange… Se forcer un peu et le vomir de suite… Même l’eau, même des pâtes inodores… Ça se transforme en peur de manger, par peur de vomir encore… C’est perdre 7 kg en une semaine…
C’est croiser un docteur qui croit mieux savoir ce que tu vis que toi-même, et te répond d’un ton condescendant « que ça va passer… C’est les 3 premiers mois, hein »… C’est aller chez ta généraliste qui – elle - te croit et te prescrit LE médicament qui t’avait sauvée la dernière fois… Sauf que cette fois-ci, après une brève accalmie, la tempête de feu reprend de plus belle et me fais sombrer dans les ténèbres… Tu sens que tu y laisses ta peau, que tu ne veux pas infliger ça à tes enfants, ton mari… toi-même… Tu ne te sens même plus enceinte, juste malade, malade 24h/24…
C’est ce rendez-vous que tu ne voulais pas avoir… Avec une autre gynéco qui te fais la morale sur le fait qu’en Belgique on reçoit de l’aide pour éduquer les enfants… Et qui ne capte même pas que le soucis c’était l’hyperémèse, pas la grossesse… Et toi t’es pas en état de discuter, parce que tu es déjà épuisée d’être arrivée jusque chez elle, et tu luttes pour ne pas vomir dans son bureau…
C’est écouter un cœur qui bat et pleurer dans son propre cœur… Parce que tu voudrais qu’il reste, mais que chaque jour est tellement infernal…
C’est pleurer d’une autre douleur , lorsque le calme revient…

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de C

Publié le 10/10/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

Ma vie avec l’HG.

Je m’appelle Carole, aujourd’hui j’ai 40 ans, la première fois que j’ai croisé l’HG, j’avais moins de 30 ans, je ne me rappelle plus. Je vivais dans le nord de la France, un de mes amis est très inquiet, sa sœur est enceinte, c’est terrible, elle est hospitalisée, car comme pour sa première grossesse, elle vomit, le jour, la nuit. Pas besoin de faire un test de grossesse, les nausées ont débuté hyper vite, elle a su, et ça a duré comme ça jusque sur la table d’accouchement. On ne savait pas ce qu’elle avait. J’ai eu de la compassion, et puis je n’y ai plus pensé.
Quelques années plus tard, je rencontre mon futur mari, j’ai 30 ans, la vie idéale, on s’aime, on se marie en 2011 et on lance le projet bébé, j’ai 33 ans, tout le monde autour de nous galère à faire des bébés, trop vieux, trop stressés, trop impliqués. On part en voyage de noces en Nouvelle Zélande fin novembre, on se dit bon, bien, lançons le projet bébé juste avant de partir, de toute façon je serai jamais enceinte du 1er coup, tout le monde met au moins 6 mois. 4 semaines plus tard, à Cable Bay sur l’Ile du Sud, Clear Blue nous annonce que en fait on est fertile…2 semaines plus tard, nous sommes dévastés, j’ai fait une fausse couche. On rentre 15 jours plus tard en France, c’est le 31 décembre, j’avais appelé mon généraliste depuis la Nouvelle Zélande, il m’avait pris RDV chez son ami obstétricien, RDV à la descente de l’avion, tout va bien, on peut relancer l’opération bébé. Avec le recul, cette fausse couche nous a peut être « sauvé », je pense souvent à ce bébé, mais je pense maintenant à la catastrophe si l’HG s’était déclarée là bas.
On est stressé, trouille de la fausse couche, mais au bout de 6 mois, le jour de mon anniversaire, Clear Blue nous annonce qu’un nouveau petit habitant est dans mon utérus. C’est génial. En parallèle, j’organise pour début juillet un voyage d’étude en Irlande, je serai à 1 mois et demi de grossesse, ça devrait aller, mais à partir de la mi juin, ça ne va plus du tout, des nausées, des vomissements, mon généraliste croit que j’ai une gastro parce que c’est quand même bien plus intense que des nausées de grossesse. Mais ça passe pas, je vois arriver ce foutu voyage et je ne sais pas comment je vais gérer, la veille du départ, c’est la fin je me mets à vomir sans interruption, impossible de boire de l’eau, SOS Médecin arrive, arrêt travail, envoi aux urgences de la maternité, réhydratation et on me renvoie chez moi. Je ne sais pas ce que j’ai, ça ne passe pas. On m’a prescrit des anxyolitiques, mais je ne suis pas folle, je vomis. Mon gynéco me reçoit, me donne du prokinyl, me demande de rester au calme et que si ça ne passe pas, retour à la maternité pour être hospitalisée. Mais qu’est ce que j’ai ? « Vous êtes une vomisseuse Madame ». Evidemment, le prokinyl ne fonctionne pas, je finis à la clinique, perfusée au DPL (Dolosal, Phenergan et largactyl) – en écrivant ce témoignage et en recherchant le D, je tombe sur une page expliquant que ce mélange est appelé « cocktail lytique », utilisé sur les patients en fin de vie.
Je suis déconnectée, j’ai arrêté de vomir, mon cerveau ne fonctionne plus, mon mari a à peine le droit de venir me voir. Le personnel de la maternité n’aime pas les vomisseuses. On les « gène », on massacre l’image idyllique de la maternité. Je serai laissée crasseuse, couverte de vomi. Le psy me dira que c’est dans ma tête, que je refuse mon bébé. Mais non, c’est pas dans ma tête ! Même si les gens me traitent de chochotte, fait un effort, toutes les femmes ont des nausées. Le DPL explose mes veines, on doit rester perfuser 48h, alors les sages-femmes piquent et repiquent. On me met sous dogmatil en voie orale, je sors. Je rechute, mon mari appelle la maternité, on lui demande de me laisser 48h dans le noir avant de m’amener de nouveau, pour voir si ça passerait pas tout seul, je vomis, je vomis, je vomis du sang, on m’hospitalise, DPL, veines qui pètent, cette fois il faut l’anesthésiste pour trouver une veine, dogmatil, je rate la première échographie, du coup c’est un gynéco de la clinique qui l’a faite, je sors, je rechute, et rebelote, voilà, j’ai perdu 10 kg, hospitalisée 3 fois et un matin, fini, plus de vomissement, plus de nausées. Mon mari souffle, il m’avait proposé de faire une IVG parce qu’il me voyait morte, j’ai cru que j’allais mourir, j’ai cru que j’allai tuer mon bébé. Ce n’est qu’à la fin de la 3eme hospitalisation qu’une sage-femme s’est dit que ça me ferai du bien d’entendre le cœur de mon bébé. Elle a pris le temps de m’expliquer que mon bébé grandissait bien car il puisait dans toutes mes réserves, y compris les vitamines, non mon bébé ne serait pas carencé. Après un été compliqué, je peux enfin repartir travailler après 2 mois d’arrêt. C’est l’automne, les journaux people parlent de la grossesse de Kate Middleton, je mets enfin un nom sur ma maladie, Hyperémèse Gravidique. Et les gens de changer de ton « Oh ma pauvre, comme la princesse ! Je lui dis merci ! ». Et j’accouche en février 2013 d’une merveille de petite fille.
Mon gynéco me dit, vous savez les grossesses se suivent et ne se ressemblent pas, la prochaine sera peut – être plus facile.
Deuxième grossesse, on est prêt, on sait ce qu’on risque mais je pense aux mots encourageants de mon gynéco, les grossesses se suivent et ne se ressemblent pas ! Pas faux en fait. On essaie de faire un deuxième. Un soir on est chez des amis, je suis prise de douleurs terribles dans le flanc et moi je pense grossesse extra utérine, on file aux urgences, crise de calculs hépatiques, mince comme ma mère et ma tante…Madame l’urgentiste, j’ai quand même une chance d’être enceinte en même temps. Je repars avec du spasfon, et une prescription pour un test sanguin pour savoir si je suis enceinte. Je suis enceinte et j’ai des calculs plein la vésicule ! « Il faut tenir avec les calculs jusqu’après l’accouchement » me dit mon gynéco, c’est trop dangereux de vous opérer enceinte.
Et quelques jours plus tard, je recommence à vomir 10-20 fois par jour, 48h dans le noir dans ma chambre, OK chéri, c’est bon appelle la clinique. Et mon mari de se faire copieusement insulter par la sage femme de garde, « Mais pourquoi vous ne l’avez pas amenée tout de suite ? », « mais il y a deux ans on n’avait pas le droit », « oui, mais les choses changent Monsieur ». Hospitalisation, perf de PL, le D a disparu, « oui c’était un peu trop fort madame », dogmatil, sortie, acupuncture, rechute, hospitalisation, re dogmatil, j’ai perdu 8 kg et un matin, c’est fini. Pourtant, les effets de l’HG ne sont pas finis sur cette grossesse. Je refais une violente crise de calculs hépatiques, je suis enceinte de 3.5 mois, mon gynéco et mon généraliste concluent que je ne tiendrai pas jusqu’à l’accouchement. Ca tombe bien, le gastroentérologue est dans son cabinet, ils lui expliquent ma situation, il annonce : « faut opérer et très vite ». On discute, je lui dis que ma mère et ma tante ont été opérées, mais il me dit « très peu d’influence génétique, généralement, c’est plutôt lié à une perte de poids très rapide, vous n’avez pas fait de régime trop drastique récemment ? », purée, je vais devoir être opérée à cause de l’HG de ma 1ere grossesse. Opération, fin de grossesse nickel et j’accouche d’une deuxième petite fille. Entre temps, je publie « saleté d’HG sur mon profil Facebook », ma copine qui vit au Québec me contacte en MP : Carole tu souffres d’Hyperémèse ? moi aussi ! Mince alors , on dit que ça ne touche que 1% des femmes, j’en connais déjà 2 personnellement (la sœur de mon ami et elle). Comment a-t-elle fait, elle a jamais parlé d’hospitalisation, et elle m’explique qu’au Québec ils ont du diclectin (Dornormyl et vita B6) et que ça améliore grandement la qualité de vie des femmes souffrant d’HG. Le diclectin, le Zophren, j’avais déjà trouvé des infos sur le site de la HER foundation, mais mon gynéco n’avait jamais voulu, et puis finalement, le dogmatil fonctionnait pas trop mal.
Mais je suis fille unique, j’ai envie d’une grande fratrie « c’est pour le garçon ? » « non, mais j’ai l’impression que la famille n’est pas complète ». Mon mari est réticent, comment va-t-on faire avec les deux grandes, si tu es malade et hospitalisée, je ne pourrai pas m’occuper de toi, je devrai gérer les filles ». Et moi de dire, mais ça va aller, on prendra le dogmatil plus vite, on fera de l’acupuncture et je ne risque plus les calculs biliaires. Il est pas chaud, mais j’insiste tellement, je le harcèle, il me dit oui, je suis tellement sûre que l’on maîtrise le protocole. Je me prépare, je vais voir d’autres gynécos pour savoir si un accepte de donner du zophren (niet), je suis en contact avec une sage femme qui a fait son mémoire sur l’HG, je me procure un protocole avec des niveaux de dornormyl et de magné B6 pour reproduire un diclectin « maison ». On se lance, un mois après, bingo, je suis enceinte. Au bout d’un mois, je me lève de mon canapé, un liquide chaud coule entre mes jambes. Panique, j’appelle mon gynéco, il me dit de rester allongée, de ne rien porter, que ce doit être un décollement du trophoblaste mais que c’est fréquent et de ne pas m’inquiéter. Il me reçoit le lendemain matin, il m’examine et fait la moue, ah oui, quand même c’est un gros décollement, ça va être risqué pendant un mois environ. C’est pas vrai…et deux semaines après je vomis, je vomis, je vomis, le cycle infernal de l’hospitalisation reprend, mais le dogmatil ne fontionne plus, personne ne me croit, mais si ça marche, c’est parce que vous êtes rentrée chez vous trop tôt, jusqu’au jour où je me remets à vomir à l’hôpital. Finalement, on me donne du Zophren, je revis, mais la forme lyoc est trop chère pour la clinique, on me fait boire de l’injectable, ça ne marche pas, retour au PL, plus de veine, déshydratation, on me remet du lyoc, ça marche, je sors pour la semaine de noël, le gynéco change le dosage, je fête noël avec mes filles et mon mari, le 26 décembre je suis de nouveau hospitalisée, on remonte le dosage de Zophren, je vais mieux mais je reste à l’hôpital jusqu’au 1er janvier. Mon mari est en colère contre les médecins, contre moi parce que j’ai tellement insisté pour ce petit 3eme, mes filles sont traumatisées « je veux pas rentrer à la maison, maman reviendra jamais ». Mais si au bout de 3 mois d’hospitalisation entrecoupés de 4 sorties (3 jours, 24h, 12h et 1 semaine), je rentre. Le décollement est toujours là, il n’évolue pas. J’ai perdu 8 kg, A 5 mois de grossesse je ne vomis plus et j’accouche en juin d’une troisième merveilleuse petite fille.
Je discute avec une de mes amies de jeunesse, elle a 15 ans de plus que moi, et elle me dit, tu sais moi aussi, je faisais que vomir enceinte, pendant les 9 mois. Et personne ne l’a prise au sérieux, 3 grossesses, des kgs perdus, 20 vomis par jour.
Quoi, mais je connais personnellement 3 femmes qui souffrent d’HG !
J’ai détesté les hospitalisations, qu’on m’appelle vomisseuse, le comportement de certains soignants (une des SF m’a ignoré complètement quand je vomissais et a été gentille après mon accouchement « on se connait pas ? si si je suis la vomisseuse, vous étiez censée vous occuper de moi » petit malaise. J’ai détesté les psy, pour ma 3ème grossesse, j’ai eu droit « votre mère vous aime ? » C’est dommage, les articles sur l’origine génétique de l’HG sont sortis juste après. Je t’en f de ta mère, maman je t’aime.
Merci surtout à mon mari, mon amoureux, ce père formidable qui a souffert ! L’HG a failli détruire mon mari, notre couple, mes enfants, elle a fait vieillir mes parents.
Mon gynéco m’a avoué quand je lui ai dit que c’était fini, que je ne ferai plus d’enfant que j’étais sa patiente la plus atteinte d’HG, enfin « j’étais », parce qu’en même temps que moi, pour ma dernière HG, une maman était encore plus mal que moi, même le PL ne fonctionnait pas et il a fallu lui mettre une sonde gastro oesophagienne. Je lui en ai voulu d’avoir tant tardé à me donner du Zophren, mais c’est vrai que lui et mon pharmacien ont pris des risques professionnels pour moi. Il a fallu que mon état soit alarmant pour qu’ils le fassent.
Voilà, maintenant j’ai 3 filles, je suis heureuse que l’association existe parce que j’espère que mes filles, si elles souffrent d’HG pourront être prises au sérieux et surtout mieux soignées.

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Voici le témoignage de F

Publié le 15/10/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

Je suis mère de 4 enfants et pour chaque grossesse ce fût un calvaire, vomir je ne sais combien de fois par jour nausees +++++ incessantes, déshydratée, anorexie, hospitalisée, c'est pas possible, je pense malheureusement avoir 
atteint le summum de l'HG pour 2 de mes enfants car j'ai cru mourir, et pour ceux qui ne connaissent pas ça et ont dans leur entourage quelqu'un qui le vit épargnez leur les comparaisons avec celles qui ont des nausees matinales ou de temps en temps ou des vomis par ci par là etc... la on parle de personnes qui arrivent tout juste à supporter la lumière du jour le son d'une voix .... en ce qui me concerne en dehors de ne rien boire ni manger ( en moyenne 12 13 kg perdus en 2 semaines) je ne supportais pas de voir un ecran tv tel etc... et la lumiere du jour, voir mes enfants aussi car c'est comme s'ils degageaient une odeur une sensation qui m'achevait .. je ne saurais pas l'expliquer mais je m'en voulais terriblement meme si évidemment je ne leur disais pas... 
Il faut vraiment faire quelque chose car c'est un enfer sur terre 24h/24 souffrir comme ça, je peux comprendre ceux qui pensent qu'on exagere car ça depasse l'entendement et c'est là que je me dis qu'on est vraiment fortes psychologiquement les femmes, imaginez celles qui en plus vivent ça dans des conditions difficiles (pauvrete, maltraitances, etc...) je n'ose meme pas l'imaginer. 
En résumé aidez les personnes qui vivent ça en les soutenant moralement et physiquement (menage, gardez les enfants,etc..) et non pas avec des pseudos conseils d'eau gazeuse de gingembre et compagnie... lol. 
J'espère qu'une solution verra le jour pour les futures mères qui vivront ça. 
Courage à TOUTES LES mamans.

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Voici le témoignage de C

Publié le 24/10/2018

Merci à toi de nous faire partager ton vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses.

Début novembre 2017 je découvre avec joie que je suis enceinte. Après une fausse couche en septembre 2017, nous sommes les plus heureux du monde de découvrir une nouvelle grossesse si rapidement. 
Les nausées et les vomissements commencent dès le début de la grossesse mais je me dis que c’est normal, tout le monde en parle de ces nausées du 1er trimestre. Cela me rassure même, de peur d’une nouvelle fausse couche. Les semaines passent et les vomissements se font de plus en plus nombreux toute la journée. Les nausées s’intensifient et ne s’arrêtent jamais.
J’en parle à ma gynécologue, elle me donne d’abord du vogalène, puis du primpéran, rien n’y fait je continue à vomir tout ce que je mange. Je perds 11 kg en 4-5 semaines mais la réponse que j’ai en face de moi c’est « vous aviez des kilos en trop avant votre grossesse donc ce n’est rien ». Très bien… J’appelle 2 fois les urgences de la maternité, on me répond 2 fois que c’est surement une gastro, nous sommes en pleine épidémie. Ma gynéco finit par me prescrire du Donormyl qui calme les vomissements mais pas les nausées.
A Noël je suis aux fameux 3 mois tant attendus… Je suis affaibli et je n’ai plus aucune énergie. Impossible de tenir debout à une caisse de magasin ou d’aller me promener, impossible de cuisiner la moindre chose ou de faire le ménage, de prendre une douche sans m’asseoir sous peine de tomber dans les pommes. Mon conjoint doit tout gérer. Pour passer Noël en famille ma mère est obligée de prendre le train et de venir me chercher, impossible de me rendre toute seule à la gare, d’attendre le train et de passer le voyage. 
Cette grossesse que j’imaginais épanouissante est en train de devenir un enfer, me faisant même regretter certains jours d’être tombée enceinte. Les semaines passent, les nausées sont toujours aussi présentes, le sentiment de mal être toujours là. Heureusement le Donormyl me permet de moins vomir et donc de faire quelques petites choses dans la journée. 
Au 5ème mois, j’en parle à une sage femme. La seule réponse que j’aurai « C’est psychologique, vous êtes trop stressée par cette grossesse ». Je me contente de cette réponse mais je reste persuadée au fond de moi que ça n’a rien de psychologique. Il faudra que j’attende le 8ème mois, pour qu’enfin une sage-femme me confirme que oui on peut avoir des nausées et vomissements toute sa grossesse et que cela n’a rien de psychologique. Elle est même étonnée que je n’ai pas été hospitalisée avec 11 kg de perdu si rapidement. Enfin on m’écoute !
J’ai pris du Donormyl toute ma grossesse jusqu’au jour de mon accouchement où nausées et vomissements ont disparu comme par magie après la naissance de mon fils. La sensation de faim que j’avais perdue depuis des mois est même revenue le lendemain de l’accouchement. 
Le mot d’Hypermérèse Gravidique n’a jamais été prononcé par le corps médical et je ne sais pas aujourd’hui dans quelle mesure ce que j’ai vécu en était ou pas puisque j’ai trouvé tout ça en cherchant moi-même sur internet. Mais je sais maintenant que je ne suis pas seule à vivre cela et je serai mieux préparée psychologiquement pour une prochaine grossesse.

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Voici le témoignage de L

Publié le 24/10/2018

Merci à toi de nous faire partager tes douloureux souvenirs et permettre ainsi de faire avancer les choses.

J'ai des nausées plutôt fortes avant même d'imaginer être enceinte. C'est d’ailleurs ce qui me met la puce à l'oreille. Test positif.
Quel bouleversement... un bébé, moi...
Ce petit bout d'amour n'a que quelques semaines que déjà je suis au fond du trou d'une détresse morale et psychologique qui ne fera qu'empirer.
J'ai des nausées. 
Dit comme cela ça n'est rien.
Mais ce qui se produit dans mon corps c'est une apocalypse invisible, qui me terrasse et m'anéanti. 
Chaque minute de chaque heure de chaque jour j'ai le coeur au bord des lèvres. En permanence, sans jamais, jamais, jamais aucun répit.
Et j'ai faim. J'ai faim et la simple évocation mentale d'un morceau de pain me provoque des vertiges de nausées. Je tangue, je chancèle devant les placards, ma main tremble et ma vision se brouille. Je ne peux me résoudre à porter à ma bouche cet aliment dont j’ai pourtant besoin.
Comme c’est cruel quand on y pense.
Petit à petit je vais supporter de moins en moins de choses.
Ma propre odeur me rendra folle de dégout. La musique est insupportable, je tire les rideaux, porte des lunettes de soleil chez moi, ne peux plus toucher ma fidèle BA, le bruissement des feuilles dans les arbres est un supplice.
La nuance avec les autres femmes touchées par cette pathologie: je ne vomirais que tardivement, vers le 4 ème mois. 
De petites quantités, de la bile essentiellement puis du sang car les séances de vomissements sont longues, intenses. Parfois j'ai l'impression que je ne vais plus pouvoir reprendre mon souffle, mon estomac affolé se retourne, encore et encore et c'est en larme que cela s’achève. Moi suffocante, agrippée à la cuvette des wc, suppliant je ne sais quelle étoile de mettre fin à ce calvaire. Craignant à mesure que la grossesse avance pour la santé de mon bébé. D’ailleurs, mon bébé, que ressent il de tout cela? Comment le vit il? 
Je bois de l'eau gazeuse. 
Si je parviens à manger je vomirai dans la demie heure et pourtant, cruelle ironie je vais prendre 35 kilos. 
De l'eau pour l'essentiel, et quelques calories attrapées au vol par ce corps qui joue avec maestria de l'enfer et de la magie.
Mon bébé va bien. Et je l'aime si fort que je surmonte la dépression dans la quelle je fini par sombrer à force d'être sur un bateau ivre 24h/24
Position foetale sur le lit défait, en larme des heures et des jours durant souhaitant presque mourir pour qu'enfin cela cesse.
Je ne suis pas comprise, je ne suis pas écoutée, je suis moquée, raillée gentiment : "ho mais aller, c'est pour la bonne cause" clin d'oeil appuyé
le pire: mais tu vomis? pourtant tu te portes bien ha.ha.ha.
Gingembre, acuponcture, eau gazeuse, citron, froid, chaud, obscurité, lumière, soleil, bains... je prends tous les conseils et je tente tous les remèdes.
Rien n'y fera... 7ème mois les nausées se calment un peu, je vomis d'avantage.
On fini par me plaindre, les vomissements c'est bruyant, je me lève au beau milieu d’un repas, d’une soirée, d’un film pour bondir aux WC alors on compatit un peu plus. Jamais à la hauteur du cauchemar qui est mon quotidien.
Je ferais bon an mal an le reste de ma grossesse... chérissant entre mes bras ce ventre rond plein d'un enfant que j'aime par dessus tout.
C'est l'amour qui me sauve de la folie. Qu’on se le dise.
Et c’est l’amour encore qui me donne la force, 18mois plus tard de tomber enceinte à nouveau, en dépit du risque que j'encours.
La seconde grossesse sera différente mais tout aussi rude.
Nausées moins fortes, vomissements plus fréquents. Très fréquents. Mais j'ai un petit bonhomme qui a besoin de moi, alors j'affronte, encore une fois dans la négation générale de mon état.
dans les petits blagues pas drôles, les sourires en coin, les « tant que bébé va bien »…. C’est terrible cela. Que ce mépris de ma souffrance. Cette solitude comme un carcan.
Je ne souhaite cela à aucune femme.
J'aurais appréciée être reconnue et entendue dans cet enfer.
J’étais une « petite nature »… pourtant quelle force il nous faut pour affronter chaque journée. Quel courage est le notre de continuer à assumer, un peu bancal, bcp dans les larmes le quotidien dans l’indifférence.
Cela n'aurait pas diminué les symptômes, mais j’étais une femme enceinte, dans un moment sacré de son chemin de femme, vulnérable, en souffrance et personne ne m’a tendu la main, personne n’a souhaité m’écouter, personne ne m’a entendue.
Je souhaite à toutes es mamans qui traversent en ce moment même cet enfer de trouver la force, Je leur envoie toutes mes pensées de réconfort, de compréhension et d’empathie.
Tu n’es pas seule.

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de Y

Publié le 14/09/2018

Merci d’avoir partagé avec nous ton témoignage , merci de t’être livrée malgré les souvenirs douloureux de cette période.

9 mois que je n’oublierai jamais. 

Si je me suis décidée à témoigner aujourd’hui, c’est pour faire progresser les connaissances sur cette maladie. Mais aussi un peu par espoir que livrer ma propre histoire puisse devenir une forme d’exutoire. Plus de deux ans sont passés, et pourtant le traumatisme demeure. 

Ce bébé, nous l’avions fortement désiré. Rêvé. Peu attendu car il s’est niché au creux de mon ventre très rapidement, pour notre plus grand bonheur, fin août 2015.
A ce moment-là, nous imaginions déjà notre vie à 3. Quand nous avons lancé le « projet » bébé, bizarrement j’avais squeezé l’étape grossesse de mon esprit. Je pensais tout de suite à l’accouchement, la layette et les jouets en bois. Sincèrement, si j’avais su à l’avance le calvaire que j’allais endurer, je ne sais pas si j’aurais eu la force d’entreprendre cette aventure. 

Le pire, c’est que je connaissais l’hyperémèse gravidique. « HG » pour les intimes. Un an plus tôt, une de mes proches amies en avait souffert, et je l’avais accompagnée – sans doute pas assez, ou pas assez bien, avec le recul – durant ces mois de galère. Aujourd’hui je me rends compte que tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut comprendre à tel point cette maladie est foutrement terrible.

Mes nausées ont commencé vers 6 SA. Un soir, bim, ça vous prend aux tripes, on ne sait plus comment se mettre, aucune position ne nous soulage, on est pliée en deux mais rien ne sort. 

Je me souviens encore de la première fois où j’ai vomi : je revenais de chez mes parents, à 400km. La salade de carottes râpées avalée sur le bord de l’autoroute a fini sur mon carrelage. Oublié le glamour, oubliée l’estime de soi. 

Ensuite, tout est allé très vite. Je me mets à vomir. 3, 5, 10 fois par jour. Je vis la nuit, dors le jour. Mon mari tente de tout gérer à la maison car je suis - pardonnez-moi l’expression - un déchet. Le lit est mon refuge. La bassine, ma fidèle alliée. Je reste cloîtrée dans ma chambre, dans la pénombre. Les odeurs des autres pièces m’insupportent et me causent des vomissements. 

En six semaines, j’ai déjà perdu 12 kilos. Je ne peux plus marcher, car tenir debout deux minutes demande à mon corps un effort surhumain. Je ne peux plus m’alimenter, j’avale difficilement une cuillère de sorbet par-ci, une cuillère de pâtes par-là. L’eau, c’est pire : aussitôt bue, aussitôt vomie en jets. Quelle frustration de se sentir assoiffée sans jamais pouvoir boire.

Je me revois me forcer à marcher en rond dans ma chambre la nuit, deux ou trois minutes. Histoire de ne pas faire de phlébite. Et je ressens encore cette pression, cette sensation d’être comme écrasée, à bout de souffle, le cœur battant si fort qu’on a l’impression que sa tête va exploser. Je voulais désengourdir mes muscles, me « faire fonctionner » mais plus rien ne semblait fonctionner justement. 

Mon médecin traitant n’a pas été très réactive : « trop de danger pour le fœtus », pas de médication. Je me décide quand même à aller aux urgences le jour où j’ai commencé à vomir des filets de sang. Là-bas, on ne me prend pas au sérieux du tout. J’ai beau demander une perfusion, ne serait-ce que pour me réhydrater car je dois, à tout casser, avaler une gorgée d’eau par jour. On pince ma peau, on décide que je ne suis pas déshydratée. Je suis en surpoids, alors les kilos en moins ne sont apparemment pas gênants non plus. Je repars avec une prescription de Vogalène. Autant dire, du pipi de chat ! 

Je me suis mise très vite en mode « survie ». Je n’étais plus qu’un esprit dans un corps qui ne m’appartenait plus, je ne pouvais plus vraiment parler, plus marcher, plus manger, plus me laver (je me revois m’excuser auprès de l’interne aux urgences de mon état pitoyable. Même me laver les dents était impossible, le simple fait de brosser me faisait vomir). Les seules choses que je fais sont : vomir, dormir, et regarder la télé. Et quand je dis regarder la télé j’entends absorber un contenu, les yeux hagards. Recevoir l’information sans la traiter, voir sans comprendre, passer le temps comme déconnectée de la réalité. La télé était mon seul divertissement, j’avais du mal à rester sur mon portable, cela me demandait trop d’efforts. Tout comme engager une discussion. Mon mari a souffert de solitude, alors que j’étais à quelques mètres de lui, enfermée dans ma chambre. Je n’appelle plus mes proches, je ne vois plus personne, je suis coupée du monde. 

Quand je me rends chez ma gynécologue de ville le 10 novembre, j’ai déjà arrêté le combat. Je ne viens pas pour quémander un traitement, ou un arrêt (je suis auto-entrepreneur) juste faire un examen de routine. Je lui explique brièvement la situation, elle me pèse et là, c’est la stupeur. Douze kilos en moins, un pouls à 120 au repos. Elle m’envoie directement aux urgences avec une lettre dans laquelle elle dit se désengager de toute responsabilité si l’hôpital ne me prend pas en charge, car là, la prise en charge est VITALE. 

Arrivée aux urgences avec le précieux sésame, je suis enfin perfusée. Je reçois un traitement adapté, salvateur, le ZOPHREN. Je suis carencée en sodium, potassium, ma TSH ne fonctionne plus. En quelques minutes, je me sens mieux. (Je passe sur la remarque désobligeante du médecin, qui, entrant dans la pièce, demande à sa collègue : « c’est elle la vomisseuse ? », parlant de moi à la troisième personne comme si je n’existais pas). Je ressors des urgences avec une prescription d’exception afin de poursuivre le Zophren, habituellement donné aux malades atteints de cancer qui souffrent de vomissements. 

Mes 5 mois sous Zophren m’ont vraiment permis de remonter la pente. Même si je vomissais encore, que j’avais des nausées H24, que je ne pouvais pas vraiment faire d’effort au moins j’ai pu, ces quelques mois, me réalimenter et boire. Boire, un véritable luxe. J’ai bien cru que mon corps ne pourrait plus jamais absorber une goutte de liquide de toute ma vie.

Le dernier trimestre a été difficile : sans traitement, les vomissements revenaient en force. Le bout du tunnel me paraissait si loin (et pour cause j’ai accouché à terme). 
Le jour J, sur la table d’accouchement, en pleine contractions, j’ai senti l’odeur métallique du sang en bouche. Puis je me suis mise à vomir des jets de sangs foncés, mélangés à de la bile. Avec mon conjoint, je crois que nous avons paniqué sans trop vouloir se l’avouer, en pensant à une hémorragie. J’ai rempli plusieurs ‘haricots’ comme ça, et personne ne s’en est préoccupé. Aujourd’hui encore je me demande ce que c’était, mais cela a été la dernière fois que j’ai vomi. Sitôt le placenta expulsé, la « délivrance », plus aucune nausée. Comme si elles n’avaient jamais existé. Ma fille est née et le soir même, j’ai savouré le plateau repas de la maternité. Si, si, savourés le saumon à la vapeur sans goût et l’eau calcaire car c’était incroyable cette sensation de pouvoir à nouveau manger et boire comme avant.

Aujourd’hui, ma fille a 27 mois et je reste marquée à vie par ce calvaire. Je n’imagine pas à l’heure actuelle retomber enceinte car je sais déjà que l’HG ne me lâchera pas. Par contre, si un jour j’avais le courage de donner à nouveau la vie, je saurais cette fois à quelle porte frapper dès le début, quel médicament exiger, quelle organisation mettre en place en amont. 

Je n’oublierai jamais ce goût insupportable dans la bouche que j’ai subi pendant 8 mois, avalant des bonbons pour tenter de le masquer. Ces douches assises sur un tabouret parce que je ne tenais plus sur mes jambes. Ni ma bassine jaune qui me suivait partout dans l’appartement. 

Je n’oublierai pas les allers-retours de mon conjoint au supermarché du coin au moindre de mes désirs, pour me chercher à pas d’heure le petit snack dont j’avais soudainement envie mais que finalement je ne pouvais avaler. 

Je n’oublierai pas la chance que j’ai eue de l’avoir avec moi à la maison, dans ces moments où j’étais entièrement dépendante des autres.

Je n’oublierai pas les remarques blessantes de certains proches, qui n’ont pas compris la gravité de ma situation, ni celles du corps médical pour qui la perte de mon poids était un « avantage ». 

Je n’oublierai jamais la sensation des mouvements de ma fille, de ces petits coups le soir à 23 heures comme si elle disait « toc-toc maman, accroche-toi, je suis là ». Car en dépit de toute cette souffrance physique, la sentir était extraordinaire et ma raison de continuer le combat.

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de M

Publié le 12/06/2018

Merci d’avoir partagé avec nous ton témoignage.

J’ai souffert d’HG durant mes deux grossesses
Là actuellement enceinte de 5 mois ça va beaucoup mieux mais les débuts étaient horribles. 
Pour la 1ère, nous étions stressés de savoir si ça aller marcher (parcours PMA) j’ai été malade pendant 5 mois avec hospitalisation.
Je vomissais plus de 20 fois/jour avec parfois du sang.
C’était très dur car j’étais déprimée à longueur de journée, je n’avais plus de force. 
Mon homme devait me porter pour aller au toilette ou dans la douche. (je ne me levais presque plus)
J’avais perdu 15 kg.
——
Mon entourage me disait : 
-« mais ça va toute les femmes vomissent, tu es une vrai chochotte quand même » 
-« Tu as voulu être enceinte donc te plaint pas ! »
—-
Cet état léthargique et ce mal-aise permanent ont fait que je ne voulais pas de 2nd enfant, la PMA a joué un rôle aussi. 
——
Au 9 mois de ma fille je suis tombée enceinte naturellement, le plus gros choc de ma vie. 
J’ai eu une hospitalisation à 1 mois et demi de grossesse, c’était horrible de laisser ma 1ère fille. 
Mais malgré cela, j’ai continué à vomir encore. J’ai pensé à l’avortement. 
——
Je me posais beaucoup de question concernant ma capacité à m’occuper de ma fille et mes vomissements (J ‘étais déprimée et du coup ma fille l’a très mal vécu)

Ma sage femme m’a beaucoup aidé et j’ai bénéficié d’une prise en charge psychologique. 
Ma belle mère s’est occupée de ma fille pendant 4 mois, c’est très dur de me dire que je ne peux pas moi sa maman m’occuper de ma fille, il n’y a pas un jour où je n’y pense pas.

Aujourd’hui je me sens mieux, et moralement je me dis que j’ai bien fait de me battre car je vais être maman à nouveau.

Ne baissez pas les bras ! Même si c’est horrible et très dur !!!!

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de P

Publié le 30/06/2018

Un courage et une détermination incroyable pour revivre à trois reprises l’HG.

Bonjour donc je me présente Prisca 29ans maman de 3 enfants de 7ans, 5ans et 20 jours.

Mai 2010, je suis enceinte ! C'est merveilleux! 

3 jours plus tard je me lève avec la nausée...cool : les 1er signes de grossesse je suis happy! 
Malheureusement le lendemain 10 vomissements , et la fréquence ne fera qu’augmenter avec le temps pour arriver à environ 50 vomissements : 10jours plus tard! 
J’étais seule car mon mari qui est militaire part en déplacement la semaine, une famille pas très présente. 
Mi-juin avec un poids de départ à 56 kg je suis hospitalisée avec hypoglycémie, anémie, déshydratation je ne pèse plus que 44 kg. 
Et là c'est le drame, en 2010 dans mon CHU le protocole de l’HG est l'isolement. 
Je suis mise dans le noir, pas le droit à la télé ni aux visites. 
J’ai à peine 20ans et je me demande ce qui m'arrive pourquoi moi? 
on me dit « c'est psychologique » 
on me propose l'IVG. Je suis sortie 4 jours plus tard alors que je vomissais toujours 30 fois par jour et je suis descendu à 41 kg. 
Heureusement pour moi mon calvaire s'est arrêté à 5mois de grossesse du jour au lendemain. 
En Décembre Maël est né et je ne sais pas ce qui a bien pu m'arriver au debut de cette grossesse. Je me suis posée beaucoup de question : « psychologique ? J'étais jeune peut être que j'ai eu peur! » 

Novembre 2012 apres 1an d'essai et plusieurs fausses couches me voilà avec bb 2 dans le bidon! Elle est happy de nouveau la Prisca! 
Cette fois c'est certain c'est la bonne. Oui sauf que ce qui ma fait faire un test c'est un vomissement causé par l’odeur de nourriture. 
15 jours plus tard j'avais déjà perdu 8 kilos, j'avais mon fils à gérer, mon mari parti pour 1 mois je vais faire comment? Comme la 1ere fois impossible de me laver, de faire à manger, de boire, mon fils mangera des plats micro-ondes des boîtes etc.... Je refuse d'aller a l’hôpital car j’avais peur de l'isolement et Un jour je regarde la télé du fond de mon canapé et je vois kate (oui la princesse )
Elle est enceinte, elle vomi, elle est a l'hôpital ! Elle est atteinte d'hyperemese gravidique..oh mon Dieu je viens de mettre un nom sur mon mal! 
Enfin je vais pouvoir avoir un traitement en arrivant avec ça devant un medecin. Et bien non, à part me dire que je suis « faible psychologiquement ou dépressive » ou tout simplement « pas faite pour pondre un gosse »malheureusement c'est ce que j'entendrai jusqu'à mes 5 mois de grossesse ou tout s'arrêtera une nouvelle fois comme par magie.
Jade est née le 30 juillet 2013. 

C'est fini je ne veux plus etre enceinte! Mais quelques années plus tard, l'envie est trop forte et maintenant je me dis que je suis plus une gamine je pourrais gérer. Et peut être que cette fois cette saleté de maladie me laissera tranquille!

Septembre 2017 un beau + ! Mais qu'est ce que j'ai fait! Pourquoi je remets ça ?
9sa et pas une nausée. 
9SA+1 =30 vomissements 
La voilà l’HG c'est pas possible 
Je trouve 2 groupes Facebook de soutien et grâce à eux j'aurais tenu cette fois, jusqu'à la fin. 
Cette fois elle ne m'aura pas laissée 1 minutes de répis jusqu'à la naissance de Rose le 6 juin 2018. 

Ma vie a été en danger plusieurs fois durant cette grossesse. 
Hospitalisée 2 fois en etat de dénutrition. 
2 enfants traumatisés d'avoir vu leur maman dans un tel etat. Un mari epuisé. Aujourd'hui nous nous remettons doucement. Je n'arrive toujours pas à m'alimenter correctement même si je n'ai plus eu une seule nausée depuis ce 6 juin. 

Il faut que les choses changent, que le corps medical s'informe, que l'on arrête de nous prendre pour des folles..
cette fois ma petite Rose a faillit finir en bb IVG. 
Battons nous pour que l'hyperemese gravidique soit reconnue comme dans d'autres pays où les femmes ont accès a de vrais traitements que l'on nous refuse en France! 
Cette 3eme HG m'aura définitivement traumatisée. Au point d'avoir entrepris les démarches pour une sterilisation à 29ans! Non pas parce que je ne veux plus d'enfant. Juste parce que je sais qu'une nouvelle HG me conduirai à l'irréparable pour ce bb je n'aurais plus la force et ça je ne me le pardonnerais jamais.

Je passerais évidemment les commentaires désobligeants des proches et de l'entourage. 
Les commentaires des mamans parfaites qui ont eut des grossesses en or. 
Enfin toutes ces choses qui rendent l'HG encore plus difficile à vivre. 
Ensemble nous changerons les choses!🤰
Courage aux femmes touchées, aux maris et enfants de femmes touchées car oui avec l'hyperemese gravidique ce sont toutes ces vies qui sont chamboulées.

Voici la fin de mon "long" témoignage mais j'aurais encore tellement de choses a dire...

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de A

Publié le 03/07/2018

Merci de nous avoir ouvert ton cœur...

Une lecture emprunte de tristesse et de courage. 
Le courage il t’en aura fallu tellement pour affronter cette épreuve et encore aujourd’hui...

Après un long parcours de procréation médicalement assistée dont deux inséminations artificielles négatives, nous décidons de tout arrêter et de se tourner vers l’adoption.

Plusieurs semaines après, je suis allée faire une irm pour une suspicion d’endométriose.
J’étais déjà bien nauséeuse, plus d’appétit , dérangée par les odeurs et je me traînais au travail le matin...
Au beau milieu de l’examen tout s’arrête brusquement, ils me sortent de la machine et ils me disent :« madame vous n’êtes sans doute pas au courant mais vous êtes enceinte nous ne pouvons pas poursuivre l’examen»

Le choc total ! Après des années d’essais me voilà enceinte naturellement ! Je tombe dans les bras de mon mari en salle d’attente pour lui annoncer la nouvelle !!

Mais voici comment ce rêve s’est transformé en cauchemar..…

Plus les jours avançaient, je me sentais mal. J’avais des vomissements toutes les 10 minutes, sans pouvoir ni boire, ni manger, ni dormir, sans me laver, ni me brosser les dents. 
Le corps douloureux, la mâchoire douloureuse à force de trembler et de me contracter pour essayer de ne pas vomir.. 
J’étais cloîtrée dans ma chambre porte fermée. 
Impossible de voir un membre de ma famille car la moindre odeur me donnait des hauts le coeur.
Mon mari ne pouvait plus m’approcher. Je ne pouvais plus parler, je ne chuchotais que quelques mots par jour lorsque cela m’était indispensable.
Je ne supportais plus la lumière, ni le bruit....

Mon mari assis sur un tabouret au bout de la pièce à me regarder : impuissant triste et très inquiet.
Après 3 semaines et 4kg en moins nous sommes allés aux urgences ( je vous épargne l’horreur du trajet en voiture ! )

On m’a admise aux urgences une première fois puis hospitalisée dans la foulée ( je précise que je suis phobique des aiguilles de la prise de sang et de la perfusion... ) Ils m’ont gardé car j’étais déshydratée carencée et faible. 
Je ne suis restée que 48h.

J’entends encore ces mots : « C’est normal ça va passer ! » « Vous n’allez pas mourir ! » « C’est dans la tête ! » « il faut que vous mangiez ceci, boire cela ! » « Ne pas s’allonger : allez marcher ! » « Essayez le gingembre ou l’acupuncture »

Rien ne marchait : j’étais dans un gouffre bien trop profond ou même respirer me donnait des hauts le cœur !

L’enfer a continué... en+ des symptômes physiques, mon moral a commencé à baisser. Je me sentais nulle, j’avais l’impression d’être une chochotte, je n’avais aucun plaisir pour cette grossesse pourtant tant désirée !! 
Les minutes dans ce lit à regarder les murs étaient interminables, j’avais envie de me lever d’être épanouie d’aller faire les boutiques pour bébés et femmes enceintes, de me rendre à mon travail que j’adorais , partager le lit de mon mari être dans ses bras ! 
Pouvoir embrasser ma famille ma mère mes nièces ! j’aurai tout donné !
J’ai passé des heures à pleurer mais même pleurer me faisait vomir donc je tentais de me retenir.
J’ai cru perdre la tête je me disais c’est impossible de vivre ça !

J’ai été hospitalisée une seconde fois j’y suis restée 1 mois mais les nausées étaient toujours très fortes.
Impossible de me reposer à l’hôpital avec les venus des soignants.
Manque de chance, ma chambre était juste sous une salle d´accouchement et j’entendais certaines femmes hurler surtout la nuit ! ( ça fait flipper lol )

On m’a dit que les vomissements pourraient durer jusqu’a 14 /16 semaines puis que cela se calmerai mais certaines femmes vomissent jusqu’à l’accouchement !

J’ai été transférée dans le service psychiatrie car je bloquais une chambre en gynécologie.
Je me suis donc retrouvée dans le pôle psychiatrie avec des femmes et leurs bb ayant un très fort baby blues…..
Un lit, une table de chevet, une chaise, fenêtre fermée à clé, une bouteille d’eau, un gobelet en plastique... une infirmière très gentille est entrée et m’a dit « je sais que cela ne vous concerne pas mais les règles du service sont ainsi » puis ….
elle a fouillé mes affaires : retiré ma trousse de toilette, mon chargeur et mon téléphone ainsi que mes médicaments pour les mettre sous clefs. J’étais obligée de traverser un couloir ( en pyjama avec une tête de zombie devant les mamans et papas avec leurs bébés ) odeurs lumière cris pleurs de nourrissons les repas étaient collectifs etc... etc.
(Rien ne me soulageait, seul le donormyl fonctionnait un peu mais bon moi il me cassait beaucoup et on ne peut que prendre un comprimé par jour donc je le prenais le soir pour pouvoir fermer un peu les yeux... )

Je me suis demandée pourquoi on m’avais envoyé la ! Ce lieu était clairement inadapté à mon état !!!!
J’ai tenu 48h et j’ai demandé à quitter les lieux.... retour à la case départ dans ma chambre....
C’est après 13 semaines d'extrême souffrance et de torture, de questionnement incessant que cette grossesse c’est interrompue.

J’ai eu une ivg j’ai dû décider de me séparer d’un enfant que j’avais tellement désiré ! Que j’aimais déjà ! que j’avais vu aux échographies dont j’avais entendu et vu le cœur battre ! Ce fruit de l’amour de l’homme de ma vie et de moi réunis !

Il n’y a aucun mot pour exprimer cette souffrance cette douleur ce déchirement !!! C’est la pire expérience de ma vie et plus rien ne sera jamais comme avant désormais.

Je tente tant bien que mal de continuer à avancer dans la vie sans m’effondrer et sans chercher à comprendre pourquoi c’est tombé sur nous.

Je pense à toutes ces femmes qui traversent ce cauchemar, et pour toutes celles qui n’auront pas la chance de serrer leur enfant dans leurs bras.

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de L

Publié le 19/10/2018

Merci à toi de nous faire partager tes douloureux souvenirs et permettre ainsi de faire avancer les choses.

Mon parcours avec l'hyperémèse Gravidique.
Je vais vous raconter mon vécu en lien avec cette maladie bien réelle.
Nous sommes en 2010 lorsque je découvre que je suis enceinte après que mon gynécologue de l'époque m'ai dit que j'avais des problèmes de stérilité.Étant soi disant en difficulté pr tomber enceinte dû à des soucis de qualité d'ovule, je décidère d'arrêter ma prise de pillule puisque celle ci ne servait plus à rien.Je tombère enceinte 1 mois et demi après. Tout ce passait merveilleusement bien lorsque mon état a commencé à se dégrader.Je ne comprenais rien de ce qu'il se passait et le quotidien à commencé à devenir insupportable. Les nausées sont devenues de plus en plus forte et intense, Vomissement inexplicable et perte de poids associé. Je ne pouvais plus rien avaler ni boire.
Cela a commencé autour de 5Sa.
Mon état est passé au niveau d'une cachexie.
Hospitalisé bien 3 fois ds cette ville où je résidais, aucun médecin ni personnel soignant je savais d'où venait ces symptômes. La seul cause connue est, à cette époque,que le corps rejetait ma grossesse. Le taux d'hormone en étant la cause.
Le protocole medical était obligatoire et insupportable pour moi.Je devais rester ds le noir pendant 7 jours, sans manger sans boire sans télévision sans téléphone et sans aucune visite.
En isolement complet comme en prison.
Ces 7 Jours se dérouleront avec beaucoup de pleure, d'ennui, de désespoir, de médicament en intraveineuse pr me sedater.
Les vomissement se calmait temporairement à chaque hospitalisation puis reprenait de plus belle à chaque sortie.
Retour des vomissement sans cesse même en ne mangeant plus. La bille et le sang était les seuls liquides qui pouvait être rejeté.
Les brûlures d'oesophages monumentales, des malaises à chaque déplacement, les vaisseaux des capillaires sanguins de mon visage avait tous explosés au niveau de mes paupières. J'étais méconnaissable.
Je pesais 81 kilos avant l'HG, cela est descendu jusqu'à 65kg
À ma 3eme sortie de l'hôpital, j'ai décidé de partir de chez moi dans l'idée d'essayer une thérapie de repos. Cela s'est déroulé chez mes grands parents. Je vivais donc à 100 kilomètres de mon domicile avec ma grand mère qui s'occupait de moi comme l'on s'occupait de moi à l'hôpital. Alité, nourrit et repos 24h sur 24.
Rien de changea , mon état physique reste identique mais mon état mentale lui a bien changé.
Je deviens de plus en plus froide sur l'idée d'avoir un enfant.
Je devenais si déprimé que je ne savais plus ou était le bien et le mal.
Impossible de dire ce que je voulais, j'étais devenu un cadavre qui ne faisait que ce qu'on lui disait.
Mes GP étant si inquiet et perdu de ne savoir quoi faire lors de mes crises, mon emmené voir leur médecin de famille de l'époque.
Vu que personne ne savait ce que j'avais, on testait plusieurs médecins ds l'espoir de trouver qqun qui saurait m'aider.
Ce docteur qui était quelqu'un d'assez âgé m'a osculté et n'était pas plus avancé que nous. La seule chose qu'il a réussi à dire ce jour là, c'est que si j'étais malade c'est que mon corps

rejetait l'enfant et que quelque chose n'allait pas chez l'embryon. Que c'était comme ça, qu'il fallait se faire une raison. Il me suggère donc l'IVG en ayant comme justification que c’était mieux pour moi car je n'avais que 21 ans.
Je décidère donc d'appeler mon conjoint de l'époque et d'avoir une discussion.
Je lui fit par de tout ça et lui resta sans voix.
Je n'en pouvais plus et je répétais mot pour mot tout ce que ce docteur m'avait dit comme si je n'avais moi même,plus d'opinion.
Il finira plus tard par accepter l'IVG verbalement sans réelle conviction.
Je saurai plus tard qu'il n'était pas d'accord, ce qui nous séparera 1 an après. Cela lui a été insupportable et l'amour s'est envolé. La haine a fini par le remplacer.J'ai donc eu recours à l'IVG par aspiration car le délai était déjà bien avancé.
Un moment horrible le pire de ma vie. Le corps médicale de l'hôpital m'ont fait vivre un enfer tout au long du séjour. Ils m'ont forcé à faire une échographie quelques jours avant pour que je puisse voir mon enfant et entendre son cœur.
Ils ont tout essayé pour me faire changer d'avis mais comme je n'étais même plus humaine, ils n'ont pas réussi.Mon Instinct de survie avait pris le dessus et ma volonté d'en arrêter la était inchangeable . Je voulais juste que cela s'arrête. Je priais dieu qu'il me libère de tout cela. Soit cela s'arrêtait, sois je voulais mourir. Il m'était impossible de supporter ça un jour de plus...
Le lendemain de l'IVG, au réveil je me souviens avoir ressenti un soulagement profond et avoir ressenti égoïstement de la joie.
J'ai été chercher en courant dans le distributeur automatique de l'hôpital, des barres chocolaté, des bonbons, des chips, des boissons, tout ce qui était dans l'appareil. J'ai jamais dévoré de la nourriture de cette façon auparavant.
Aucun sentiment de tristesse, de peine. Cela était juste incroyable. Même si je pensais à cela, ça ne me faisait ni chaud ni froid.
C'est horrible de vivre cela, j'ai eu l'impression de devenir une personne qui n'était plus capable d'empathie.
Qques temps après, les sentiments de culpabilité, de honte, de peine, de désespoir sont arrivés.
Cela me transforma. La peine et la culpabilité nous rongea peu à peu.
nous nous sommes séparés peu de temps après.
Je suis partie de cette ville et retourna dans ma ville natale.
5 ans plus tard, toujours aussi malheureuse de mon acte mais ayant trouvé l'homme qui aujourd'hui est à mes côtés, nous avons retenté l'expérience.
Cela n'a pas été programmé.
Dû à une erreur de pillule, je suis retombée enceinte.
On m'avait toujours dit que toutes les grossesses sont différentes, j'étais donc pleine d'espoir. Je ne pensais pas que cela aurait recommencé .
Et puis si, l'HG repris de plus belle autour de 6SA et durera 7 à 8 semaines.
Symptômes identiques, conséquences identiques ; Crises, pleures, hospitalisations, traitements inefficaces, tjr le même discours incessant des médecins ( c'est rien faut prendre sur soi, tu n'es pas malade, tu es enceinte, tu es trop douillette, etc). Un nouveau symptôme apparue cette fois çi, l'hypersalivation. Cela dura tout au long de L'HG, je bavais jusqu'à 2 L par jour.
Je ne sortais plus de ma maison. Je ne pouvais plus avoir de conversation à cause de cela et de mon anémie. De 4sg à env 20 sg, je n'étais plus qu'une loque mais la différence était que la rien ne m'aurait fait changer d'avis.
Le fait de devoir retenter l'expérience mais cette fois ci en écoutant personne et en tenant le coup malgré tout, à été un cap à passer. Je me suis enfin pardonné et j'ai pu vivre ma grossesse sereinement par la suite.
Le reste de cette grossesse s'est déroulé avec bcp moins de symptômes de la maladie mais mon œsophage resta si abîmé que je gardèrent des nausées et des gènes jusqu'à l'accouchement.
Après tt cela, la dépression post partum est arrivé. 6 mois de pleurs incessants, tout me revenait en tête et mon accouchement très compliqué voir traumatisant n'y était pas pr rien. J'ai mis 1 an à me retaper.
Le temps passa et mon bb devenue une belle petite fille en pleine santé.
Le temps efface peu à peu les mauvais souvenirs jusqu'à me rendre compte que parfois je n'y pensais plus. Le bonheur a remplacé tt cela et le désire d'enfant revint.

Je suis mentalement préparé, je pense me souvenir de la souffrance endurée et me dit que c'est pas si terrible que ça. Ayant gardé en tête ma force mentale pour tenir bon, j'en ai oublié tout le reste.
3 ans après, nouvelle envie de bébé pr papa et maman , cette fois programmée et réfléchie, nous voulions recommencer. Il y a fallu attendre 1 an complet avant que cela fonctionne. Impossible de tomber enceinte peu importe les méthodes et la motivation.
Quand cela se réalisa enfin, j'étais la plus heureuse du monde entier.
Ca y est enfin! Je porte une nouvelle fois la vie...
La joie simplement mais intérieurement au fond de moi, déjà une grosse angoisse pour l'HG. C'est arrivé 2 fois, pourquoi pas une 3eme fois ?
Depuis toutes ces annee, j'ai fait en parallèle de tout ça, des recherches sur un moyen de guérison ou de traitement pour rendre la grossesse plus vivable pour les femmes atteinte de L'HG.
J'ai eu connaissance qu'en France rien n'est connue. Mais que dans d'autres pays, il y avait plus de connaissance, plus d'avancé et plus de reconnaissance de la maladie.
L'espoir de ce fait, renaît et permet de toujours garder foi.
Aujourd'hui en 2019 dirons nous, beaucoup de choses ont évolué.
Je suis actuellement enceinte pr la 3ème fois mais de mon 2ème enfant.
L'HG est de retour pour la 3eme fois et je me bat toujours autant. La maladie est toujours aussi horrible malgré le fait, que j'avais tout de même réussi à oublier.
Hospitalisation à 9Sa cette fois çi, la maladie est arrivé très vite et très intense. D'un jour à l'autre tout change. Plus forte en intensité mais aujourd'hui je vais mieux.
Est ce dû aux médicaments que l'on me donne ? Est ce que la maladie réduit d'elle même à force?
Est ce dû à mon âge actuel ? Je suis beaucoup plus stable et posé aujourd'hui. Je vois les choses d'un œil différent.
Je ne sais pas du tout les raisons de l'amélioration de mon état. J'ai essayé de ne pas prendre de médicament et je ne vomis pas plus.
Je me contente de ne manger que ce qu'il me fait plaisir et envie. Toujours en petite quantité tout au long de la journée . Je revie et je commence à penser à ce petit être qui grandit en moi. J'ai aussi compris quelques choses de très important sur ma maladie. Avant j'étais trop à fleur de peau et non soutenue pr y arriver simplement.
Depuis mon stage à l'hôpital où comme toujours on nous perfuse pour nous réhydrater et nous apporter les minéraux essentiels à notre fonctionnement, j'ai également essayer de travailler sur mon état psychique de stress PERMANENT. Depuis toujours je suis une femme anxieuse, cela me vient de mon enfance.
J'ai donc décidé sur conseil de ma sage femme de l'hôpital de me couper totalement du monde et de ne plus rien faire. Comme une pause mentale complète. Comme çi je me mettais sur off pr tout le monde et je ne pensais qu'à rien. Je ne communique plus avec mon entourage, je m'isole et reste 24/24 dans le noir avec pour seule compagnie ma TV.
Tout cela ce met à fonctionner mais surtout extrêmement rapidement. Je passe d'un état léthargique, algique, à bout, d'une HG intense à presque plus rien ?
Est ce normal ? Je ne comprend plus.
En sortant de l'hôpital, plus de nausée, plus de vomissement, j'ai même retrouvé la sensation de faim.
Je revie mais je reste toujours faible. L'HG n'est jamais sans conséquence.
Cela dit, aujourd'hui, après 5 jours à domicile je n'ai toujours pas rechuté.
Lorsque que quelque chose m'angoisse ou me provoque énervement, mon état décline petit à petit. Mais à chaque fois, je replonge dans cette état psychique de calme complet et cela me calme.
Cela m'était totalement impossible avant.
Je prie tous les jours en me réveillant que cela reste ainsi car ce que je vis actuellement est une situation totalement supportable.
Je ne sais pas çi tout cela servira à quelques chose, mais je suis aujourd'hui heureuse.
Je souhaite à toutes femmes victime de L'HG de tenir Bon et de ne jamais baisser les bras. Mon parcours est explicite.
Il faut tjr tenter, essayer, se relever, se battre, chercher, aider et surtout AVANCER.

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Voici le témoignage de M

Publié le 23/07/2018

Une vie quotidienne et familiale totalement bouleversée, la violence de la vérité. Merci pour ce témoignage.

J'ai eu une 1ère grossesse parfaite rien à dire.

Puis 3 ans après, je suis tombée enceinte de mon second enfant un petit garçon et le cauchemar a commencé 2 semaines après l'avoir appris.

Je me suis mise à vomir 5 à 6 fois par jour, les deux premiers mois je n’ai rien mangé du tout. Les deux mois suivant uniquement des portions équivalentes à celle d’un enfant en bas âge. 
J'ai perdu 15 kg en 4 mois. 
J'ai pensée à avorter, j'ai beaucoup pleuré et j'ai surtout eu du mal à aimer ce bébé qui me faisait tant souffrir.

C'est en arrivant un jour en larme chez ma sage femme, qu'elle m'a fait découvrir l'hypnose de grossesse, ce qui ma permis de me connecter à mon fils et enfin ressentir tout l'amour que j'avais pour lui.

Je n'ai pas l'ombre d'une fois pu passer la porte de ma cuisine. Impossible de supporter les odeurs. 

J’entends encore la famille me répéter : "c'est juste des nausées, c'est normal, on est plus malade pour un garçon ! Ah ben oui c'est çà être enceinte hein !"

Mon gynécologue me disais : "changer rien, c'est super vous perdez du poids !, vous n'arrivez à rien avaler ? Oh au pire un peu de coca sa passera !"

J'ai passer cette grossesse seule n’ayant comme seul réel soutient que le père de mes enfants.

vous sentez que la grossesse n'est pas la même quand le premier geste matinal de votre première grossesse était de caresser votre ventre et que pour celle-ci c’est de courir vomir aux toilettes.

Ni la familles, ni les autres personnes, ni le corps médical ne se rend réellement compte de l'état de détresse mental et physique dans lequel nous sommes pendant cette période. 

Il y a des matins où on a le temps de prendre un petit dej ( une barre de céréale) et où on ne vomis que quelques heures après. Ce sont les matins les plus agréables… 

Je n'ai connu le nom de ma maladie que le dernier mois de ma grossesse sur l'application Wemoms ou une maman m'a parlé du groupe FACEBOOK: 9 mois avec ma bassine.

Mes vomissements se sont arrêtés après mes 5 mois de grossesse. Je n'ai ensuite eu « que » des nausées. 

Quand on passe 9 mois à avoir autant de variations d'alimentation on déclenche des problèmes à l'organisme ce qui a été mon cas.
Puisque pendant la grossesse j’ai eu des crises de calculs biliaires. 
Je ne l'ai su qu’après la naissance, malgré plusieurs crises, j’avais tellement l'habitude de souffrir pendant cette grossesse que je n'avais aucune idée d'où venaient ces douleurs qui irradiaient mon dos et mon ventre. J'ai souvent pensé à des contractions.
On m'a donc retirer des calculs après la naissance puis retirer la vésicule biliaire. 
Aucun médecin n'a voulu reconnaître que ça pouvait venir de l'HG hormis mon échographe et ma sage femme. 
À force de vomir et d'être aussi mal mon dos et ma hanche ce sont bloqués.. C'est comme ci mon corps se crispait à chaque vomissement violent.. J'ai dû faire plusieurs séances d'ostéopathie pour remettre mon corps en ordre.

J'ai passé 9 mois à pleurer dans ma chambre à essayer d'être forte puisque " ce n'était rien", et à lutter pour m'occuper de ma fille de 3 ans sans m’évanouir ou vomir.

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Voici le témoignage de Y

Publié le 04/08/2018

Merci pour ce témoignage tellement emprunt de réalisme. Deux grossesses 
quel courage !

Bonjour je m’appelle yasmine et j’ai été victime à chacune de mes grossesses d’hyperemèse gravidique . 
Je ne connaissais cette pathologie que via les médias concernant La princesse Kate qui était atteinte. 
N’ayant jamais été enceinte à l’époque j’ai comme tout le monde sous estimé l’ampleur de cette pathologie. 
Pour mon premier bebe j’ai beaucoup vomi et j’ai moi-même pensé que c’était psychologique. Je passais mes examens je me disais « c’est peut être le stress, quelques d’autres problèmes ect... » Je vomissais prêt de 10 à 20 fois par jour. Boire et me nourrir étaient très compliqué. Les journées étaient terriblement longues et je devais passer mon diplôme dans cet état là ( je vous rassure j’ai fini par l’avoir aux épreuves de rattrapage vers le 5 eme mois de grossesse ) . 


J’ai été malade comme ça pendant mes 5 premiers mois avec une fatigue extrême . Par la suite ça allait mieux j’arrivais à mieux me nourrir mais je continuais à avoir des nausées toute la journée et à vomir 3 à 5 fois par jour . Je n’avais aucun traitement car les médecins estimaient mon état normal me disant « que quand on est enceinte on vomi. »
J’ai finalement été malade toute ma grossesse et j’ai vomi jusqu’à la fin . 
En fin de grossesse bebe appuyant sur mon estomac il me fallait manger en très petites quantités pour ne pas vomir instantanément mon repas . L’accouchement a été une vraie délivrance pour ce premier bebe et voulant au moins deux enfants, je redoutais déjà la prochaine grossesse.

Entre le premier et le deuxième bebe on ne cesse de nous dire « chaque grossesse est différente tu verras le prochain ça ira mieux tu as d’avantage de stabilité ect ect ... » 
bebe deux s’est installé et effectivement c’était différent c’était encore pire. 
Cette fois j’étais dans un état très différent je faisais des malaises à répétition, je me sentais terriblement fatiguée avec des chutes de tension et incapable de rester debout plus de deux minutes . 

Bien sûr les nausées et vomissements sont arrivés très tôt vers 6 sa . 
Vers 8-9 sa c’est devenu un vrai cauchemar je vomissais en rafale toutes les 15 minutes cette fois l’hospitalisation a été inévitable. 
J’ai été hospitalisée et perfusée avec du glucidion et du primperan . Ce qui a été totalement inefficace . 


Puis le médecin a essayé le zophren et là miracle moins de douleur à l’estomac et la faim commençait à revenir . Ce médicament m’a sauvée la vie mais je ne pouvais toujours pas tenir debout ou m’occuper correctement de ma fille tellement j’étais affaiblie.


Je suis donc restée 5 jours à l’hôpital puis je suis rentrée essayant tant bien que mal de m’occuper de mon enfant qui restait plus souvent avec ses grands parents qu’avec moi . Même si le zophren améliorait mon état je restais tout de même très nauséeuse et m’alimenter restait compliqué. Au moins je mangeais , buvais un peu et ne vomissais plus que deux à 5 fois par jour et ce jusqu’à 6 mois de grossesse ou j’ai pris le relais avec du donormyl. J’ai comme pour ma première fille été malade jusqu’à la fin mais au moins cette fois, j’avais un traitement et de quoi me soulager un peu . 
Je terminerais en disant que la maladie est difficile mais le plus dure reste l’impacts psychologique , le fait de rester allongé sans ne rien pouvoir faire , ni s’occuper de ses enfants sa maison et même sortir de chez soi est un vrai calvaire . L’incompréhension et la minimisation des gens autour de nous même parfois du personnel médical est très difficile à vivre. Je le dis et redis cette maladie n’a rien de psychologique j’adore mes bébés je les ai désirés et j’en veux d’autres mais l’idée d’être à nouveau malade me terrifie . Merci de m’avoir lu. 

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Voici le témoignage de M

Publié le 30/10/2018

Merci de nous faire partager cette histoire malgré tout pleine d'espoir et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Bonjour voici mon temoignage : 
M. 27 ans Maman de 4 enfants .
En 2012 apres 1 an d’amour avec mon conjoint je tombe enceinte de mon premier enfant , vomissements incessants perte de poid les 3 premier mois pour arriver à un accouchement à 7 mois de grossesse a force d’avoir contracté durant toute la grossesse je me suis mise en travail sans m en rendre compte arrivee a la maternité j’etais deja a 4 , je garde un mauvais souvenir de cette grossesse mais pas la pire , je pensais que c etait normal je vivais la ma toute premiere grossesse j etais novice a ce sujet et tout le monde me disait : c est normal de vomir enceinte ce sont les hormones .. aujourd’hui jai un formidable petit garcon de bientot 6 ans .
Mais la n etait que le debut de l enfer .
2014 je retombe enceinte cette fois ci l’HG ne m a pas laché et s est surtout intensifiée . 10 à 20 vomissements par jour sans un seul jour de repit , mon corps me lache , rien ne passe je souffre autant physiquement que mentalement et c est d autant plus difficile que je dois m occuper de mon petit bout d a peine 1an et demi , hospitalisation trois fois a l isolement dans le noir sans telephone sans visite sans rien ni personne pour m entendre dire par les infirmieres « vous n acceptez pas la presence de bebe » je n ai pas les mots pour repondre a ce genre d atrocité ...
Et puis viens ce fameux 11 mars 2015 a 6 mois tout pile de grossesse apres 5 semaines d alitement, je perds les eaux et la ce fut une des periodes les plus difficile de ma vie , je donne naissance le 12 mars a un petit garcon d’1kg020 pour 38 cm , 3 mois d hospitalisation pour mon bonhomme avec beaucoup de problemes mais dieu merci aujourd’hui il va bien .
Pour moi fini les grossesses meme mon entourage me disait tu es folle si tu recommences et pour une fois j etais tout à fait daccord avec eux ! 
.... MAIS c’etait sans compter sur ma grossesse surprise sous sterilet survenue en decembre 2017, hors de question que je le garde sauf que mon homme n est pas daccord pour lui chaque enfant est un cadeau du ciel et j arriverai a surmonter ca une 3 ieme fois . Je fais une ecographie de datation toujours en restant sur ma position de ne pas garder ce bebe , sauf que la ... ce n est pas un mais DEUX bebes que j attend , melangé entre joie et tristesse je rentre a la maison et montre l ecographie a mon homme tout en lui afirmant que je veux mettre un terme a cette grossesse tant l’hg est deja bien presente . 
On a toujours voulu une grande famille alors par amour mais aussi par la petite envie qu il me reste dans un coin de mon coeur je garde ces bébés ... 
9 sa le pic de l HG Je suis a -7kg avec des vomissements atroces + remontées acides qui me brulent la gorge , mon gyneco ( que jai changé entre temps ) me met sous zophren et donormyl il est très a l écoute et je trouve en lui enfin quelqu un qui me comprend du corps médical même si le traitement n. A aucun effet sur moi le donormyl apaise au moins mes nausées de temps a autre je refuse cependant 2 fois l hospitalisation je veux rester aupres de mon homme et mes enfants je le sais , a l hopital je tiendrais pas . Rien ne passe aucune nourriture et encore moins de l’eau et ca c est le plus difficile je souffre tellement je ne peux plus m occuper de mes enfants ni même leur faire un bisous un câlin tout est trop difficile mon corps n est pas le mien même me brosser les dents est devenu un combat quotidien, je me souviens d’un soir ou après avoir vomi j’ai dis a mon homme je t en supplie je dois avorter je n y arrive plus c est soit les bébés soit moi mais si j agis pas un de nous 3 va y rester ,mais , je ne sais par quel moyen il a réussi a me convaincre de garder ces deux bébés surprises, surement grâce à son amour sa force et son dévouement pour notre famille , aujourd’hui je ne pourrai jamais assez le remercier de m’avoir poussée jusqu au bout car grâce à lui j’ai mis au monde deux merveilleuses petites filles a 35sa en juillet 2018 et la grande famille que j ai toujours voulu est bien là malgrè cette maladie qui pousse beaucoup de maman à tout arreter . 
Moi je le dis haut et fort à toutes celles qui souffrent d HG vous etes tout simplement surhumaines oui oui c’est le cas 🙏🏽 traverser cette maladie nous prouve à nous les femmes qu on est capable de tout par amour !

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de O

Publié le 30/10/2018

Merci de nous faire partager ce douloureux vécu et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Voilà j'ai vécu 2 grossesse HG. 
La première, j'ai 19 ans, bébé s'est installé et avec mon compagnon on est aux anges. mais des la fin du 1e mois, bonjour les nausées et les vomissements. Je vis chez mes beaux parents et je reste enfermée dans une chambre, car je ne supporte plus les odeurs de maison, je déprime et fait face " c'est psychologique" jusqu'à ce que mon gynéco remette les idées de mon compagnon en place en lui disant de me quitter si il pense que je suis assez folle pour me faire du mal comme ça. Je decide de demenager avec mon compagnon pour prepaprer l'arrivé de bebe mais aussi pouvoir me mettre dans une bulle sans odeur et sans bruit. Au 2e trimestre et 3e les vomissements s'apaisent, je ne vomis plus qu'au réveil et vraiment si j'ai mangé quelque chose qui n'est pas passé. une fois accouché tout est passé mais je reste quand même très septique a recommencer. 

puis 3 ans et demi plus tard l'envie d'un 2e est trop forte et même si mon compagnon à très peur de me revoir aussi malade, je me lance. mais cette fois c'est le calvaire, je vomis une trentaine de fois par jour, je ne plus rien mangé, rien boire, je souffre, je me sens mourrir et mon gynéco ne peux rien faire pour moi. Je suis à bout, je ne peux pas m'occuper de mon fils, il a 3ans et quand je le dépose à l'école je prie pour ne pas m'evanouir devant tous les enfants. Je ne dort plus, je n'ai mm pas la force de pleurer. j'ai juste soif et je ne peux pas boire. Je me fais hospitalisée à 2 reprise, je revis le temps de ces hospitalisations puis je rentre et je rechute. Je m'endors le soir dans mes toilettes et mon compagnon ne dort plus pour être sûr qu'il ne m'arrive rien et pour me remettre dans mon lit a tout cela se mêle l'hypersalivation, c'est le comble. Puis ma belle soeur infirmière décide venir me faire des perfusions a la maison histoire de me rehydrater mais là encore c'est compliqué, je suis tellement déshydratée que mes veines éclatent à chaque contact avec l'aiguille. Je pense à moitié a l'avortement mais ça ne dure pas parce que quitte à mourrir autant que ça soit pour ce bébé car si j'avorte je sais que je vais rentrer en dépression car cet enfant je le veux plus que tout. Je fais de très grosse crise d'angoisse pendant mon 1e trimestre de grossesse. une horreur. puis ma belle soeur a force de recherche trouve des articles sur le zophren, c'est ma dernière alternative, on essaie ( elle en avait a son travail) et là MIRACLE je ne vomis plus, j'ai un peu la nausée mais je peux enfin boire et manger en petite quantité. Je demande alors à mon gynéco de m'en prescrire mais il refuse en me disant qu'il n'en connais pas les risques. A ce moment j'ai perdu 15kg, je crois mourrir tous les jours donc je décide avec ma belle soeur que ce sera elle qui m'en prescrira. j'ai pu vivre ma grossesse plus correctement mais cette grossesse a tout de même était horrible ( mon estomac me fait souffrir, mon corps me fait mal, mon bassin...ect) on souffre de l' HG mais on échappe pas aux autres maux. Au final j'arrive au bout de ma grossesse tant bien que mal, avec beaucoup de pleure, mais je donne naissance à magnifique bébé de 4.700kg. 

Aujourd'hui je me sens punie de ne pas pouvoir envisagé une 3e grossesse, en tous cas pas sereinement. Je suis une femme et je ne peux pas décider de donner la vie quand je veux parce que tant que mes fils ne seront pas indépendant je ne pourrais pas me permettre d'être autant malade. Je ne sais même pas vers qui me tourner pour un projet bébé 3 avec cette fois ci un professionnel de santé acceptant de me mettre sous zophren. Je ne veux pas revivre la déprime qui frappe quand on est dans cet état. c'est quand même grave de ce dire qui si demain je tombe enceinte par surprise je ne pourrais pas décider spontanément de garder mon bébé. j'ai l'impression que l'HG me vole une partie de mon droit et pouvoir le plus précieux en tant que femme, celui de donner la vie. La seule chose que je peux vous dire c'est qu'on est une guerrière quand on vis ça, et ce que l'on s'accroche ou pas! j'aimerais un petit dernier dans 6ans, J'espère que d'ici là, on aura trouvé des solutions pour une réelle prise en charge de l'HG.

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Voici le témoignage de V

Publié le 05/11/2018

Merci de nous faire partager ce témoignage et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Voilà j'ai vécu 2 grossesse HG. Pour ma grande fille j’ai passé une grossesse en étant malade du début à la fin (j’ai encore vomi sur la table d’accouchement ) mais dans l’ensemble je me souviens que pour cette grossesse j’avais réussi à apprivoiser la maladie et à gérer ... je savais que ma journée ne pouvait commencer sans être allée vomir un petit coup ... je savais que les seuls aliments que j’arrivais à garder étaient ceux du repas du soir ... bref ... mais je m’y accommodais ... les collègues se moquaient gentiment ... physiquement je tenais le coup .... les vomissements se sont arrêtés dès que ma fille est née ...

Quand ma fille a eu 2 ans et demi je suis tombée enceinte une seconde fois .... nous avions dû mal financièrement... et ce n’était pas du tout prévu ... les vomissements ont commencé immédiatement mais ils étaient beaucoup plus violents que pour ma grossesse précédente .... je souffrais ... j’étais épuisée .... cette souffrance mélangée à la panique ont fait que je me suis résolue à avorter .... passons les regrets, la peine, la honte et l’équipe médicale horrible à laquelle nous avions eu affaire à cette époque ....

Cet avortement je ne m’en suis jamais remise .... j’ai donc réussi à convaincre mon mari de retenter notre chance en étant convaincue que non je ne serai pas malade ... pas comme ça ...

Je suis enfin enceinte .... se passe un mois de bonheur parfait .... je ne suis pas malade!!! Nous envisageons l’avenir sereinement ... nous mettons la maison en vente et achetons même un petit chien !!!!
Mais ce petit bonheur tranquille est de courte durée ... je vomis je vomis et je vomis ... une dizaine de fois par jour ... je me lève la nuit pour vomir ... je souffre ... mon estomac me brûle ... je suis épuisée .... mon cœur s’emballe ..... à bout de forces .... ma tension chute à 8..... à part mon homme ... personne ne semble comprendre ma détresse ... au boulot ... on me reproche mon manque d’entrain dans la gestion des dossiers ..... je suis sous donormyl ... seul médicament qui me soulage mais le donormyl est un somnifère..... je suis en arrêt 15 jours avant la normale ce qui montre que j’ai tenu bon mais on me le reprochera quand même .... je termine ma grossesse dans mon lit ... à bout de forces ... avec des contractions en continue .... et un petit garçon qui naîtra 3 jours après terme par déclenchement 🤪🤪🤪

Aujourd’hui je suis là plus heureuse des mamans mais je ne veux pas d’autre enfant ... je ne me sens plus capable de vivre une autre grossesse ... je sais que je n’aurai plus la force ...

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Voici le témoignage de J

Publié le 05/11/2018

Merci de nous faire partager ce douloureux témoignage et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Fin janvier 2015 j’apprends que je suis enceinte de 4 semaines , nous étions au ange et impatient . En février j’ai 2 semaines de congé j’étais tellement fatiguée que cela tombait à pic mais quelque jours plus tard tout bascule .. les nausées on commencé puis les vomissements , je n’arrivais plus à m’alimenter ni même boire de l’eau c’etais des vomissements jusqu’à 20x par jours je n’avais aucun répit j’étais faible et j’avais peur pour la vie de mon bébé , les jours passent et ca ne s’arrête pas une nuit mon homme me ramène aux urgences .. je suis hospitalisée perdu 6kg , on me met dans une chambre dans le noir sans télé ni téléphone et aucune visite . On me dit que c’est tout à fait normal quand on et enceinte de vomir .. mais moi je pense qu’il y’a un réel problème .. j’avais gardé mon téléphone j’étais seul dans cette chambre on m’a mis sous primperan en perfusion mais interdiction de manger jusqu’au lendemain , je cherche si cette ‘’ maladie ‘’ est connue sur internet , je trouve 9 mois avec ma bassine et comprend que ce que je suis entrain de vivre a un nom et S’appel de l’hypermerese gravidique, j’en parle aux médecins sage femmes le lendemain , on me prend pour une folle personne n’en a jamais entendu parler ... j’ai une psychologue qui vient me rendre visite pour discuter et me dit clairement que mes vomissements son dû au faite que je n’accepte pas mon bébé que je n’en veux pas ... croyez moi j’ai cru tout casser. 3 jours d’hospitalisation fini je rentre à la maison tout vas bien ... quelque jours plus tard c’est reparti de plus belle. Pour résumé j’ai été hospitalisée plusieurs fois en 9 mois ainsi qu’à domicile j’ai perdu 16kg , j’ai vomi jusqu’à sur la table d’accouchement le jour j , sa a été un combat intensif et très douloureux autant physiquement que psychologiquement , j’ai décidé de vous raconter mon histoires car non seulement aucun corps médical ne m’a écouté mais en plus on m’a fait passer pour une femme qui rejetait son bébé en se faisant vomir. Ma fille a maintenant 3 ans et nous souhaitons lui donner un petit frère ou une petite sœur mais j’ai tellement peur de revivre cette foutu hg 😞 
Courage à toute ces femmes qui le vivent en ce moment 💪🏽 luttons ensemble faisons reconnaître cette maladie de grossesse 🤰

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Voici le témoignage de L

Publié le 15/11/2018

Merci de nous faire partager ce témoignage et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Bonjour je m’appelle Laurence, j’ai 43 ans et deux enfants de 12 et 5 ans et j’ai moi aussi vécu les pires mois de ma vie à cause de cette maladie encore non reconnue.

Pour ma première grossesse, j’ai vomi jusqu’au 4ème mois, j’ai perdu 15 kilos, j’ai été hospitalisé 2 fois en début de grossesse puis une infirmière venait à domicile pour me faire du primpéran en intra musculaire (sans effet hein !). Ce n’était pas une grossesse merveilleuse mais j’ai pas pensé une seconde que c’était une maladie spécifique à la grossesse. J’étais à l’époque très déprimée, mon mari étant à l’étranger, j’étais seule donc pour moi c’était juste la déprime. Et puis dès le 4ème mois plus de vomissement, ouf quel soulagement ! Juste des nausées et seuls les radis et les fraises passaient donc je mangeais que ça mais je mangeais ! Et j’ai pu profiter de la fin de ma grossesse sans trop de difficulté malgré les nausées persistances.

Puis vient le temps de vouloir un 2ème enfant. Je craignais de revivre la même chose mais tout le monde me réconfortait « mais non tu verras chaque grossesse est différente » etc. Et je me raccrochais à cette idée ! En plus mon mari étant là auprès de moi, je n’étais pas déprimée du tout, tout allait bien.

Bon un mot rapide, pour vous dire que je suis tombée enceinte et effectivement aucune nausée ! Quelle joie… jusqu’à ce qu’on m’annonce que le cœur de l’embryon ne battait plus. Cela a fini en fausse couche précoce. Mais c’est un autre sujet …
Je mets donc un peu plus de temps à retenter une grossesse, puis je laisse l’avenir décidé en ne prenant plus de contraception.

Puis un beau jour je fais un test de grossesse ayant du retard… Il est positif ! Quelle joie ! Une semaine après j’étais à 6 semaines et demi de grossesse et les premières nausées me tombent direct dessus du jour au lendemain. Difficile de cacher à mon entourage cette grossesse car tout le monde me demandait si j’étais enceinte en rigolant. Et oui… (depuis que je dis que j’ai envie de vomir on plaisante sur le sujet lol).

Au fond de moi je suis rassurée, si j’ai des nausées c’est que mon bébé s’est accrochée et qu’il va vivre. Et pour cette grossesse, effectivement elle a été différente de la première, elle a juste été PIRE, cela a été juste un enfer, les pires mois de ma vie vraiment, je voudrais souhaiter cela à personne, même à mon pire ennemi.

Le premier trimestre c’était vomissements sur vomissements, rapidement la joie de la grossesse a laissé place à la fatigue, à la dégradation physique. Plus rien ne passait ni nourriture ni eau. C’était la perpétuelle interrogation : que pourrais manger pour que ça passe ? Je crois que mon mari a été acheter mille choses dans l’espoir que je garde enfin qqchose dans mon estomac.
Je me forçais à manger uniquement pour ne pas vomir à vide car c’était trop douloureux.

Voilà comment j’ai passé ma grossesse, à rester allongée dans mon lit ne pouvant strictement rien faire, le nez dans ma cuvette à vomir, vomir, vomir sans arrêt, jusqu’à vomir du sang. J’ai même du mal à me souvenir de cette période à la maison car je ne faisais que somnoler et vomir (et de temps en temps un petit câlin à mon ainé)
J’ai été hospitalisé 5 fois en tout pour me requinquer. 2 fois en début de grossesse et 3 fois en fin de grossesse.

Les deux premières hospitalisations je me souviens surtout que je pleurais sans cesse. Il y a une nuit où j’ai fait que penser à la nourriture, à tout ce que je mangerais si je pouvais. J’avais envie de fruits bien frais et bien juteux. J’ai passé ma nuit à regarder le site de Picard et du restaurant Le paradis du fruit à pleurer devant les fruits.

Et il y a une nuit où je me suis dit que si je perdais le bébé, tant pis. Ça ne serait pas grave. Au moins tout s’arrêterait et je pourrais boire et manger à nouveau, je pourrais de nouveau vivre et plus survivre. J’en pouvais tellement plus ! Mais bon à partir du moment où j’ai senti mon bébé bouger, tout a changé et je n’ai plus jamais pensé à cela mais bon je continuais à vomir vomir..

A part le primpéran per os ma gynécologue me donnait rien d’autre. J’ai été voir un médecin qui faisait de l’acupuncture, mais sans succès aussi…
Et la fin de grossesse, je craquais, j’avais des maux de ventre atroces aussi, je vomissais du sang. J’allais sans cesse aux urgences et si mon iono était bon, on me disait « rentrez chez vous, vous n’êtes pas en état de déshydratation pour le moment » … Je voulais juste une perfusion car j’arrêtais de vomir dès qu’on me perfusait. Mais non il fallait revenir et revenir jusqu’à ce que je sois vraiment déshydratée.

Mon avant dernière hospitalisation à 33 SA, ils m’ont décelée une invagination et une hernie hiatale, je suis donc restée plus longtemps hospitalisée et dans un service spécialisée (grossesse à haut risque) mais je n’ai pas l’impression que ma maladie avait un nom. Les sages-femmes étaient sympas et compatissantes mais c’était genre « j’ai pas de chance ».

Je sors rapidement après les examens, je recommence à manger bien car je suis restée perfusée. Puis rebelote je rentre à la maison et je recommence à vomir le soir même.

Je retourne aux urgences qqs semaines plus tard pour me faire ré hospitalisée à 36 SA, et ENFIN ils me font un bilan complet. Un médecin spécialisé dans la dénutrition vient me voir. Résultat je n’ai plus aucune vitamine à taux normal, je suis dénutrie, j’ai perdu beaucoup de poids, de masse musculaire etc… Bon moi j’avais pas besoin de ce médecin pour leur dire que j’allais pas bien mais bon au moins ils ont leurs chiffres qui leur prouvent qu’il faut faire qqchose. Alors là je reste hospitalisée 15 jours et j’ai le droit à pleins de perfusion de vitamines, d’alimentation parentérale (par les veines), des séances de veinofer etc..
Plus ça va moins ils trouvent de veine sur moi, mais plus je remange, plus je revis ! Même si vivre dans 4 murs d’une chambre d’hôpital c’est vite dit mais je récupère un peu jusqu’à l’accouchement.

Je suis sortie en permission la veille de ma césarienne programmée juste pour faire ma valise de maternité. Rien n’était prêt pour le bébé mais bon avec l’aide de ma mère on a fait ma valise et je suis revenue à l’hôpital.
Le lendemain matin ma belle petite fille naissait, je suis tombée amoureuse d’elle dès que je l’ai vu. Mes vomissements, nausées se sont arrêtés net le bébé sorti. Faut vraiment le vivre pour comprendre que c’est quasi « magique » ! Et évidement je ne regrette pas cette grossesse car j’ai la plus belle des petites filles mais bon je regrette de ne pas avoir profiter un seul instant de mon bébé dans mon ventre. Je n’ai rien préparé pour lui, j’ai pas fait son petit cocon à la maison.

Je regrette d’avoir délaissé mon ainé de 6 ans durant toutes ces périodes. Je regrette que mes projets tombent à l’eau (je voulais faire un petit 3ème rapidement après cette grossesse mais pas le courage de revivre ça !). Je regrette que ma santé ait pris un coup durant cette grossesse. Je regrette d’avoir penserune nuit que perdre mon bébé ça ne serait pas grave..
J’ai mis 9 mois à m’en remettre physiquement.

C’était il y a plus de 5 ans, ça me parait loin maintenant et pourtant je me souviendrais toujours de cette sensation d’être si mal au point, que personne ne vous aide ou vous dise ce que j’ai vraiment.

Je regrette surtout d’apprendre des années plus tard que ce que j’ai vécu soit une vraie maladie avec un nom. Merci à l’association d’œuvrer pour que l’hyperémèse gravidique soit reconnue et pour aider celles qui vivent ce calvaire en ce moment même. Courage nous sommes toutes avec vous !

Tous droits réservés© 

 

Voici le témoignage de M

Publié le 17/11/2018

Merci de nous faire partager ce témoignage et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Je m’appelle Maëva, j’ai 21 ans j’habite à Chateauroux dans l’Indre (36000) 

Tout à commencé à 5 Sa + 7 jours, plein mois d’Aout en vacances dans le Sud avec mon chéri, j’ai profité seulement 2 jours sur 5. Nous sommes rentré d’une balade, les vomissements m’ont pris, c’était le début d’un long cauchemars. J’avais appris ma grossesse 1 semaine avant de partir en vacances, comme tout le monde je savais que l’on pouvais avoir quelques nausées etc mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendais. Après avoir passé les 3 derniers jours à l’hôtel, enfermé, devant les toilettes, nous rentrons. 6h de route, pause obligatoire fenêtre ouverte, sac plastique à la main. Arrivé chez moi les jours passent mais rien de s’arrange. De pire en pire, l’eau ne passe même pas, mon corps ne garde rien. Épuisée, sans force, j’étais à 6SA+5j on m’hospitalise. Je dois négociée avec les infirmières pour avoir droit au visites, sinon c’est volet fermé télévision interdite et portable le moins possible. Je suis sous perfusion, (vitamines + primperan ) 2 jours passent, enfermé dans cette chambre d’hôpital je n’en peux plus ! Le troisième jours j’arrive à obtenir ma sortie ! OUF ! Début d’après midi je rentre chez moi, 2 jours passent, le cauchemar recommence ! C’est repartie, je vomis, je vomis, une dizaine de fois par jours sans cesse ! Je suis épuisée ! Ne voulant pas revivre un calvaire à l’hôpital je prends sur moi !


J’essaie de tenir le coup, chez moi avec pour aide, une bassine, des cachets de primperan, et du gaviscon. Tout les mois j’ai les rendez vous avec ma sage femme à l’hôpital, j’attends avec impatience les rendez vous espérant qu’elle trouvera une solution, en attendant je perds du poids -6kg.


Je suis fatiguée, je n’ai plus de force je commence à sombrer petit à petit dans la dépression. A 15Sa +5j rendez vous avec ma sage femme ! Je lui parle lui dis que je vomis encore, elle me pèse j’ai encore perdu 1,5kg elle me dit la prochaine fois je vous rehospitalise, si sa continue vous venez au urgences surtout je laisse votre dossier sortie. Elle me donne une ordonnance de primperan en suppositoire et de l’Inexium pour l’estomac car à cause des vomissements je souffre.


Une semaine après 16Sa+6j aucune amélioration, j’en peux plus, je pleure tous les jours, j’ai envie d’hurler sur tout le monde, je ne supporte aucun bruit ni personne, je me suis renfermé sur moi totalement! Tout le monde me voyant sombrer de jours en jours me conseil d’aller à l’hôpital comme la sage femme me l’avais conseillé. Alors j’y retourne. On m’hospitalise tout de suite pour la 2ème fois. On me pose une perfusion, la medecin vient me voir dans ma chambre, me dit que ce n’est pas normale à casiment 17 Sa de vomir encore comme ça, qu’il y’a forcément une raison. Elle me pose des questions. ‘’ votre enfant est il vraiment désirée ? Regrettez vous votre grossesse ? Quand vous êtes tombez enceinte vous sentiez vous prête ? Avez vous pensez à l’IVG au début ? Avez vous des soucis personnel qui pourrait perturber la grossesse ? À bout fatiguée de toute ses semaines à vomir je lui répond que oui ma grossesse était désiré à la base, mais qu’elle s’est transformé en cauchemars et que je veux que ça s’arrête ! Que j’ai l’impression de mourir petit à petit ! Que oui j’ai pensé à l’Ivg mais que je ne l’ai pas fais car je n’aurais pas eu le courage de revivre ça ! Elle en déduit, que je rejette mon bébé. ‘’Je pense que vous n’étiez pas prête pour vivre une grossesse, votre bébé le ressens c’est pour cela que vous vomissez autant!’’ Je craque ! Je fond en larmes lui dit que je ne parle qu’avec des incompétents que personne ne comprends ma situation que je n’en peux plus, j’ordonne ma sortie !


La medecin me dit de me calmer de réfléchir et sort de la chambre sans rien dire. 10-15 minutes après, une dame viens dans ma chambre et se présente en tant que ‘’psychologue de la maternité’’ elle me dis de me calmer, d’arrêter de pleurer et essaie de me convaincre de rester à l’hôpital. Je refuse. Les paroles de la medecin c’était de trop. La medecin revient je la supplie de me laisser sortir que je me sens mieux chez moi avec ma bassine. Elle accepte à condition que je signe une décharge. J’accepte. Elle passe 30 minutes à me dire que si je fais une fausse couche il n’en seront pas responsable, que si il m’arrive quoi que se soit non plus. Je prends l’entière responsabilité de sortir malgré les risques.


L’infirmière qui m’enlève la perfusion me dis que je suis égoïste que je ne pense qu’à moi et pas à mon bébé. La medecin me demande si je veux une ordonnance pour quelques chose. Je lui demande du Donormyl. Je fais partie du groupe ‘’ 9 mois avec ma bassine’’ sur fb et j’avais vu que sa en aidait certaine. Elle accepte. Elle me prescrit donormyl 1/2 matin 1/2 midi et 1 le soir me précisant de prendre matin midi que si vraiment nécessaire. Je sors donc contre avis médical mais avec mon ordonnance. Je passe à la pharmacie on me donne du donormyl. Je commence dès le soir même. Petit à petit j’ai effectivement l’impression que les vomissements diminuent, bien avidement à côté de sa je ne suis incapable de faire quelques chose, étant donné que c’est un somnifère je dors beaucoup ! J’arrive à regagner 1,5 kilos ! Aujourd’hui je serais à 20 Sa demain et je vomis toujours.


Je suis passé d’une dizaine de vomissement à 1, 2 voir 3 vomissements par jours mais rarement plus, je prends toujours le donormyl mais seulement le soir, et le matin quand les nausées sont trop fortes. Je suis toujours en dépression par contre, je pleure souvent, pour rien, je ne supporte plus mon conjoint ! J’étais à me demandé si je l’aimais encore .. la seule chose que je voulais, être seule, chez moi, en paix avec mon donormyl. J’étais devenu assez agressive. La moindre réflexion de la part de mon conjoint, marrante pour lui à la base me donnait des envie de lui taper dessus.. le pauvre il n’y était pour rien.. je ne supportais plus qu’il me touche. Je ne supportais plus son parfum, l’odeur de son dentifrice, j’en étais arrivé à un point où je ne supportais absolument plus rien ! Mon accouchement est prévu pour le 15 avril, c’est horrible à 20 Sa j’ai fais la moitié mais le temps me parait encore ci long ! Je voulais que tout le monde sachent à quel point il est horrible et inhumains de vivre ça ! Jamais je n’aurais pensé qu’une grossesse pouvais devenir un enfer à ce point ! Moi qui rêvait de devenir maman depuis mon adolescence... aujourd’hui je ne le cache pas, je suis dégoûté de la grossesse, je ne veux pas d’autre enfant, j’espère mener cette grossesse à terme mais je n’oublierai jamais les souffrances que j’ai du endurer. Je suis choqué du comportement des médecins, qui pour ma part leur paroles m’ont enfoncé encore plus dans la dépression. Fatiguée de voir qu’on est finalement pas si peut de femmes à vivre ça mais que très très peu de personne connaissent l’HG. On ne se rends pas compte de l’impact que ça a sur notre vie privé, ça peut détruire un couple, détruire des projets, et ça nous détruit de l’intérieur ! Ce n’est pas ‘’ de simples nausées, de petits vomissements’’ non c’est bien pire, quand ça commence ça ne s’arrête pas on tombe dans un gouffre, seule face à tout ça.


Certaines femmes passent l’acte de l’IVG et c’est tout à fait compréhensible ! Si je n’avais pas dépassé la date limite j’aurai craqué aussi ! Plusieurs femmes ont aussi testé le Zophren, pour ma part je n’ai pas pu obtenir en tout cas pour le moment ce médicament, apparemment il serait assez efficace mais j’habite dans une petite ville (36) dans l’Indre ou pendant la grossesse c’est difficile d’obtenir quoi que se soit... je souhaite que cette maladie soit plus connu, que les médecins arrêtent de nous faire culpabiliser, que nos proches arrêtent de dédramatiser la situation et surtout qu’un vrai traitement soit trouvé pour toute celle qui en souffrent et qui en souffriront .. en tout cas beaucoup de courage et de force à celles qui endurent tout cela... a 20 Sa je tiens bon mais mon moral m’a abandonné... j’attend la délivrance, mon accouchement en Avril 2019.

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Voici le témoignage de E

Publié le 12/12/2018

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Avec mon mari nous avons souhaité cet enfant plus fort que tous. A 38 ans la grossesse se fesait désirer et nous nous sommes tourné vers la PMA. La 5ieme insémination fut la bonne !! J'ai fais un test de grossesse sans trop y croire et au résultat nous avons sauté de joie et annoncé la nouvelle à nos parents au courant de notre parcours.


Le premier mois est passé tranquillement, juste une fatigue constante et des odeurs gênantes. A 9 SA le début du cauchemars. Je pensais avoir fait une indigestion à notre retour du restaurant. J'ai vomi de 20h le dimanche au lundi 10h non stop!!! Sans dormir, plusieurs fois par heures en me roulant sur le sol pour atteindre ma bassine. Impossible de boire, ni avaler quoi que ce soit.


Mon mari a finalement téléphoné au SAMU le lundi matin. Direction les urgences gynéco de l'hôpital. Prise en charge rapide, on me met sous perfusion, échographie et prise de sang. Le soir je ressort. Résultats des examens normaux.


On me demande de revenir en cas de crise récidivantes. Ça ne loupe pas je reviens 24h après 3 jours le ventre vide et l'estomac en souffrance. On décide de me garder en chambre. J'ai perdu 5kg, je pleure, je n'arrive plus à me bouger. Je me demande si je vais vraiment pouvoir supporter une grossesse comme ça. Puis retour à la maison avec un traitement. Primperan, zofren et inexium. OUF... Repos de 20 jours. Un lundi au réveil retour en enfer. Cette fois la crise est plus forte. J'essais de ne pas me diriger vers les urgences. Le lendemain je ne tiens plus. Je contacte mon ostéopathe qui vient chez moi faire ce qu'il peut. Un soulagement. Plus de vomissements. Je décide quand même de partir aux urgences car je fais un malaise. Je passe mes journées sous la douche, ça me fait du bien. Aux urgences ils décident de me garder.


Déshydratation, malnutrition souffrance psychique et physique. Je pleure, je crie je me déplace comme un légume. Je suis dans une détresse telle que je refuse de regarder mon bébé à l'échographie. Je culpabilise. Je reste 72h dans une chambre avec télévision, des infirmières aux petits soins, sous perfusions de vitamines et zofren. Mon mari à le droit de venir il me douche tellement je suis en mode cadavre. 
Puis doucement, je tente de manger une biscotte au petit déj. Catastrophe je vomie toute la journée à n'en plus finir !!! Les infirmières passent me voir pour parler un peu prennent le temps de m'écouter, j'avoue cela m'a aidé
Je suis sortie de l'hôpital avec 7 kilos en moins. J'ai réappris à manger. Je suis toujours sous traitement. Depuis une semaine plus de vomissements, des nausées le matin après le petit déj. Surtout une grosse peur de ressombrer.


J'essais de vivre normalement mais je suis traumatisée. Je sais que je peux faire de nouvelles rechutes, j'en suis à 13 semaines le chemin est long... A l'hôpital certain personnel soignant m'ont dit de rester positive, que cela passera etc.... Rester positive en vomissant ses tripes !!! Pour ma part c'est impossible. J'en suis à 3 mois piles aujourd'hui et je croise les doigts en espérant passer les fêtes tranquillement. 
🍀🍀🍀🍀 Courages à toutes🍀🍀🍀

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Voici le témoignage de S

Publié le 14/12/2018

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J'ai donc appris ma grossesse fin Août 2017 après moulte petits soucis personnels sur lesquels je ne ne m'étalerai pas mais disons que en gros ce n'était pas la grande joie. Mais bon bébé très surprise était là et ça faisait un petit temps qu'en gros je ne me sentais pas au meilleur de ma forme ( je sortais d'un combo angine-gastro et j'avais mis ça sur le compte de la fatigue) avec mon compagnon on a un peu été sur le 🍑 parce que ben pas prévu, pas le moment etc et pourtant on s'est donné le temps de la réflexion.
Au alentour de septembre donc 5sa les vomissements, nausées etc se sont intensifiées au point de ne plus pouvoir tenir au boulot face aux petits (j'étais nourrice) et d'assurer les révisions de rentrée j'ai donc décidé d'aller voir une sage-femme qui m'a rassurée en disant que ça allait passer etc sauf que ça a empiré. Je passais absolument toute la journée à clairement me vider sans me nourrir ni boire (à partir de là je ne buvais plus d'eau parce que clairement ça ressortait aussi sec), ces vomissements ont atteint entre 30 (les jours de joies)et 50 par jour, ce qui même pour des maux de grossesse est énorme. Au même moment j'étais dans une sale période au niveau personnel ce qui n'a fait qu'aggraver la situation étant donné que j'étais déjà hors grossesse fragile et que depuis avril 2014 j'ai eu du mal à remonter niveau santé. Je me suis donc décidé à aller aux urgences où j'ai eu un petit traitement et suis sortie dans la journée mais le soir même tout a empiré et nous avons donc appelé SOS médecin qui m'a prescrit des médicaments et m'a stoppé brutalement mon traitement de fond pour l'estomac que je prennais depuis un an et demi( ouhh grosse erreur) sauf que finalement il s'est avéré que ça a empiré encore plus et j'ai eu ma seconde hospitalisation où je suis restée quelques jours sous perfusion et rehydration car j'avais perdu beaucoup de poids (17kg). Lors de cette hospitalisation j'ai appris que ce que je faisais n'était pas du à mon imagination ou à un caprice mais bel et bien à une pathologie appelée Hyperémèse gravidique. Là s'est beaucoup posée la question de garder ou non ce bébé qui avait l'air de tolérer que mon corps rejette clairement cette grossesse et après avoir eu rendez vous avec la psychologue du CHU avec qui j'ai pu mettre un suivi pmi en place ( une sage femme intervenant chaque mois à domicile pour m'aider psychologiquement entre autre parce que c'est jamais facile de se dire que cette pathologie peut durer dans le temps et mes soucis annexes n'ont pas aidé) j' ai donc décidé d'aller au bout de tout ça sous surveillance accrue des médecins, donc rdv toutes les semaines pratiquement chez mon généraliste qui connaît bien mon dossier médical, mon gastro, et un suivi chez la gynécologue en clinique de niveau 2b afin d'être parée à tout problème. À ce stade je suis donc à une dizaines de cachets par jour en plus des joies des la grossesse ainsi que des examens de base.
Les choses se sont déroulées sans aucune amélioration pendant 7 mois et demi, où même au niveau personnel la vie à fait que j'ai vu le vrai visage de certains et j'ai appris ce que signifiait la méchanceté gratuite car cette maladie dont ils ne savaient rien pour eux n'était pas réelle. J'étais pour eux une menteuse, une fragile, '' toutes les femmes vivent ça '', c'est la vie... mais aussi le soutient de beaucoup d'autres personnes sans qui j'aurai juste sombré. Je vais sauter des étapes parce que c est un peu long mais en gros 3 déménagements, un gros tri dans mon entourage et des semaines de vomis jusqu'au sang plus tard, je me décide un soir à aller de nouveau aux urgences parce que je me sens de plus en plus mal. À ce moment là je suis également suivie par l'équipe de périnat de la maternité tous les 15 jours pour ne pas craquer et c est très compliqué...bref résultat des urgences je monte en tension, je fais du diabète gestationel et j'ai tous les signes d'une pré eclampsie. Il est beaucoup trop tôt pour que bébé sorte et je suis donc hospitalisée une bonne semaine pour stabiliser tout ça et je sors (4 jours avec une surveillance à domicile par une autre sage femme. Sauf que mes analyses sont de pires en pire et me voilà revenue aux urgences et cette fois je ne sortirai plus avant l'accouchement, bébé est petit, je suis au bout du rouleau et il s'agit de gagner une journée par une journée. Je suis réhydratee et traitee par intraveineuse pour mieux assimiler et suis au repos complet. J'enchaîne les échos et les analyses toute la journée et mon compagnon n'en peu plus de me voir dans un état aussi catastrophique. Je n'ai eu du ventre qu'à 7 mois de grossesse (une semaine avant accouchement) en plus et j'ai eu tellement d'oedeme que ça fait peur. Je pleure beaucoup et je supplie que ça s'arrête mais on attend la limite de la limite que j'ai atteinte le 22 avril 2018; verdict: mes reins ne fonctionnent plus correctement , mon foie a du mal, bébé ne grandi plus, les échanges sont mauvais et mon taux de protéinurie explose en plus d'une mauvaise tension. Une des médecin décide de me declancher le lendemain matin. 
Ce matin là pose du cathéter en utilisant ma seule veine encore valide et pose du tampon à 9h30, il doit agir environ 2h après la pose sauf que 30 min ont suffit pour avoir des douleurs insoutenables, je passe donc en salle de naissance ou après la pose de la péridurale malgré que je ne soit qu'à 1 je suis soulagée et fini par m'endormir, je me réveille quelques temps après et je suis déjà à 6 avec l'ocytocine, j'ai donc une autre dose et Redodo pour me réveiller avec bébé qui est là et après instalation la poussée se fait, je n'ai pas mal mais suis épuisée, j'ai du mal mais en 30 min une crevette est là. Miracle j'ai réussi. En même temps elle fait 45 cm pour 2kg390 et est toute fine donc la césarienne a été finalement évitée contre toute attente. Le temps d'effectuer les suite de l'accouchement bébé fait 2h de peau à peau avec papa et moi je m'écroule et dors 2h. 
Les suites se sont passées normalement seulement impossible de passer à autre choses. J'ai été traitée pendant 3 mois après l'accouchement, et suis traumatisée de ce qu'il s est passé... Je ne sais pas si un jour j'aurai un autre enfant et mais je sais que dans mon malheur j ai eu de la chance car certaines vivent pire. 
Ne laissez personne minimiser votre douleur telle que vous la ressentez. 

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Voici le témoignage de M

Publié le 23/12/2018

Merci de nous faire partager ce témoignage et permettre ainsi de faire avancer les choses !

Je vous partage mon expérience deux grossesses deux HG.. 
Après 5 ans de relation avec mon chéri .. une grande envie d'agrandir la famille! Début mai je fais le fameux test de grossesse qui est positif 😄Enceinte de 3 semaine. Nous sommes fou de joie.

Mi mai arrive et début des nausées tout de suite accompagnées de vomissements... 
J'étais tellement mal que j ai du aller voir mon médecin traitant qui m a arrêté et mise sous donormyl dans un 1er temps.. Pas d amélioration .. J'étais couchée toute la journée je vomissais toutes les demi heures même la nuit ... impossible de manger et les boissons aussitôt bues aussitôt vomies ..Même l'estomac vide je vomissais.

Je suis allée voir ma gyneco qui ma mise sous homéopathie.. aucun effet .. L impression de ne pas être prise au sérieux.. 
Tellement de sentiments négatifs en moi.. Pourquoi je suis autant malade ? J ai même eu l envie d avorter car je ne supportais plus de vivre dans cet état 😥je ne pouvais plus rien faire ... aucunes forces .. J avais peur de perdre ce bébé à chaques crises de vomissements et en même temps je me disais que ça serait peut être mieux ... Tellement horrible de penser et ressentir cela... Je passais mon temps à pleurer.. 

Moi qui avais attendu cette grossesse.. qui l avait idéalisée surment un peu trop.. Quand on pense à une grossesse, on a une image positive, de bonheur et de bien être..

Mon entourage me disait « aller il faut garder le moral pour le bébé... Ça va passer ... Ça sera juste le 1er trimestre.. Ce n est pas bon pour le bébé de pleurer, de ne rien manger... »
J'ai eu entre temps une écho de datation qui m a fais réaliser que bébé est bien là malgré tout et en forme😍 

J'ai du aller sous conseil de mon homme consulter un gynéco en clinique .. il décide de me garder pour m'hospitaliser .. Déjà 6kg de perdu en à peine un mois... ( j avais de bonnes réserves mais très dure pour le corps de perdre aussi vite) 
Sous perf j'ai pu remanger à partir du 4e jour.. avec vitamine et zopren iv ... 

Mais le moral était pas là.. Je pensais que si cela m'arrivais c'était peut être que la maternité n'était pas faite pour moi .. que je ne le méritais pas... tellement de pensées noires...Mon chéri impuissant face à tout ça.

L'infirmière présente m'a demandé si la grossesse était désirée.. Elle m'a dit que c'était dans ma tête.. que elle, sa grossesse c'était très bien passée.. et que d'ailleur elle avait tenu jusqu'au bout avant d'être en congé mater.

Bref cette même infirmière m'a forcé à me lever avec ma perf pour aller voir les mamans faire le bain des nouveaux nés... 
Alors que j étais à bout moralement et physiquement, je ne savais même pas si j allais pourvoir mener ma grossesse à terme.

Je ne mangeais rien je pensais que même si j'arrivais à tenir le coup le bébé serait carancé
Je ne voulais plus me projeter..

Deux semaines après ma sortie d'hospitalisation .. (les vomissements avaient repris 4- 5 jours après ma sortie.. primperan vogalen inefficace..) 2e hospi..
Toujours en arrêt car impossible de tenir debout! Et en plus des sentiments négatifs en vers la grossesse je culpabilisais par rapport à mon arrêt.. Je suis infirmière.. Qu'est ce que mes collègues pouvaient penser de moi ? À peine enceinte déjà en arrêt ?!

La deuxième hospitalisation c'est mieux passé car entre temps je savais ce que j'avais .. Je suis allée sur plusieurs forums qui parlaient de l hyperhémèse gravidique et du coup je me sentais moins seule ... J ai compris que c'était rare mais que ce n'était pas de ma faute... 
J étais déjà à plus de 10kg en moins en 1 mois et demi .. Le fait d'être hydratée sous perf arrivait à me faire reprendre l'alimentation.. sûrement grâce à l'anti vomitif en perf ... 
Après 6 jours d'hospitalisation .. Deux semaines sortie puis de nouveau 3e hospitalisation... avec bilan hépatique perturbé.. manque de potassium .. 
La perte de poids rapide a provoqué la formation de calcul dans la vésicul biliaire ... Après l'écho ils décident par précaution de programmer l'ablation sous anesthésie général à 17 SA... Bref je n'en voyais pas le bout ... sous zophren tous les jours pour les vomissements ...

Après tous cela, début août, j'ai pu reprendre le travail quelques jours avant de partir en vacances mi août... mais très fatiguée... toujours des vomissements ... Ma bassine toujours avec moi ..

Plus de force.. perte de muscle marcher était très dure ... les amis qui étaient avec nous en vacances ne comprennaient pas pourquoi j'étais aussi mal ... "aller c'est normal d'être enceinte, ce n'est pas une maladie.. regarde cette nana là bas, elle est beaucoup plus enceinte que toi, et elle, elle est en pleine forme ..." (depuis ils ne sont évidement plus dans notre entourage 😅)

Bref jusqu'au jour de l'accouchement je n'ai pas quitté ma bassine 🤮...
Et j ai accouché en fin d année d'un magnifique garçon en parfaite santé ! Qui a bientôt 4 ans un vrai bonheur.😍 
Et quand il a eu un an, nous avons a nouveau eu envie d'agrandir la famille ... mais j'appréhendais de revivre la même chose...

Et ça n'a pas loupé ! 2e grossesse plusieurs hospitalisations aux urg pour hydrate toutes les semaines avec une hospitalisation sur 6 jours ... 15 kg en moins en 1 mois et demi.. Équipes soignantes qui banalisent mon état et mon ressentie. "C'est un peu normal de vomir quand on est enceinte ? Non?" 😤
Et cette fois avec mon grand à gérer qui me voyait pleurer et vomir ... J'espérais certaines fois la fausse couche en me disant, tant pis un enfant c'est déjà très bien ... 😢
Sous zophren jusqu'à la fin ... et 9 mois après une magnifique fille qui a 19 mois aujourd'hui❤

Nous ne souhaitons pas de 3e enfant.
Je garde un souvenir assez partagé car je garde surtout les moments de bonheur, toutes les échographies, les moments où je les sentais dans mon ventre bouger.. Le bonheur immense de la naissance et le retour à la vie normal sans vomissements.. Les bons moments me viennent avant les plus dures heureusement.. mais cela me laissera des traces..

Je suis une maman très protectrice en vers mes enfants et assez stressée qu ils puissent leur arriver quelque chose. J'ai fait un burnout maternel un an après la naissance de ma fille (bébé 2)... et maintenant que tout est rentré dans l'ordre je reste convaincu que l'HG joue sur tous ça.. Après les naissances j'ai voulu oublier au plus vite mes ressentis... Ce n'était pas la meilleure chose à faire 😉

Merci à mes amis les plus proches, ma famille et belle famille et surtout à mon mari d'avoir été là et bienveillant malgré tous.

Chaque grossesse est différente personne ne peut juger la votre..
Et seule les personnes qui ont eu une hyperémèse gravidique, ou leur entourage peuvent savoir ce que ça représente. 

Je regrette le manque d'information et de formation des professionnels sur cette pathologie ... les préjugés que certains peuvent avoir! J'espère qu'il y aura de la recherche pour en trouver la cause.. et qu'il y ai un vrai soutient de l'équipe soignante pour les HG.

J'espere que ce témoignage pourra aider et donnera du courage à celles qui sont enceinte en ce moment et qui en souffre.
Le bonheur 9 mois après en vaut la peine courage ❤ 

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Voici le témoignage de M

Publié le 12/12/2019

Merci pour ce témoignage qui exprime parfaitement ce qu'est l'enfer de l'hg !

Mon histoire commence un 8/02. J ai guetté toute la journée, mais non, je n ai pas eu mes règles. Et je le sens. Je suis enceinte.... Un 2e bébé va venir agrandir ma petite famille et les émotions se mélangent ; excitation, peur, joie... J accueille cette petite graine avec amour et j explique à mon grand garçon que bientôt, très bientôt, il sera grand frère....

Les 1e nausées arrivent très vite. Des 3 SA. Rien d alarmant pour moi au début, moi qui ai déjà été nauséeuse pour mon fils. Mais très rapidement, tout se dégrade. Des nausées du matin au soir. Un vomi. Le lendemain, 2 vomis et cela empire au fil des jours. Les odeurs me dérangent, je ne peux ni manger, ni boire et les nausées, toujours et encore... qui me dévorent de l intérieur... Un matin je ne peux plus me lever. Je reste au lit, dans le noir. Sans télé. Sans téléphone. Toujours à jeun. Mon corps ne garde rien, tout est rejeté. Je perds 1. Puis 2, puis 5 kilos. Et commence à toucher le fond. Je passe des semaines entières dans ce lit. Je ne suis plus humaine. Je vomis 30 fois par jour. Impossible de me lever pour cela. Je roule dans le lit et vomi dans une bassine, que mon mari - ma moitié, mon amoureux - vide tous les soirs. Aucun médicament fonctionnent. Ni vogalen. Ni primperan. Quand je ne vomi pas, je dors. Le plus possible. J use et abuse du donormyl. Je veux dormir, m éteindre. Ne plus souffrir. Je passe des jours entiers sans voir mon fils. Il m est impossible de me lever, de penser, de sourire. Moins 10kilos sur la balance. Toujours dans ce lit.... J y reste 1 mois 1/2. Sans me laver les cheveux. Je n ai plus aucune force, je vomi du sang, je dors et rêve que je bois, je bois.... Quand mon mari rentre le soir, j émerge un peu. Juste assez pour pleurer, hurler... Je lui dit que je veux avorter, ou mourir ou tomber dans le coma ou tout ça à la fois.... Et puis on parle peu. Pour suivre une conversation il faut pouvoir raisonner et moi je n y parviens plus. Taper un message est impossible. Me retourner dans le lit est impossible. Le moindre effort m épuise et me fait vomir...

Et puis en mars, je perds un être cher..... J écourte un peu mon histoire, c est bien trop long, biensur... Le jour de l enterrement c est mon mari qui me lève, me lave et m habille de noir. Je sus une loque. Les lèvres ensanglantés, le corps tremblant. Assise sur une petite chaise dans la salle de bain, mon mari demèle la pire chevelure du monde, délaissée et maltraitée depuis des semaines...
Pour ne pas vomir durant l enterrement, je reste à jeun depuis 2j. Pas une miette ni une goutte d eau.... J ai enterré mon être cher, nageant dans un pantalon bien trop grand, le teint gris, le corps vouté, accroché à mon mari pour ne pas tomber. J ai pleuré toutes les larmes de mon corps ce jour là. Et des le lendemain j ai été hospitalisé. 

Je venais de toucher le fond. J étais un fardeau pour mon mari. Il a posé mon grand chez la nounou, puis m a emmené a l hôpital. Avant d arriver la bas je vomi dans mon salon, dans mon jardin, 2 fois dans la voiture puis devant l hôpital. Oui juste devant les portes automatiques.... J y resterai 1 semaine et cela ne changera rien. On me garde car j ai perdu trop de poids mais on m appelle "la vomiseuse", on me perfuse du primperan, qui ne me soulage en rien, et je reste tous les jours seule, dans le noir, a vomir la solution de ma perfusion... Je suis choquée par le manque de considération du personnel soignant. Je comprends très vite que mon mal leur est indifférent.... Je suis enceinte. Point. Et peut être un peu a la ramasse, car des le 2e jour j ai la visite de la psy.... J écourte notre entretien, il est hors de question qu on puise suggérer que tout cela est dans ma tête ou que je dois culpabiliser. Je souffre et refuse qu on minimise mes maux. 

Je suis sortie de l hôpital une semaine après. Et j ai continuer de vomir. Un peu moins au fil des semaines. Ma grossesse a été un cauchemar éveillé. Mais je raconterai mon histoire encore et encore... Pour aider les autres mamans qui souffrent et trouver enfin un jour les moyens de les soulager.... 

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Voici le témoignage de A

Publié le 13/01/2019

Merci pour ce témoignage fort.

Tout a commencé un mardi matin, je me souviens très bien je prenais la pilule et je n’avais toujours pas eu mes règles, j’ai donc fait un test de grossesse qui était positif notre enfant était voulu mais pas pour le moment. Nous avons donc décidé de le garder. Nous étions tout de même très heureux mais aussi très sceptique à l’idée de devenir parents. Beaucoup des amis de Mon Cheri n’étaient pas pour ma grossesse. 
J’ai donc commencé par avoir les critiques de nos amis puis on commencés les vomissements, qui je ne savais pas dureront toute la grossesse. 

 

A 6 sa Le premier vomissement tout le monde me disait c’est normal c’est le début de la grossesse tu verras ça passera. Je vomissais 30 à 40 fois par jour j’ai perdu 10 kg en deux semaines puis vient la première échographie à l’hôpital j’ai donc expliqué que je vomissais énormément à la sage femme et que j’ai perdu 10 kg !

 

J’ai été hospitalisé pour la première fois. Je suis ressorti au bout d’une semaine ça n’avait rien changé du tout.
Deux semaines après je suis retournée à l’hôpital parce que je continuais a perdre du poids une autre hospitalisation puis encore une autre puis encore une autre… Le vogalène le Primpéran, le donormyl rien n’était efficace. À ma quatrième hospitalisation la psychologue du service de maternité est venue me voir elle me demanderait si je ne voulais pas mettre un terme à ma grossesse puisque si les vomissements était là c’était parce que je ne désirais pas ma grossesse c’était psychologique de vomir. Pourtant cet enfant je le voulais plus que tout au monde. Les mois passent les vomissements sont toujours là… Ma famille ne comprenait pas pourquoi je me terrais chez moi dans le noir je ne sortais plus je passais mes journées dans la chambre dans le noir avec ma bassine. En quelques jours un peu moins de vomissements entre 10 et 15 d’autres jours ça pouvait atteindre les 50 vomissements par jour. Arrivé à la fin de grossesse j’avais qu’une envie c’était de pouvoir accoucher pour que tout s’arrête puis vient le jour de la délivrance parce que je peux appeler ça une délivrance j’ai vraiment vécu neuf mois d’enfer à ne plus avoir aucune vie sociale à ne voir que le noir est mon objet favori était vraiment ma bassine. J’ai vomi également sur la table d’accouchement les sages femmes n’ont pas été très compréhensives avec moi.

 

L’accouchement ne s’est pas également très bien passé j’ai été déclenché forcément ça fait mal les sages femmes ne montrent aucune compassion je souffrais je vomissais et tout ce qu’elles savaient me dire c’était arrêtez Madame il y a d’autres mère qui sont comme vous ne vous plaignez pas... Ma fille aura deux ans le mois prochain. C’est une des plus belle chose au monde qui me soit arrivée mais même si l’envie d’un deuxième est là j’ai peur. Parce que je n’arriverai pas à gérer une nouvelle fois. 

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Voici le témoignage de L

Publié le 13/01/2019

Merci pour ce témoignage et cette superbe illustration qui une fois de plus nous fait prendre conscience de l'horreur de l'hg !

Tout commence le 24/10/15, après 3ans de pma, 2 jours de retard je fais un test de grossesse avec évidement aucuns espoir et là positif, quel bohneur intense, inespéré 
J'avais évidement très hâte d'avoir des symptômes pour me sentir enfin enceinte, très vite les premiers vomissements arrivent, je l'ai accueil avec plaisir après tant d'attente je vais pas me plaindre ! Mais les vomissements s'accentue vite, 10 à 15 par jour, je m'alimente plus, les médecins me disent que c'est comme ça les premiers mois, faut serrer les dents ! J'arrive à -11kg en 1mois, je n'arrive même plus à me laver seule, mon mari devient mon infirmier, heureusement qu'il est là

Je me fais enfin hospitalisé et prescrire du zophren qui me sauve jusqu'à la 20ème semaine de grossesse là où les nausées et vomissement s'arrête enfin 
Le 2/10/18 j'apprends que j'attends mon deuxième bébé, je suis ravie mais à la fois angoissée de revivre cet enfer, je reste confiante chaque grossesse est différente
Les vommissement arrive aussi vite je file donc vite a l'hôpital où j'avais eu du zophren, on m'en prescrit ça me calme mais pas complètement, les crises sont trop forte
Arrivé à -8kg j'y retourne dans l'espoir de me faire hospitaliser, j'ai besoin d'aide, je tiens plus sur mes jambes, on m'annonce que les protocoles on changé que maintenant les hospitalisations sont dans le noir, sans visite, sans téléphone ! Je ne peux être sans nouvelle de mon ainé, je refuse, je ne suis pas folle mais malade...
Je ressors en larme devant tant d'incompréhension du personnel médical

J'essaie plusieurs hôpitaux, tous veulent me mettre en isolement ! Mon dieu mais qu'est je fais de si mal pour qu'on veuille m'enfermer ! 
Je fini dans le bureau de mon gynécologue a le supplier de trouver une solution, il trouve une clinique ou il n'exerce pas cette pratique et m'explique qu'on y connaît tellement rien à l'hyperemese gravidique en France qu'on test des protocoles, super mais enfermer une femme malade seule ne peut en aucun cas être bénéfique ! 
Je suis enfin hospitalisée ! Ca m'aide énormément, mais contrairement à ma première grossesse on me prescrit le zophren au compte goutte
Je suis aujourd'hui a 19semaines, je vomi encore, il me reste 2 comprimés et plus personne veut m'en prescrire... C'est soit disant dangereux, encore une fois nos médecins ni connaissent absolument rien 

Ce que je veux partager surtout c'est le désarroi, la détresse qu'on ressens face à tant d'incompréhension du personnel médical, de nos proches, non je suis pas juste une femme enceinte avec des nausées, je souffre d'hyperemese gravidique, mon corps entier souffre
C'est des nuits blanches a pleurer, à vomir, c'est voir son fils jouer a imiter maman vomir, c'est pas une grossesse mais un cauchemar
J'aime mes garçons plus que tout au monde mais les porter fut l'une des plus dure épreuve de ma vie

Nous rêvons d'un 3eme enfant mais malheureusement nous arrêtons la, je serais incapable de la revivre, mon corps ne le supporterait pas 
Il faut que les gens connaissent cette pathologique, que les études se fassent, que les protocoles changent, qu'on soit prises en charge ! Je comprends ces femmes a bout qui on recours à l'ivg, il faut que cela cesse ! Parlons en ! 
Que cette maladie soit reconnue et traité, enfin !!

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Voici le témoignage de T

Publié le 16/01/2019

Merci pour ce témoignage de l'hg vécue au bord du gouffre !

Bonjour, je vois pas mal de post en ce moment, moi même ayant souffert d’HG, j’en ai souffert pendant plus de 4 mois, j’ai failli y laisser la vie rester moi ainsi que ma fille, c’était vraiment extrême à ce moment, je vomissais tellement, j’ai perdu 13kg en 3 semaine, a force de vomissement mon œsophage c’est perforé et est donc une un pneumothorax, de l’air c’est glisser autour de mon cœur, j’ai était sauver de justesse, jusqu’à l’heure on ne sait pas comment bébé a réussi à rester accroché, nous remercions le ciel chaque jours, 
Je témoigne auprès de vous car je tiens à ce que sa ce sache il ne faut vraiment pas attendre pour consulter quand les symptômes ce déclare, 

J’ai passer 2 mois en réanimation, alimenter par un cathéter dans la jugulaire (oui oui) perfusée de partout, j’ai dû faire de la rééducation pour re musclée mes jambes, 

Mais aujourd’hui tout va mieux, je suis dans mon 7eme mois de grossesse et ma princesse ce porte à merveille, nous l’attendons pour mars. nous allons bien mieux.

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Voici le témoignage de C

Publié le 05/02/2019

Merci pour ce témoignage poignant !

Fin août 2017 je fais un test de grossesse qui s'avère positif, j'étais enceinte de très peu car taux très bas.... A partir de 5 SA l'enfer a commencé, vomissements ++, malaises, hypersalivation .

Ma gynécologue ne me prend pas au sérieux sur mon malaise...
Elle me donne du primperan, je le prend je me sent toute bizarre mais je ne m'en souci pas plus que ça de doute façon ça ne calme pas mes vomissements...

Le lendemain je décide d'aller aux urgences du centre hospitalier le plus proche car je ne tiens plus arriver la bas on me prend de haut me disant que si je ne supporte pas " ça" pourquoi ai-je voulu un bébé ?. 4 heures sur un brancard dans les couloirs on me perfuse... Primperan.. Et la l'enfer commence je m agite tourne en rond me bascule en avant en arrière prise d'angoisse ( je mets mon comportement sur l angoisse) j'arrache la perfusion et je part....

Deux jours après je fini par aller dans une clinique privée, on me prend au sérieux ! ( enfin du moins je le pensais... ) On me garde.
Chambre seule dans le noir pas de télé pas de visite pas de téléphone pas de nourriture.. L'enfer recommence.. On me prend de haut me parle mal.
On me perfuse, glucose, largactil, primperan. 30 minutes après la perfusions je me sent bizarre. 
Mes yeux se révulsent je me sent partir j'informe le personnel soignant qui ne me prend pas au sérieux...
La journée se passe deuxième perfusion des mêmes produits la ça ne va pas du tout je m'agite hurle j'ai des hallucination... De la on m'envoie la psy, et la gyneco de garde. On me prend pour une folle, me juge... Etc je pleure je sais que quelque choses ne va pas ce n'est pas moi ce ne sont pas mes réactions je me sent mal et impuissante.. Je leurs dis que c'est des que leurs perfusions passe que ça ne va pas.. On me rigole au nez me disant " vous ne savez pas ce que vous voulez madame".. 
Fin d'aprèm 3 ème perfusions et la le drame je me raidis la tête bloquée en arrière mâchoire ouverte narine pincée tachycardie... Mon conjoint arrive à ce moment là et pète un plomb je ne peux pas parler je lui fais signe que c'est la perfusion il l'arrache 2 heures après je commence a me décoincer à pouvoir parler.
J'ai donc fait un syndrome malin des neuroleptiques je n'ai pas supporter le primperan seul mais surtout l'association largactil / primperan.
La gynécologue qui a pris la décision de continuer le traitement ( alors que dès la 1ere perfusion ça n'allait pas ! ) n'a pas assumé du tout ses actes...

Le lendemain je rencontre un gynécologue au top qui m'avoue ce qui c'est passé la veille et me dit mot pour mot que j'aurais pue y rester ! je décide donc que ce seras lui qui me suivras durant toute la grossesse.
Il connaît l hg et me prend au sérieux, j'ai du donormyl et du magnésium ça me coupe l hypersalivation , il s'adapte à moi à mes vomissements lors des examens, accepte de me renouveller mes arrêts etc... J'ai vomi jusqu'à la table d accouchement. 

À ce jour mon bébé à 8 mois. Ne dort que très peu. Beaucoup me dises que c'est lié a la prise de donormyl...

Des que ma fille est née je n'ai pas voulu la voir c'est mon conjoint qui s'en est occupé durant 10 jours j'ai eu bcp de mal à créer un lien avec elle se fut très très dur.. En plus bébé aplv avec RGO finalement l'enfer de la grossesse s'en est suivi avec l'enfer avec bébé après. 

Maintenant nous sommes très fusionnelles je ne travaille plus je profite d'elle... L'idée d'avoir une autre grossesse m'angoisse j'ai beaucoup de mal à parler de ma grossesse car c'est un mauvais souvenir. La micro kiné m'a bcp aidé. 

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Voici le témoignage de C

Publié le 11/02/2019

Merci pour ce témoignage.

Juillet 2018 après quelques mois de fréquentations mon copain et moi officialisons notre couple. Des le départ on se parle beaucoup et nous nous disons prêt à avoir des enfants. Je sais plusieurs personnes pensent que c’est trop tôt mais quand on sait, on sait.

 

Je prenais dépo provera depuis plus de 10 ans donc, 10 ans sans avoir mes règles. Après mûre réflexion j’avais décidé de l’arrêter en avril 2018. Lisant plusieurs témoignages de personnes l’ayant seulement pris un an ou deux, le retour des règles pouvait prendre une éternité, sans parler du fait de tomber enceinte. Bref, pas pour moi, elles sont revenues fin juillet pour le bonheur de mon conjoint et moi. Nous étions prêt malgré notre relation récente.

 

Bonne nouvelle début novembre je sors des toilettes avec un test positif. Nous sommes heureux et jusque là tout va bien. Par contre je commence à avoir des crampes affreuses au ventre. Bon je me dis que ça doit être normal après tout. J’appelle tout de même en clinique pour me faire rassurer et book mon premier rendez-vous à 10 semaines début janvier. 1 semaine passe et je suis de plus en plus fatigué, quelques nausées mais sans plus. Je dois être trop fatigué je travaille 6 jours semaines et environ 60 heures.

 

26 novembre, dimanche matin, je me réveille avec un mal de tête qui me clou au lit. Je sens que je vais être malade, ohhh non pas la gastro! J’appelle la pharmacie et il me disent d’aller chercher le fameux diclectin. Ouahhh c’est ça des nausées Ouff j’espère que ça ne durera pas longtemps. Lundi j’appelle mon employeur pour dire que je suis malade. Je vomi 7-8 fois par jours. Le jeudi toujours pas mieux 10-12 fois. Je téléphone à la clinique pour demander à voir un médecin en leur disant ne pas être capable de rien avaler ni boire. De fait, je n’ai rien avalé depuis le dimanche soir. J’ai perdu du poids je le sens. Je me rends de peine et de misère en clinique le vendredi. Je rencontre une femme qui me prescrit un paquet de médicaments en me disant que ça va passer et que le début de grossesse n’est peut-être pas évident. Je repars chez moi avec le sentiment que ce n’est pas fini. Elle m’a dit de surveiller mon poids et de rappeler si je continue de maigrir. La semaine d’après rien ne va plus! Je retourne en clinique et rencontre un homme cette fois. Il me pèse et je suis rendue à -12 kg en 2 semaines. Le médecin reviens dans la salle et me confie: ma femme aussi a été malade comme ça pour nos 3 enfants, je crois ma chérie que tu souffre de vomissement incoercible! Quoi???!! Je ne comprends rien, mais en même temps je suis soulagé, il doit avoir un remède, je le veux vite. Eh bien non. Ce n’est pas aussi facile. Je dois me rendre à l’hôpital pour déshydratation si ça continue.

 

 17 décembre,  je suis hospitalisé 3 jours. Je mentionne au médecin de l’urgence lhyperémèse gravidique mais je vois des regards pleins de questionnements. Bref je suis sous perfusion pendant 48h je ne vomi plus après 24h et 72h plus tard et 22 pilules à prendre par jour, ils me donne à manger. Jusque là ça peut aller j’ai des nausées mais je ne vomi pas alors ils me retourne à la maison. Retour au bercail, le lendemain ça recommence vomi 10-12 fois par jours je laisse passer la semaine et Noël arrive. Ça ne va plus du tout.

 

25 décembre au soir je retourne à l’hôpital mais cette fois-ci à Ste-Justine. Je suis hospitalisé du 25 au 31 décembre. Je suis essoufflé je regarde mon conjoint et je ne comprends pas comment il fait pour rester avec moi. Cette maladie, un début de couple, tout aurait pu tomber mais non! Il était à mes côtés chaque jours. Il a pris soin de moi m’a rassuré, ma poussée à rester positive même si moi je n’ai pratiquement plus de souvenir du mois de décembre 2017. Je me sens mal je me dis que je pourrai pas endurer ça toute la grossesse, je broie du noir. Je continue à être malade malgré la perfusion ils tentent plusieurs médicaments jusqu’au fameux ZOFRAN, wow mais c’est quoi ça je veux plus m’en départir!! Je vois enfin la lumière au bout du tunnel. J’ai rencontré la pharmacienne de Ste-Justine, c’est elle qui a développé le protocole pour l’HG au Canada. Je commence celui du zofran et du gravol. 3 zofran 8mg/jour aux 8h et 1 gravol aux 6h. On s’entend que je m’endors pas à peu près mais ça fonctionne je fini par sortir de l’hôpital le 31 décembre et 35lbs en moins. Je suis capable de manger, peu et pas varié mais au moins ça passe. Le 5 janvier je revomi donc retour à Ste-Justine. J’apprends que je vomi car je suis trop constipé alors je mérite 2 lavements et une perfusion et retour à la maison 3 jours plus tard. La 12 ieme semaines arrive je vais de mieux en mieux malgré le fait que j’ai de la difficulté à rester debout plus qu’une minute, je suis fatigué et je dors toujours. Je dois recommencer à travailler fin janvier et sincèrement je me dis que je ne serai jamais capable.

 

Fin janvier arrive, mon premier chiffre de retour (je suis serveuse) j’ai de la difficulté à prendre des assiettes je suis creusé dans le visage tellement j’ai maigri, mes clients ne me reconnaissent plus, je fais des sommes sur le coins du comptoir. Mon boss me demande si je  vais tenir le coup et j’en suis pas certaine. Je me contente je faire 1 ou 2 chiffres semaines jusqu’à fin février où je commence à prendre une bonne routine et augmente mes heures de plus en plus mais sans jamais diminuer les pilules. J’ai réussi à retrouver mon horaire normal début mars.  Aux alentours de ma 20 ème semaines.

 

J’ai eu une super belle fin de grossesse mais j’ai pris mes médicaments jusqu’au lit d’accouchement. J’ai accouché à 41 semaines +1 jour d’un petit garçon en santé et tellement adorable !

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Voici le témoignage de A. 

Publié le 20/02/2019


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Merci à toi de nous l'avoir confié, c'est difficile de revenir sur ce qui nous a fait souffrir parce 

l'Hyperémèse gravidique peut aussi avoir des conséquences sur le post partum

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Si le témoignage peut aider alors je me lance, mais ce n’est jamais simple de revenir sur un épisode douloureux de sa vie. C’est avec une joie intense que j’apprends que je suis enceinte à seulement deux semaines, on est alors en janvier 2015 ! Très rapidement, ce que je pensais être des nausées arrivent.

Mais je ne me sens pas seulement un peu barbouillée, je vomis, de jour comme de nuit. Je pense que c’est normal et je m’en réjoui. Mais je n’arrive pas à manger non plus, alors je perds du poids, comme je suis migraineuse les vomissements s’intensifient à chaque crise.

Je suis nouvelle dans cette ville où aucun médecin ne veut me prendre en consultation, même si je suis enceinte. Mon gynéco me dit que tout est normal et je dois faire une heure de route pour aller voir mon médecin traitant, qui ne me prescrit rien non plus car une femme enceinte ne doit pas prendre de médicaments à par Doliprane et Spasfon (désole pour les marques).

 

 

 

Je commence à me demander si tout ça est vraiment normal mais je préfère faire confiance aux personnes compétentes, après tout je ne suis jamais tombée enceinte avant et comme on vous dit qu’être enceinte n’est pas une maladie, j’ai eu honte et je n’en parlais pas. Heureusement pour moi, j’ai eu la chance que les vomissements ralentissent jusqu’à presque cesser complètement vers 4 mois et demi de grossesse, j’arrive à mieux m’alimenter et je prends enfin quelques kilos. A 5 mois et demi de grossesse j’ai des contractions en station debout, je dois rester tranquille et j’ai mal partout.

Finalement j’accouche à 8 mois pile de grossesse, je devais avoir une césarienne programmée car j’avais un bébé de taille normal et moi je suis très petite, malgré le scanner du bassin réalisé la veille qui confirme que ce bébé ne passe pas, le gynéco décide de faire une « mise à l’épreuve », on me branche comme un sapin de Noël et tout est programmé, je suis dépossédée de mon accouchement. J’ai fait au final, 1h30 de poussée dont 15/20 minutes avec les forceps, sans anesthésie depuis plus de 4 heures.

Je souffre, ma fille aussi mais c’est enfin la délivrance. Au milieu des derniers vomissements, je perds connaissance, tout le monde pensent que, épuisée, je dors. J’ai une cicatrice énorme qui me fait souffrir, les saignements de retour de couche sont déjà là, si je mange je vomis et si je me mets debout je m’évanoui pour la première fois de ma vie. Les premiers instants avec bébé ne sont pas simples mais je ne lâche rien, je dois abandonner mon allaitement car ma fille perd trop de poids, ça aussi c’est dur.

 

Malheureusement pour moi le combat ne s’arrête pas là.

Deux mois après mon accouchement, donc en novembre 2015, des douleurs terribles au dos et au torax me réveillent, je suis en difficulté pour respirer et je vomis pendant 3 heures de temps en souffrance. J’ai beau expliquer tout ça à mon médecin, il décide que je suis en dépression post-partum. Je ne comprends pas comment je peux me faire autant souffrir, pourquoi alors que je suis heureuse d’être maman malgré toute la souffrance physique. Je préfère mille fois être malade plutôt que ce soit mon enfant. Je reprends le travail, c’est parfois compliqué mais je tiens bon. En souffrance, je fais appel à des massages ou de l’ostéopathie, mais ça ne fonctionne pas. 9 mois après mon accouchement, en juin 2016 je tente l’acupuncture et cette femme m’a sauvé la vie, elle a juste regardé mon torax pour comprendre que ma vésicule biliaire était touchée et certainement gravement. Elle m’amène elle-même aux urgences où après une prise de sang catastrophique (et oui personne ne m’avait prescrit de prise de sang jusque-là) on me fait une échographie du torax, le spécialiste reste scotché devant l’immense amas noir. On me transfert immédiatement dans un autre hôpital où on me dit qu’on va m’enlever un organe demain. Je ne panique pas, je suis soulagée, soulagée de savoir que tout ça n’est pas dans ma tête et surtout que toute cette souffrance va s’arrêter. Je suis très optimiste ! La seule chose que je vie mal c’est que je n’aurai pas le droit de porter mon bébé de 9 mois pendant un mois et demi. Le chirurgien me dit que ça va être délicat, la vésicule est prête à exploser et gorgée de calculs et de boue biliaire, seulement le foie aussi en est rempli, le pancréas un peu bousculé lui-aussi. On me fait jeûner 3 jours avant de m’opérer. Prise par la gorge par mon employeur non compréhensif, je décide de reprendre le travail après une seule semaine d’arrêt, donc avec les points. Mon état de santé se dégrade jusqu’à un état général altéré (perte de cheveux, ongles, bleus partout, douleurs, fatigue intense, gencives qui saignent, etc.).

J’arrive à tenir presque un an dans ces conditions, jusqu’à faire un malaise en allant travailler, le 9 mai 2017. Je pense qu’en m’arrêtant, je me reposerai et tout rentrera dans l’ordre.

Mais déjà qu’il me faut de l’aide pour prendre ma douche, m’habiller et tout un tas de tâches quotidienne, j’ai chaud et les malaises s’intensifies, surtout juillet et août. On arrête tout traitement, y compris la pilule. J’ai des prises de sang toutes les semaines et divers autres examens (échographies, scanners, IRM, coloscopie, fibroscopie, etc). Les spécialistes s’inquiètent, mes taux du foie sont toujours mauvais, ma digestion catastrophique, j’ai des carences vitaminiques très importantes mais on ne trouve rien.

Et soudainement, en octobre 2017, 5 mois après le début de mon arrêt, les taux reviennent à la normale, peu à peu je reprends vie, je ré-apprends des gestes tout simple du quotidien. Je peux enfin être seule en présence de ma fille, je peux m’en occuper. Bien-sûr j’ai perdu mon travail et beaucoup de gens ne comprennent pas, me disent que c’est psychologique, je ne supporte plus cette excuse de « psychologie » lorsqu’on n’a pas une réponse adéquat. Pour que mes tendons du bassin reprennent forme, mes abdos, mes muscles du dos, il m’a fallu presque un an, d’octobre 2017 à octobre 2018. Aujourd’hui, en février 2019, 4 ans après le début de cette grossesse tumultueuse, j’ai trouvé un emploi stable, ma petite fille est entrée à l’école et s’y épanoui, je n’ai presque plus besoin de sieste, surtout je ne souffre plus.

Je ne mange plus comme avant, ma digestion est spéciale, mais ce n’est pas grave, j’y arriverai j’en suis certaine. Je suis tombée par hasard sur cette page et j’ai trouvé que les témoignages ressemblaient à mon vécu, sauf que j’ai eu des complications après accouchement, certainement par manque de soins évidents.

Moi je sais que tout ça n’est pas dans ma tête car je ne peux pas bouger des analyses de sang par la pensée. Je n’ai jamais désespéré trouver une réponse, je crois qu’aujourd’hui c’est fait.

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Comme je suis migraineuse les vomissements s’intensifient à chaque crise.

Voici

le témoignage de A
Publié le 10/03/2019

 


Merci pour ce bout de vie intime et fort.
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Je suis âgé de 23 ans quand je tombe enceinte, ce bébé désiré avec amour papa très heureux je me souvient encore le jour du test quand j'ai réveillé papa du lit moment magique.
Puis vient au bout de 4 semaines des crampes abdominales inexplicables des nausées puis très vite des vomissements violent qui s'étalent sur 30x par jours. Je suis obligé de stoppé mon travail au bout de 4 semaines de grossesse on me prend pour une fille fragile arrêté le travail au bout de quelques semaine?! 
Oui c'est bien vrais mon corps me lâche je me reclus dans mon canapé passe des journée entières a me recroqueviller pour atténué la douleur qui ne me laisse aucun répis, je pleure encore et encore je suis épuisé de vomir encore et encore dans ce seau ou bien les wc quand j'y arrive à temps. Je ne mange plus ou bien sur le bout des lèvres des aliments sec. L'eau me répugne moi qui aime tant boire de l'eau, une gorgé avec la paille me fait vomir le double, rien ne se garde j'essai de me concentré rien n'y fait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une hypersalivation vient s'ajouter à tout celà. Une horreur je ne peux gardé et avalé toute cette salive abondante qui me dégoûte et oblige à cracher dans un verre ou bouteille vide pour ne pas vomir encore et encore si j'ai le malheur d'avalé. Je ne suis plus maitre de mon corp je souffre, épuisé, fatigué telle un zombie. Je peux à peine me lavé le corp a la douche me levé m'est difficile. Mon conjoint qui me propose son aide et qui est impuissanta la situation, je lui demande donc de sortir le plus possible en ses journées en ce mois d'avril 2016 ensoleillé mon moral n'est pas bon évitons une dépression collectif et pour lui la peur de devenir père pour la 1ere fois avec cet sur charge d'état végétatif que je lui projette. 

J’arrive a peine à parlé j'économise le peut d'énergie. Mes yeux se fatigue je crache toutes les 15 secondes dans ce verre d'eau trouble de salive en excès j'ai mal au ventre je vomis des rots si je peux dire je n'ai plus rien à vomir a part de l'air et de l'abile. J'ai tellement soif je rêve de boire un litre d'eau. Les odeurs me dégoûte même ma salive que je crache me fait vomir comment j'arrive a tenir je ne sais même pas... ce serait donc ça la grossesse je n'ai pas le droit de me plaindre après tout je porte la vie en moi c'est ce que j'ai souhaité. Mes proches et médecin me disent tous que cela est normal que sa va passé... Je me sent incomprise.

Puis au bout de 3mois et demi 4mois progressivement mon corps me revient je re vie je mange je bois oh oui je bois de l'eau c'est pour moi une délivrance et la grossesse débute pour moi à ce moment la je suis tellement heureuse mais revient tellement de loin. Puis vient la naissance de mon fils tant attendu césarienne programmée mais je le vie bien. Puis vient ensuite une dépression jusqu'au 3mois de mon fils que je n'arrivais pas a expliqué, à pleurait tout les jours je ne voulais voir personne. Resté avec mon bébé et mon conjoint...comme ci que l'on m'avait volé une partie de ma grossesse et qu'à présent je voulais être seule avec eux. Par la suite j'ai compris que l'HG fesait partie de ma vie je pouvais mettre un nom sur ce que j'ai subi après avoir fait des recherches moi même. 

Je voudrais agrandir ma famille avec une 2eme grossesse mais tellement peur que mon fils me voit dans un état végétatif au fond du lit durant des mois ne pas pouvoir m'occuper de lui même si papa est là. 😦
Je vous envoie tout mon courage a toutes celles qui sont dans leurs moment difficile de l'HG.
Merci à l'association d'exister 💜



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L'eau me répugne moi qui aime tant boire de l'eau, une gorgé avec la paille me fait vomir le double, rien ne se garde j'essai de me concentrer rien n'y fait.

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